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Vendredi 13 juin 2008
Donc, le 1er septembre, je serai mutée au CIO (centre d'information et d'orientation) de *$/#%ù§^&  !
Soit dans ma ville.
A environ 5 mn en voiture, 10 mn en vélo de mon domicile.

Le poids de  l'angoisse s'est détaché de mes épaules.
Je me sens comme libérée, légère... la preuve : ce matin, au réveil, j'ai sauté dans mes baskets  pour un petit jogging matinal.
Ce qui ne m'était plus arrivé depuis... longtemps.

Reste à connaître les horaires... ce n'est plus qu'un détail.
Et le travail à faire : a priori ce n'est pas un problème pour moi qui aime autant le secrétariat que la comptabilité.

La suite... en septembre.






par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Les chapitres de ma vie
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Jeudi 12 juin 2008
C'est aujourd'hui que va se décider mon sort pour la nouvelle année scolaire.
Mon poste actuel étant fermé (=supprimé), me revoilà dans le grand mouvement des mutations.

Et je dois avouer de me retrouver de nouveau à faire de la route, surtout avec le coût actuel du carburant, ne me sourit guère...

Car en campagne, les transports publics relèvent de la pure utopie : 2 trains le matin (tôt) ainsi que le soir (tard), plus quand même, l'obligation de prendre son véhicule pour aller à la gare.
Gain de temps = 0
Je vais d'ailleurs plus vite en voiture que par le train, omnibus oblige.
Sans parler du trajet maison-gare ainsi que celui gare-travail.

Plus obligation de faire de lonnnnnnnngues journées pour "coller" aux horaires imposés.

Quant au covoiturage, il faut trouver !

Tant que les transports en commun ne seront pas plus organisés, peu de gens pourront les prendre régulièrement, et c'est dommage...
Le problème de la rentabilité se pose là aussi : ou l'on assure un service public de qualité (par définition peu rentable en termes de profit monnayable), ou l'on préfère la rentabilité, auquel cas les usagers ont peu de choix.
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Les chapitres de ma vie
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Mercredi 21 mai 2008
... en ce moment.

Panne d'inspiration, ou fatigue ? Certainement les deux.
J'ai l'esprit embrumé par le manque de sommeil (ou plutôt par les réveils successifs), et n'arrive guère à poser une idée derrière l'autre.

Et je ne me vois guère ne vous parler que de travail spirituel (trop lassant), de haie (trop monotone) ou de comptabilité (je vous ferais fuir en courant !).

Bref, que me reste-t-il à vous narrer ?

Mes progrès en dessin : j'ai une aquarelle sous le coude à vous scanner.

Une chronique critique : pas le courage, et surtout l'idée.
Quoique.
Mais je ne trouve pas les mots justes pour l'écrire, j'utilise un style lourd et emprunté qui me fait dire que je fais mieux de l'oublier pour l'instant.

Bref, une lourdeur dans mes membres et dans ma tête.

Qui ne devraient pas durer : je me sis mise au dopage intensif pour me réveiller !

Bonne journée.
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : De la Vie
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Mardi 29 avril 2008
Il semblerait qu'actuellement l'appréciation du travail se fasse sur 2 modes différents.

Le premier étant celui de ceux qui  gagnent correctement leur vie avec leur travail.

Reste le second, monde des smicards, ou assimilés, (ceux qui gagnent juste suffisamment au-dessus du salaire minimum pour ne pas profiter des augmentations annuelles), et voyant leur pouvoir d'achat se faire grignoter petit à petit.

C'est aussi le monde de ceux qui, touchant actuellement 1300 € (net, car je parle de l'argent restant pour vivre), risquent de se retrouver quelques mois après à ne pas pouvoir refuser un travail "identique" payé le smic (car 75 % de 1300 €  = 975 €) , voire avec 200 € de frais d'essence à déduire en sus (le prix pour 1 heure de route, soit 60 km de trajet matin et soir).

OK, il ne faut refuser le travail, je suis la première à le dire, mais voir ainsi mépriser ses compétences professionnelles me pousse à poser la question : pourquoi chercher à acquérir un métier, faire des années d'étude, si au bout, ne sont proposés que des salaires de misère ?

Il est facile de proposer celà, quand on touche des salaires à 5, voire 6 chiffres.

Mais qu'il est dur de se retrouver sans travail, suite aux cdd ou aux délocalisations (effectuées pour gagner encore plus d'argent...) et de devoir rogner sur son maigre salaire pour (sur)vivre.
Dans les campagnes, certains l'ont bien compris, qui recherchent des professionnels chevronnés payés a minima.

Evidemment, ces entreprises ont un fort taux de turn-over, mais comme l'offre est plus forte que la demande, elles trouvent toujours des salariés (souvent en début ou en fin de carrière) prêts à tout pour travailler.

Pourquoi critiquer ces patrons ? Ils auront juste anticipé la loi.
Bientôt tous trouveront le moyen de  faire la même chose, ou devront choisir de le faire pour rester compétitifs dans leur branche.

Et nous, au bas de l'échelle, nous nous appauvrirons, dépenserons moins et donc créerons une chute de l'économie intérieure...
De plus, avec moins de cotisations, les taux de celles-ci devront augmenter pour les mêmes garanties : c'est mathématique.

Quant à la loi sur les heures sup', encore faudrait-il qu'elle soit appliquée : beaucoup d'entreprises préfèrent donner les heures en RTT, pour pallier une baisse momentanée de travail.
Ce qui est aussi compréhensible, vu le montant des charges qui leur est imposée.
Pour quelques grosses entreprises générant bénéfices (et délocalisations) combien de PME/PMI dont les patrons ne gagnent même pas, eux, le smic ?

Et le pire, quel avenir pour nos jeunes ?
Trouver LE bon métier, qui aura de l'avenir et sera bien payé deviendra leur priorité.

A quand les cabinets de prospective chargés de trouver ces perles rares ?

par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Vive le désordre !
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Mardi 22 avril 2008
Ne vous méprenez pas,  je veux vous parle de notre satellite, pas d'autre plus... terre à terre (;o)).

Comme  chaque mois, ou plutôt chaques 29.5 jours, la voici qui luit dans le ciel nocturne et éclaire nos nuits.

Malheureusement, elle emmène avec elle son cortège de manifestations plus ou moins génantes, mais pratiquement toujours prévisibles, notamment, la poussée d'agressivité (due aux insomnies ?) qui se manifeste couramment à cette période.

Personnellement, j'ai l'impression qu'une vague d'électricité me parcourt le corps; cette sensation est perceptible au calme, et souvent je me suis ainsi rendue compte que la pleine lune était là.

A cette période là, également, mes chats ont la désagréable habitude de courir et se poursuivre tous azimuts dans les escaliers, quitte à finir la tête la première dans une porte.
Quand nous entendons cette suractivité nocturne, nous savons précisément dans quelle phase se trouve la lune.

Originaire de notre terre, notre satellite a généré les marées; son rayonnement est nocif pour les teintures et autres couleurs : il est recommandé de ne pas étendre du linge au dehors.
Et, ayant eu une vitrine exposée plein nord, je peux vous assurer que les quelques rayons atteignant celle-ci atténuaient sensiblement les teintes des objets mis en vitrine, à tel point que le papier crépon devenait presque blanc.

Il paraît également que cheveux et plantes sont influencés par les phases de notre satellite : en phase croissante se couper les cheveux pour qu'ils poussent rapidement et planter les végétaux à pousse aérienne...

Par contre, étant rentrée en clinique pour accoucher peu avant la pleine lune, je l'ai vu se remplir en 2-3 jours de parturientes prêtes à accoucher. bien que diverses études assurent le contraire.

Egalement, pendant les périodes de pleine lune la criminalité augmente : ce phénomène est-il du à l'augmentation de l'agressivité, ou simplement à celui de l'éclairage ambiant ?

Donc, entre mythes et réalité, notre belle lune fait parler d'elle, et ce n'est pas près 'être terminé.
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 13 avril 2008
Je sais que je suis futile, à me lamenter sur mes quelques kilos de personne trop bien nourrie, trop paresseuse pour bouger, alors que le désespoir et la pauvreté nous entoure.

Oh, je ne parle pas de la pauvreté matérielle, quoiqu'elle nous entoure, plus ou moins cachée, mais de celle ressentie par tous ceux qui ne peuvent vivre leur vie pleinement, accablés qu'ils sont par une maladie, une grande désespérance  ou l'impression que leur vie est rétrécie à leur seul horizon, réduit.


Je pensais à tout celà en parcourant le blog de l'explorateur égaré, et notamment ses posts sur sa vie. 

En les lisant, je ressentais une infinie compassion, au sens premier cum patere "souffrir avec".

N'oublions pas, réellement (et pas uniquement pour se donner bonne conscience), toutes ces personnes qui ne vivent pas comme nous et que notre société, trop souvent, relèguent dans un coin.
Heureusement qu'internet existe et permmette de tisser des lmiens, certes fragiles, mais néanmoins réels avec eux.

Tordu de douleur
Sans espoir de lendemain
Pourtant tu es là.
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Etre pour les autres.
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Lundi 31 mars 2008
et dont je vous livre en primeur les premières pages ici.

J'ai lu maints livres de Marie de Hennezel, comme je vous le disais dans un précédent post.
Cet auteur m'a aidée à passer une crise difficle, mais ô combien commune : l'accompagnement et le décès d'un parent.

Ses livres ne sont pas des modèles de gaieté, pourtant transparaissent en eux une profonde humanité, et je suis heureuse de voir que, après s'être attaquée à la fin de vie, elle "remonte" maintenant le temps en parlant du problème de vieillir, et bien vieillir dans notre société actuelle.

Ou comment accepter notre vieillissement et celui des autres, dans une société qui refuse tout ce qui lui fait peur.

Et pourtant, tous, nous prendrons cette voie, alors autant le faire du mieux possible, pour nous et pour nos proches.

par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 30 mars 2008

Et pour fêter le 1er avril, voici un florilège des lois canulardesques (mais tellement vraies !) de Murphy et assimilées, glanées ici et là, au hasard de la toile :

Lois générales :
- s’il y a une période où une catastrophe ne doit surtout pas se produire, elle se produira à ce moment.
- si tout va bien, c’est que quelque chose cloche.
- vous ne tombez jamais à court de choses qui peuvent aller mal.
- si quelque chose ne peut en aucun cas mal tourner, souvenez-vous que les miracles sont malheureusement parfois de ce monde.
- une loi de Murphy n’arrive jamais seule. Si elle est seule c’est que d’autres sont en préparation.
- la probabilité qu’une loi de Murphy se déclare est proportionnelle aux emmerdements déjà présents.
- la probabilité qu’une loi de Murphy s’applique est directement proportionnelle aux dégâts qu’elle est susceptible de causer.


Lois de la tartine beurrée :
-  vous ne pouvez déterminer quel côté de la tartine il faut beurrer.
- en tout point de la surface du globe, toute biscotte tombera coté beurre.
- la chance que la tranche de pain tombe avec le côté beurré en dessous est directement proportionnelle à la valeur du tapi

Lois des achats et magasins :
- la file d'à coté avance toujours plus vite.
- si tu changes de file, celle que tu viens de quitter deviendra alors la plus rapide.
- plus le motif pour lequel tu es dans la file d'attente est urgent, plus lent sera l'employé du guichet.
- si le vêtement te plaît, il n'a pas la bonne taille.
- si le vêtement te plaît et qu'il a ta taille, il ne te va pas du tout
- si le vêtement te plaît, qu'il a ta taille et qu'il te va bien, il coûte trop cher.
- si le vêtement te plaît, qu'il a ta taille, qu'il te va bien et que tu peux te l'offrir, tu fais une tâche dessus la première fois que tu le portes.
- quels que soient le temps et l'acharnement que vous avez mis à négocier un objet, une fois que vous l'avez acheté, il sera en solde quelque part ailleurs, et bien moins cher.
- pour obtenir un prêt, vous devez tout d'abord prouver que vous n'en avez pas besoin.


Lois de la vie courante :
- c'est quand on ne regarde pas que le but est marqué
- c'est après s'être coupé les ongles que l'on s'aperçoit qu'on en a justement besoin.
- la tendance qu'a la fumée de cigarette, de barbecue, à se diriger vers une personne est proportionnelle à la sensibilité de cette même personne envers cette fumée.
- c'est après avoir garé ta voiture à deux kilomètres de distance, que quatre places se libèrent simultanément juste en bas de chez toi.
- les objets sont endommagés en proportion de leur valeur.
- un raccourci est la plus longue distance entre deux points.
- les amis vont et viennent mais les ennemis s'accumulent.
- tout ce que vous entreprendrez de réparer nécessitera plus de temps et d'argent que vous ne le pensiez.
- le réparateur n'aura jamais vu un modèle comme le vôtre auparavant.

N'oubliez pas :
- la Loi de Murphy s’applique à elle-même ; elle ne se vérifie que lorsqu’on ne s’y attend pas et inversement.


Et pour finir :
- si Murphy n’avait pas existé, ses lois nous pourriraient simplement la vie sous un autre nom.


Vous pouvez vous aussi  apporter votre contribution en laissant en commentaire votre propre loi corrolaire de celle de Murphy :
Si quelque chose peut mal tourner, alors ça tournera mal.

par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Vive le désordre !
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Jeudi 20 mars 2008
Mon poste sera supprimé à la rentrée prochaine.
Donc retour dans le mouvement  des mutations pour aller... où ?
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Les chapitres de ma vie
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Mercredi 19 mars 2008
... et je déprime.

Je fais partie de ces milliers d'invisibles de l'Education nationale, et cet après-midi avait lieu la commission devant décider de mon sort (ou plutôt de celui de mon poste).
Théoriquement, je devrais être nommée sur un poste dans un rayon de 35km, mais étant donné que plusieurs autres postes sont supprimés dans le coin, j'en doute fortement.

Après 7 ans de galères, à travailler à une heure de route de chez moi, pour un salaire bas (900 € nets, 200 € de frais de gazole déduits), j'avais enfin intégré à la rentrée dernière un poste près (17km) de chez moi : le rêve !

Hélas, notre bon président a décidé la réduction du nombre de fonctionnaires, réduction faite sur des bases pour le moins tordues : moins d'élèves = moins de personnels.

Certes, sur le papier, mais le travail reste le même : mes collègues agents d'entretien ont le même nombre de classes à nettoyer, mes collègues comptables, le même nombre de factures à traiter, mes collègues secrétaires les mêmes tâches à effectuer.

Evidemment, il y avait,  il y a quelques années (longtemps), pléthore de fonctionnaires qui, certes, ne travaillaient pas tous suffisamment.

Mais cette période est bien révolue, heureusement, d'ailleurs car c'était démesuré.
La structure dans laquelle je travaille aura été réduite de 50 % en 5 ans si cette suppression est confirmée.
Ne me dites pas que ces collègues ne travaillaient qu'à 50 % de leur capacité, sans parler de l'accroissement des diverses enquètes et autres tâches dont ils sont bombardés !

Un autre scandale : l'Education nationale, administration faite pour transmettre le savoir... n'est pas capable de former, voire simplement préparer ses personnels à leurs futurs postes.

Oh, je ne parle pas des professeurs, classe phare de cette administration et choyée par elle.
Eux sont en première ligne, visibles de tous, privilégiés aux niveaux salaire et horaires (17 heures par semaine, si l'on ne compte pas les heures de correction faites à la maison), et ne se privent pas d'utiliser leur influence -et leur nombre- pour transmettre leurs revendications.

Non, je parle de ces petites mains, souvent méprisées par les enseignants (nous sommes souvent considérés comme des inférieurs par eux, ne méritant pas de salut mais récipendaires de toutes leurs revendications), qui font tous les travaux administratifs.

Quand un secrétaire (adjoint administratif ou secrétaire administratif de grade plus haut) est nommé sur un poste, il ne découvre qu'à sa mutation si c"est un poste de secrétariat ou de comptabilité.
Je connais des collègues haïssant la comptabilité, n'y comprenant rien (car c'est un métier pointu) parachutés du jour au lendemain sur un poste comptable sans formation préalable pour avoir voulu se rapprocher de leur domicile

Car nous prenons notre poste avec, dans le meilleur des cas, un ou deux jours passés en compagnie de la personne que nous remplacerons.
Et comme les mutations se font le 1er septembre, c'est toujours dans l'urgence qu'il faut commencer.

Ainsi, j'ai remplacé une secrétaire de proviseur de lycée professionnel en arrivant comme une fleur sur un poste dont je ne connaissais rien, sans savoir officiellement ni ce qu'il ya avait à faire, ni ce qui avait déjà été fait pendant les vacances et découvrant un logiciel très compliqué de gestion d'élèves dont j'ignorais tout.
Heureusement, le réseau des collègues joue, à condition d'en avoir un : je plains les nouveaux arrivés !

Les formations aux logiciels existent, mais elles se font dans le meilleur des cas quelques mois après la rentrée.
Et je ne parle pas de formation ciblée sur un poste : ce serait rêver !
Alors que toutes les autres administrations forment leurs personnels avant la prise de fonction, ce qui est logique.

Voilà le quotidien des administratifs qui font tourner la machine, humbles mécaniciens non reconnus, et dont tout le monde se fout.
Les professeurs et élèves manifesteront pour la suppression de postes de professeurs, rarement pour celui d'un administratif : on ne les voit pas, on ne les entend pas.
Un professeur m'a même demandé "mais vous avez beaucoup de travail ?" sous-entendant que la suppression n'était peut-être pas catastrophique, et que je faisais rien de la journée.
Qu'il prenne ma place, pour voir !

Le public critique (et envie) également les vacances (tronquées, car nous effectuons de permanences) dont les fonctionnaires "E.N." bénéficient.

Mais ils ignorent que depuis la loi sur l'ARTT , nos heures sont annualisées : 35 heures par semaine X (52 semaines - 5 semaines de congés) - les jours fériés = le même nombre d'heures que dans le privé.

Et nous compensons avec des semaines de 40, 42 heures suivant le nombre de jours de vacances prévus.

J'ai travaillé dans une structure avec des collègues d'autres administrations qui faisaient le même travail que moi, avaient autant, voire plus de congés que moi et étaient payés beaucoup plus que moi (150 € en moyenne) à ancienneté et grade équivalents.

Car tous les fonctionnaires ont le même traitement de base, mais des primes supplémentaires - et différentes- sont allouées par chaque administration.
Et, lors de la mise en place initiale des primes, celles-ci furent inférieures, puisque compensées par des vacances suppémentaires.
Vacances qui n'existent plus puisque les heures des fonctionnaires administratifs ont été légalisées et sont devenues identiques pour tous, sans que rien ne change au niveau rémunérations.

Là, les syndicats n'ont pas joué : évidemment puisque les horaires des  professeurs n'étaient pas touchés.
Ils faut dire que nous ne représentons qu'une part infime des personnels EN.

Actuellement, les media relaient les mouvements de grève, mais parce que tous les corps sont touchés, et que donc les professeurs (qui ne vont pas se laisser faire) vont jeter toutes leurs forces dans la bataille.

Ceci dit, je ne sais pas ce soir ce que je deviendrai.
Peut-être aurai-je une bonne surprise demain... mais j'en doute.

Bonne nuit.
Je vais essayer de dormir.
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Les chapitres de ma vie
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