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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 11:25

5344382482_ceefcdc0d4.jpgillustration trouvée sur FlickR

 

Dimanche, nous avons fêté avec des amis l'anniversaire de Cherettendre, qui m'avait demandé un cassoulet.

 

Celui étant, ma foi, fort réussi, je vous en poste la recette.

 

Pour une dizaine de personnes, il vous faut :

- 1kg (au moins) de haricots secs lingots (ou coco)

- 1 saucisse de morteau

- 1 kg de palette demi-sel

- 1 kg de poitrine fumée coupée en 10 morceaux

- 10 tranches de saucisson à l'ail

- 10 saucisses de toulouse

- 1 boîte de 4/5 cuisse de canard confites

- 1 petite boite de concentré de tomates

- 2 oignons

- 3 gousses d'ail

- thym et laurier.

 

La veille, faire tremper dans un très grand saladier les haricots, qui gonfleront énormément.

 

Commencer la préparation 5-6 heures avant le repas.

 

Dessaler la palette en la trempant dans de l'eau chaude.

Egoutter et rincer les haricots, les faire cuire  pendant 1 heure (ou 20 mn à la cocotte minute) avec thym, laurier et 1 oignon coupé en 4.

Surtout, commencer la cuisson à l'eau froide et ne pas saler, sinon ils resteront durs et indigestes.

 

Dans une poële, faire dorer à sec ou dans un peu de graisse de canard les saucisses (penser à les piquer pour évacuer la graisse), puis les rondelles de saucisson.

Réserver, jeter le gras,  puis faire dorer l'oignon et l'ail hachés. Réserver.

Terminer avec les cuisses en les faisant rendre leur graisse (à jeter) et dorer . Enlever peau et os, émiettez très grossièrement et réserver.

 

Pendant ce temps, faire pré-cuire la palette, la saucisse de morteau piquée et la poitrine une bonne 1/2 heure dans de l'eau.

 

Préparer un très grand plat haut allant au four en le frottant avec une gousse d'ail (puis en le graissant s'il est en métal ou en fonte).

 

Egoutter toutes les viandes et les disposer au fond du plat. Répartir dessus les haricots récupérés avec une écumoire.

Mélanger 4 louches de l'eau de cuisson des haricots avec la tomate et le hachis d'oignons, puis versez sur le plat, en complétant éventuellement avec le reste : les haricots doivent être entièrement recouverts.

 

Saupoudrer de chapelure (après avoir haché les oignons, j'ai passé à la moulinette un reste de pain dur : chapelure parfumée et moulinettte nettoyée !) et enfourner pour au moins 1h30 à 120°.

Le plat peut facilement attendre 1 heure de plus, à  110°.

 

Théoriquement, il faut casser 2 fois la croute faite par la chapelure au cours de la cuisson, mais je n'avais pas mis assez de jus, et celle-ci n'a pas crouté.

 

Attention : le mélange ne doit pas arriver au bord du plat car il va bouillir et risque de passer par dessus.

Il vaut mieux prévoir dans ce cas plusieurs plats.

Inutile de saler : le sel résiduel des viandes suffit.

 

Cuit comme cela, le plat est très digeste, et les haricots ne vous feront pas souffrir, promis !

 

Bon appétit !

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 16:41

afghan-girl.jpg

 

Sharbat Gula a été photographiée alors qu'elle avait 12 ans par le photographe Steve McCurry, en Juin 1984. 

Il était dans le camp des réfugiés de Nasir Bagh au Pakistan pendant la guerre contre l'invasion soviétique. 

Son portrait a été présenté sur la couverture du National Geographic en juin 1985 à cause de son visage expressif aux yeux verts.

La couverture est devenue l'un des plus célèbres de la revue. Cependant, à cette époque personne ne connaissait le nom de la jeune fille. 

 

Le même photographe, Steve McCurry partit à la recherche de la jeune fille pendant 17 ans. Le photographe fit de nombreux voyages dans la région jusqu'à ce qu’en janvier 2002, il retrouve la fillette devenue une femme de 30 ans.


Sharbat Gula vit dans un village isolé en Afghanistan, en pachtou : c’est une femme traditionnelle, mariée et mère de trois enfants. 

Elle était revenue en Afghanistan en 1992. 

 

Personne ne l’avait photographiée jusqu'à sa rencontre avec McCurry et ne savait pas que son visage était devenu célèbre. 

 

L’identité de la femme a été confirmé à 99,9% grâce à la technologie de reconnaissance faciale du FBI et à la comparaison de l'iris des deux visages photographiés.

 

 

Ce portrait fut pour moi un double choc :


Le premier, celui de la beauté du visage parfait de cette toute jeune fille  photographiée dans un dénuement total, dans un camp de réfugiés afghan.

 

Le second, que j'ai pris en pleine face, fut celui de la redécouverte de cette femme, 17 ans plus tard.

Agée de 30 ans seulement, elle est marquée par la vie dure qu'elle mène, bien loin de notre confort.

Sa beauté s'est envolée, son visage s'est durci, fermé ; son côté sauvage a été domestiqué sous un hijab, mais elle a toujours ce regard fier qui nous scrute.

Elle est aux antipodes de nous autres, femmes "civilisées" pour lesquelles l'apparence passe avant tout.

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:41

photo.jpg

 

Voilà presque 2 mois que je fais plus ou moins la grève du blog.

 

Certes, j'aurais eu des choses à dire, mais l'énergie me manquait.

Arrêt de travail, examens divers, la réponse se trouvait dans le syndrome de dépression saisonnière : une baisse importante de mon taux de vitamine D (moins de la moitié du taux minimal dans mon sang) générant fatigue extrème, sans parler des baisses de tension qui me faisaient me sentir épuisée.

 

A tel point que mon médecin se demandait si une dépression, vraie celle-là,n'était pas en train de pointer son vilain nez : je me sentais constamment fatiguée, surtout le matin, avec une incapacité chronique à me lever, symptôme typique de cette maladie.

 

En réalité, le temps gris de cet hiver ajouté à mon manque d'exercice depuis 2 mois m'avait empêchée de synthétiser cette fichue vitamine.

 

D'ailleurs, vous voyez ci-dessus le genre de panorama que j'ai sous les yeux à mon travail en cette journée de grisaille et de brouillard.

 

Ah oui ! je m'étais également fait un début de tendinite (une bursite) au talon d'achille.

Bien que bénigne, cette inflammation m'avait obligée à arrêter toute activité un tant soit peu sportive nécessitant de solliciter la cheville : marche, country, musculation et billard.

 

Résultat : mauvaise humeur et prise de poids.

 

 

Enfin, après une supplémentation (comme les bébés), me revoici théoriquement de nouveau en forme.

de plus, j'ai investi dans une lampe de luminothérapie, censée m'aider à faire face à la déprime passagère hivernale.

 

Sinon, ma bursite se résorbe, aidée en cela par les soins aux ultra-sons que me prodigue mon kinésithérapeute "à l'ancienne" : il s'occupe de moi (enfin de mon talon) pendant 1/2 heure, alternant massages et ultra-sons, seule technique capable de me soigner.

J'ai enfin abandonner pu la paire de sabotsque je traînais depuis plusieurs mois, seule paire de chaussures recommandée : des talons, pour soulager le tendon, et pas de contrefort arrière qui frotte.

Inutile de vous dire que je commencais à en avoir marre, surtout avec tous les trésors qui dormaient dans mon armoire !

 

Ceci dit, toujours pas question d'escarpins : il ne manquerait plus que je m e torde la cheville, déjà fragilisée, le risque de rupture du tendon d'achille etant toujours présente dans ce genre de cas.

 

Et je commence à reprendre le billard dont les postures, mine de rien, étiraient mon tendon... et relançaient l'inflammation.

Et je me suis rendue compte que je n'avais guère perdu (du peu que j'arrivais à faire). Bon, pas encore de compétition, mais une reprise progressive des entreaînements est prévue.

 

Sans parler de la muscu que je vais reprendre peu à peu, me concnetrant sur la partie supérieure (et surtout stomacale !) de mon corps... je vais enfin pouvoir libérer mon adrénaline !

A bientôt, alors !

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 13:05

 

 omayra.jpg 

 

Omayra Sanchez était une petite fille lors de l'éruption du volcan Nevado del Ruiz qui a détruit la ville d'Armero, en Colombie en 1985.Omayra fut coincée trois jours dans la boue, l'eau et les débris de sa propre maison. 

Elle avait 13 ans et pendant tout ce temps elle était toujours bloquée sur les corps de ses proches. 

Lorsque les sauveteurs tentèrent de l’'aider, ils ont constaté que c'était impossible, Afin de la sauver il aurait fallu amputer ses jambes mais cette chirurgie n’eut pas lieu. L'autre option était d’utiliser une pompe-turbine pour aspirer la boue qui l’a submergeait. La seule pompe disponible était trop loin et non disponible. 

 

Omayra a été forte jusqu'au dernier moment de sa vie, selon les travailleurs humanitaires et des journalistes qui l'entouraient. Pendant les trois jours, elle pensait justement à son retour aux études et à ses examens. 

 

La photographe Frank Fournier, « Omayra » a fait une image qui a fait le tour du monde et qui a conduit à une controverse sur l'indifférence du gouvernement colombien envers les victimes. La photographie a été publiée plusieurs mois après que la jeune fille fut morte.

 

Plusieurs ont vu dans ce tableau de 1985, le début de ce que nous appelons aujourd'hui la mondialisation de l’agonie. Celle-ci a été suivie en direct par les caméras de télévision et de radiodiffusion dans le monde entier.

 

Personnelllement, j'ai hésité avant de publier cette photo qui, à mes yeux, représente le comble de la télé-réalité : donner en pâture aux téléspectateurs qui s'en ravissent, l'agonie d'une petite fille.

Si au moins, elle permettait aux media de se remettre en cause !

Où s'arrête le droit d'informer et où commence le voyeurisme ?

Pour moi, on est en plein dedans.

Malheureusement.

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:58

 

che.jpg

 

Photo nommée « héros de guerilla » dans lequel apparaît un visage avec un béret noir regardant au loin, prise par Alberto Korda le 5 Mars 1960.


Guevara âgé de 31 ans était à un enterrement pour les victimes de l'explosion de la Coubre. Elle n’a été publiée que sept ans plus tard. L'Institute off Art du Maryland (USA) l’a surnommé "la photo la plus célèbre et l’icône graphique du monde du XXème siècle."


C'est une photographie qui a été reproduite à plusieurs reprises dans le monde et qui est considérée comme l'un des dix plus grands portraits de tous les temps.

Il est un symbole universel de la rébellion pour les principales tendances politiques.

 

Il est vrai que j'ai toujours connu cette photo, affichée dans les chambres d'adolescents de mes copains et copines.

Sans que nous connaîssions vraiment son histoire, le Che était à nos yeux le symbole du héros révolutionnaire, mort (jeune) pour ses convictions.

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:55

Je viens de recevoir d'un ami un diaporama recensant les 13 photographies mythiques du dernier siècle.

 

Ne sachant qui l'a créé, je ne peux citer ici l'auteur des commentaires, mais nombre de ces tirages sont mondialement connues, certains ayant reçu le prestigiieux prix Pulitzer.

Je lse connaissaîs pratiquement toutes (hormis les plus anciennes), et elles m'ont fait resurgir des souvenirs, souvent terribles, car témoignages de la férocité humaine, mais aussi de la compassion, clichés montrant ce que l'homme peut avoir de meilleur, comme de pire.

 

Voici leur liste, qui sera mise à jour au fur et à mesure de leur parution.

 

 1 - le Che

 2 - l'agonie d'Omayra

 3 - l'afghane aux yeux clairs

 4 - le rebelle inconnu

 5 -

 6 -

 7 -

 8 -

 9 -

10 -

11 -

12 -

13 -

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 14:18

4457580043_44f7f60ee6.jpgIllustration trouvée sur Fickr

 

Comme je vous l'écrivais hier, j'ai revisité la recette du tiramisu dégusté au Caribou Café.

 

Faite au siphon (tiens, j'en ai justement un, qu'il faut que j'utilise, mon premier essai n'ayant pas été concluant !), c'es tune merveille de légèreté et de sensations :

- le croquant des biscuits

- l'onctuosité légère de la mousse

- le sucré du sirop...

 

Bref, que du bonheur !

 

Et comme par hasard, quelques jours auparavant, j'avais lu sur l'un des blogs cuisine que je fréquente régulièrement (désolé, je n'ai pu retrouver lequel) une recette de tiramisu que j'avais gardé dans un recoin de ma mémoire.

 

 

Donc, essai début décembre : j'ai vérifié sur Marmiton les quantités et me voilà lancée !

Le résultat était  tellement apprécié que j'ai eu pour consigne d'en refaire lorsque ma fille est venue déjeuner.

 

Pour 4 personnes, il vous faut :

- 250 g de mascarpone (1 boite)

- 250 g de crème entière (1 brique)

- 3 jaunes d'oeufs

- 1 bouteille de sirop d'érable (100g pour la mousse

- 1 paquet de spéculoos

et évidemment 1 siphon d'1/2 litre (et sa cartouche de gaz).

 

Si possible, mettre la veille tous les ingrédients (et surtout le siphon !) dans le réfrigérateur.

 

Au fouet, mélanger le mascarpone, les jaunes d'oeuf,  la crème et 100g (1/2 bouteille) de sirop d'érable jusqu'à obtenir un appareil bien lisse.

 

Il faut par contre absolument le passer au chinois avant de le mettre dans le siphon (j'installe ma passoire dans un entonnoir fiché dans l'ouverture du siphon).

 

Fermer le siphon, mettre sous pression avec une cartouche de gaz, bien remuer et faire refroidir au moins une heure.

 

Au moment de servir, dresser dans des verrines ou des coupelles :

Mettre dans le fonds 3/4 speculoos grossièrement concassés aux doigts, puis 1 CS de sirop d'érable, puis la mousse.

Décorer avec quelques miettes de speculoos et un peu de sirop.

 

Bon appétit !

 

 

Cette base vaut pour d'autres tiramisus : il suffit de changer l'érable par 100g de sucre, et de changer les biscuits du fond : boudoirs imbibés de café pour un tiramisu classique, fruits frais ou au sirop... les choix sont infinis !

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 12:08

caribou--.jpg

 

Il y a quelque temps, cherettendre m'a invité dans un charmant petit restaurant de Poitiers :

Le Caribou.

 

 

Je ne peux que vous le conseiller : sa déco "cabane à sucre" va de pair avec une cuisine "d'là-bas" (avec l'accent), simple et gouteuse, à base de produits importés.

Vous y trouverez pléthore de sirop d'érable, canneberges (ou cranberries ou bleuets).

Ceci dit, il y a également des plats plus classiques pour ceux que le mélange sucré-salé ou les nouveaux goûts rebutent.

 

caribou-decor1.jpg

Les murs en bois brut sont décorés de photos, raquettes et autres souvenirs typiques du Canada : dépaysement assuré !

 

 

 

caribou-ours.jpg

 Un gros ours (ici chapeauté et emmitouflé par un convive facétieux) vous accueille à l'étage, clair et aéré.

 

 

 

  caribou-bar-decor.jpg

 

Sa carte est agréable et propose de nombreux plats : salades, grillades, plats mijotés, et même hamburgers maison, qui n'ont rien à voir question qualité ou quantité avec ceux des chaînes de fast-food !.

 

Bon à savoir : ses salades sont pantagruéliques, et elles suffisent largement à se rassasier, le dessert restant optionnel.

Heureusement, elles sont maintenant déclinées en "demi-portions", idéales pour une entrée.

 

caribou-cassolette.jpgCette fois, j'avais choisi une salade composée (pommes de terre rôties -sans gras-, salade, oeuf sur le plat, lardons, vinaigrette à l'érable) et un filet mignon sauce érable , alors que cherettendre avait craqué pour une terrine puis une cassolette de bison (en photo).

Tous les plats sont servis avec un coleslaw et une assiettée de pommes de terre cuites à l'étouffée.

 

Et en dessert : un tiramisu à l'érable (que je me suis empressée de réinterpréter à la maison sitôt rentrée) : un délice de légèreté, bien loin du côté souvent écoeurant des tiramisus classiques.

Servi au siphon sur des spéculoos, ce fut le point d'orgue de ce délicieux repas.

 

 

Je regrette quant à moi qu'il ne fasse pas de café gourmand, présentant l'éventail des desserts maisons, qui sont copieux, jugez-en par vous-même :

 

caribou-carte-desserts-copie-1.jpg

 

bieres canada

 

Bonus appréciable pour les amateurs, ce restaurant a une carte de bières délicieuses, canadiennes, évidemment,  allant de la blonde à des brunes sur lie que, personnellement, je préfère (même s'il y a presque autant à manger qu'à boire avec ces dernières).

 

Leurs noms sont un enchantement : Eau bénite, Maudite, Don de Dieu, Trois pistoles...

 

Et elles ont du caractère, les bougresses !

Par contre, je ne les apprécie guère en plein hiver, alors qu'il neige dehors : un vin chaud serait nettement plus apprécié !

 

Bref, un repas parfait pour une journée de shopping pré-Noël parfaite !

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 19:05

Un ami vient de m'envoyer cette vidéo et même si je ne cautionne pas les écarts de Georges Frech, ici, je ne peux qu'être tout à fait d'accord avec lui.

 

Je vous conseille de regarder jusqu'au bout cette vidéo, qui est un exemple de ce que la République et ses habitant devraient dire, faire, être...  le tout sans racisme,  ni xénophobie.

 

 

 

Ici, l'orateur nous donne une leçon de religions comparées, d'histoire, remet les traditions à leur juste place, et dit ce que je pense de l'intégrisme, de TOUS les intégrismes religieux :

 

"le monde sera heureux quand on pendra le dernier intégriste juif et le dernier intégriste musulman avec les tripes des deux derniers intégristes catholique et protestant"

(partant du postulat que tous les autres intégristes auront été éradiqués auparavant).

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Published by Cybione - dans Coups de gueule
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:59

5323060450_25747c9642.jpgPhotographie tprovenant de Flickr

 


Je sens que je vais me faire rouspéter par Domamido, qui préfère me voir écrire des articles légers, plutôt que réalistes dénoncant le monde absurde dans lequel nous vivons.

 

Un scandale (encore un !) de médicaments dangereux tient actuellement les media en haleine : celui du Mediator, médicament coupe faim destiné aux diabétiques commercialisé par les laboratoires Servier en 1976.

 

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, voici l'historique  écrit par Catherine Gouëset dans l'Express le 14/12/2010, lisible dans sa totalité ici :

" ...

1996 : un article du Pr Lucien Abenhaim dans le New England Journal of Medicine met en cause l'Isoméride.  

1997 : l'Isoméride est retiré du marché français après la découverte de complications à type d'hypertension artérielle pulmonaire dès 1995 et d'anomalies des valvules cardiaques en Juillet 1997.  

1998 : les autorités sanitaires suisses, qui ont noté que le Benfluorex est "chimiquement apparenté" aux anorexigènes de type fenfluramine (Isoméride), posent des questions au laboratoire concernant les risques potentiels de son produit. 

Premier doutes sur le Mediator

1999 : un médecin, le Dr Chiche, fait une première déclaration d'insuffisance aortique chez un patient ayant reçu du Médiator. Une fois ingéré dans l'organisme, le Benfluorex produit le même composé toxique que l'Isoméride. 

2001 : Le Mediator, remboursé à 65%, est proposé au déremboursement. Déjà en 1999, le médicament était jugé inefficace par la commission chargée d'évaluer l'intérêt médical des traitements: "Le niveau de service médical rendu [du Mediator] est insuffisant au regard des autres médicaments ou thérapies disponibles pour justifier sa prise en charge", notaient les experts (médecins, pharmaciens et spécialistes de santé) dans un avis du 19 novembre 1999. Le même verdict sera réitéré par la commission en mai 2006. Il sera pourtant été remboursé au taux plein par la sécurité sociale jusqu'à son retrait en 2009. 

2003 : premier cas de valvulopathie liés à la prise de Mediator signalé en Espagne. Il conduira, en 2005, au retrait du produit dans ce pays mais aussi en Italie.  

2005 : dans une proposition de résolution, des sénateurs s'interrogent sur les agences chargées d'évaluer les médicaments; "Les experts de l'Afssaps [Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé] exercent bénévolement leur activité d'évaluation; ils sont rémunérés de fait par les laboratoires pour lesquels ils effectuent des prestations", note les sénateurs.  

2006 : au CHU de Toulouse, le professeur Jean-Louis Montastruc identifie une atteinte de valve cardiaque chez une personne traitée.
Avril : un document de trois pages, révélé par le Canard enchainé, est remis à la Commission de la transparence de la Haute Autorité de la santé. Il indique que le Benfluorex est "responsable de sévères effets secondaires, notamment cardiaques".
Mai : la Commission rend son avis officiel: sans évoquer la dangerosité du médicament, elle conclut qu'il "ne présente pas de d'intérêt en terme de santé publique". Mediator continue pourtant d'être remboursé à 65%.
Juin : un article de Prescrire, journal médical indépendant, déplore que le Mediator demeure en circulation. Le journal signale 17 observations d'hypertension artérielle pulmonaire liées à la prise du médicament.  

2007 : l'indication du Mediator est restreinte aux seuls diabétiques. Une étude réalisée en 1998 indiquait que 35 % des prescriptions s'adressaient majoritairement à des femmes non diabétiques.  

Octobre 2008 : un nouvel article de la revue Prescrire rapporte le cas d'une patiente présentant une atteinte de plusieurs de ses valves cardiaques, ayant conduit à une chirurgie cardiaque, sans qu'aucune autre cause soit connue, y compris médicamenteuse.  

Le retrait du marché

Novembre 2009 : 33 ans après sa commercialisation et dix ans après la première alerte de déclaration de pharmacovigilance, l'Afssaps suspend l'autorisation de mise sur le marché du Benfluorex, Mediator et deux génériques. Au moment du retrait, 300 000 personnes sont sous traitement en France, et 2 millions en ont pris.  

2010, le scandale éclate

12 mai : une patiente opérée d'une valvulopathie attaque les laboratoires Servier devant une chambre civile du tribunal de Nanterre. Cette femme a été traitée au Mediator pendant presque sept ans.  

3 juin : Irène Frachon publie le livre Mediator 150 mg. Combien de morts ? retitré quelques jours plus tard en Mediator 150 mg : sous titre censuré. Les laboratoires Servier ont obtenu, le 7 juin la censure du titre par le tribunal des référés de Brest.  

12 juin : plusieurs dizaines de personnes reçoivent un courriel du président de l'Afssaps. Ce message, dont L'Express a eu copie, accable l'auteure de l'ouvrage: "Elle fait vivre son narcissisme à travers son livre qui est l'oeuvre de sa vie".  

23 juin : le député Gérard Bapt (PS), membre du groupe d'évaluation des politiques de santé et par ailleurs cardiologue, soulève le problème du Mediator à l'Assemblée et met en cause des conflits d'intérêts dans les comités d'experts de l'Afssaps. Vois sa chronique "Mediator, combien de morts?"  

25 juin : le tribunal de grande instance de Nanterre examine la plainte d'une patiente de 60 ans contre Servier. Pour perdre dix kilos, cette femme a pris pendant onze ans de l'Isomeride et du Mediator.  

13 octobre : une étude confidentielle de la Caisse nationale d'assurance maladie révélée par Le Figaro estime que le Mediator serait responsable de 500 à 1000 décès en France.  

16 novembre : le ministre de la Santé Xavier Bertrand et l'Afssaps recommandent à "tous ceux" qui ont pris du Mediator de consulter un médecin, "tout particulièrement" ceux qui en ont pris pendant 3 mois au cours des 4 dernières années. 

18 novembre : une plainte au pénal est déposée par deux victimes auprès du parquet de Nanterre. Les plaignants fondent leur action sur la "tromperie aggravée sur la nature, la qualité substantielle et la composition du produit" et la "mise en danger de la vie d'autrui". 

2 décembre : l'Afssaps met en ligne sur son site Internet une lettre invitant les anciens utilisateurs du Mediator à consulter leur médecin afin qu'il recherche "tout symptôme ou signe évocateur d'une atteinte d'une valve cardiaque". 

7 décembre : le groupe PS à l'Assemblée nationale réclame officiellement la création d'une mission d'information parlementaire sur le Mediator. 

14 décembre : une mission d'information est créée à l'Assemblée. 

17 décembre: D'après Le Figaro, l'Agence française du médicament aurait été alertée dès 1998 de la dangerosité du Mediator. 

20 décembre: Les responsables de la Santé qui se sont succédé depuis 1998 se réfugient derrière leur ignorance: ils n'avaient pas connaissance de la dangerosité du Mediator. "

 

Encore un médicament dont les autres pays (et certains de nos médecins) avaient dénoncé les risques mais qui avait continué à être vendu.

Le profit n'a pas de limites, et il semblerait que les pouvoirs publics (en cheville avec les laboratoires ? notre ministre de la santé de l'époque avait travaillé pour eux pendant un temps...) préfèrent couvrir leurs amis industriels, plutôt que de retirer du marché un médicament nuisible.

 

De plus, tout le circuit des médicaments est verrouillé par le lobby de cette industrie profitable.

 

Maintenant, les utilisateurs sont montrés du doigt, presque considérés comme coupables (quelle idée de prendre des médicaments coupe-faim !).

OK, le propos se tient, mais il n'en reste qu'un laboratoire a vendu avec l'autorisation des autorités sanitaires du pays un "médicament" aux effets potentiellement mortels, déjà montrés du doigt par la communauté médicale !

 

Ce n'est malheureusement certes pas la première fois... rappellez-vous des affaires du distilbène dans les années 70.

Aux Etats-unis, il avait fallu quelques mois pour retirer de la vente le distilbène, contrairement à la France qui avait attendu 13 ans, condamnant de nombreuses jeunes filles.

La leçon n'avait pas été retenue, puisque ce cas de figure s'était représenté de nouveau avec le scandale du sang contaminé.

 

 

Il n'en reste que, le 15 décembre dernier,  l'Express a publié une liste de 10 médicaments eux aussi sur la sellette et présentant des risques importants de mortalité pour leurs utilisateurs.

Les textes ci-dessous, auxquels j'ai rajouté des hyperliens, sont tirés de l'article de l'Express :

 

Actos

Molécule : pioglitazone

Indication: traitement du diabète de type 2, dit "gras"

Risques : oedèmes maculaires, fractures osseuses chez les femmes, insuffisances cardiaques.

Laboratoire Takeda Europe Rd Centre

 

 

Adartrel

Molécule : ropinirole

Indication : syndrome des jambes sans repos

Risques : effets indésirables pénibles (nausées, comportements impulsifs, libido exacerbée, hallucinations ou paranoïa) ou plus graves (syncopes), alors qu'il s'agit au départ de résoudre un problème bénin de sommeil perturbé.

Laboratoire Glaxosmithkline

 

 

Di-Antalvic

Molécules : dextropropoxyphène + paracétamol

Indication: antidouleur

Risques : les risques de surdosage, fréquents en cas de douleurs aiguës ou chroniques, peuvent être lourds, allant du trouble psychiatrique et cardiovasculaire... à l'arrêt cardiaque. Alertées par plusieurs centaines d'overdoses mortelles (volontaires ou accidentelles) survenues dans leur pays, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse ont interdit tous les médicaments de ce type il y a plusieurs années.

Laboratoire Sanofi-Aventis France

 

 

Hexaquine

Molécule :  benzoate de quinine, thiamine

Indication : crampes musculaires

Risques : troubles du rythme cardiaque, baisse du nombre de plaquettes, réactions allergiques sévères. Près d'une centaine de morts ont été attribuées à la quinine aux Etats-Unis, où elle n'est plus prescrite contre les crampes depuis 1995.

Laboratoire Gomenol

 

 

Intrinsa

Molécule : patch à la testostérone

Indication : baisse du désir chez les femmes après ablation des ovaires et de l'utérus

Risques : virilisation (pilosité aggravée, voix rauque), acné, troubles hépatiques et cardiovasculaires, prise de poid.

Laboratoire Procter Gamble Ph Uk Ltd

 

 

Ketek

Molécule : télythromycine

Indication : infections respiratoires

Risques : risque d'aggravation d'une myasthénie (faiblesse musculaire), de pertes de connaissance, de troubles visuels, de troubles du rythme cardiaque et d'atteintes hépatique.

Laboratoire Sanofi-Aventis France

 

 

Nexen

Molécule : nimésulide

Indications : arthrose et règles douloureuses

Risques : troubles du foie parfois mortels, connus depuis de nombreuses années. La Finlande et l'Espagne l'ont retiré du marché dès 2002 à la suite de cas d'hépatites fulminantes.

Laboratoire Therabel Lucien


 

 Vastarel

Molécule : trimetazidine

Indications : vertiges, acouphènes, angines de poitrine, troubles du champ visuel

Risques : tremblements, troubles de la marche et des jambes sans repos, syndromes parkinsonien.

Laboratoire Servier


 

Zyprexa

Molécule : olanzapine

Indications : schizophrénie et troubles bipolaires

Risques : obésité sévère, hyperglycémie ou diabèt.

Laboratoire Eli Lilly Nederland

 

 

Zyban

Molécule : Bupropion

Indication : sevrage tabagique

Risques : hypertension artérielle

Laboratoire Glaxosmithkline

 

 

Il est à noter que toutes ces molécules sont aussi commercialisées sous d'autres noms (suivre les hyper-liens) : ces autres médicaments sont-ils aussi nocifs ?

 

Par ailleurs, à part un cas, ils proviennet de laboratoires différents, basés dans divers pays : le protectionnisme "patriotique" est donc moins en cause que la pression du lobby pharmaceutique...

Et comment cela se fait-il que la France, pourtant un pays de pointe dans la recherche, soit le mauvais élève de la classe, prenant des années de retard dans le retrait de ces spécialités ?

 

En attendant, il est conseillé de faire circuler cette liste : mon mari et une amie prenaient couramment du di-antalvic ou son générique : mieux vaut un médicament moins puissant, mais ayant fait la preuve de son innocuité !

 

 

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Published by Cybione - dans Coups de gueule
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