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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 10:46

L'affaire DSK fait bouger le milieu politique actuellement et les remugles qui en sortent ne sont guère ragoutants !

 

Sans vouloir présumer de son innocence ou de sa culpabilité, à démontrer par la justice, force est de constater que, quel que soit le résultat final, cet épisode glauque est un scandale de plus qui nous montre la face cachée des politiques qui nous gouvernent et se croient intouchables.

 

 

En effet, si DSK est réellement coupable, et beaucoup disent qu'il n'en est pas à son coup d'essai, il est ignoble de laisser un tel prédateur sexuel se promener en liberté, fier de son impunité.

A ce sujet, d'anciennes affaires ressurgissent, déjà stigmatisées par Stéphane Guillon en 2009 sur France Inter.

N'oublions pas que c'est cette chronique qui avait coûté a place à l'humoriste, France Inter ayant été priée de ne pas reconduire son contrat.

 

 

D'autres, tel Bernard Debré, député de Paris  parlent de précédents connus de tous, déjà évoqués dans un ouvrage, Sexus politicus.

Tristane Banon, ayant échappé de peu à un sort identique en avait déjà parlé à la télévision mais aurait subi des pressions pour ne pas porter plainte, ce qu'elle fait maintenant, assurée d'être écoutée cette fois.

Si tel est bien le cas, pourquoi ? Pourquoi accepter que de tels monstres se promènent en liberté ?

Le plus choquant reste quand même que l'on parle plus de l'agresseur, le plaignant en France beaucoup plus que sa victime présumée, arguant que pouvoir et sexe vont de pair, qu'il était connu comme étant "séducteur" et autres billevesées du même acabit.

 

Ceci dit, à moins de se croire au-dessus des lois, il semble bizarre qu'un homme de cette envergure se laisse piéger par ses hormones.

A moins qu'il ne s'agisse d'un acte raté, volonté inconsciente de se saborder dans la grande course à l'échalote qui s'annonce.

 

 

 

Par contre, si DSK est la proie de manoeuvres politiciennes pour le destituer, cela montrerait que le pouvoir peut tout se permettre, même salir la réputation de personnes publiques.

Certains blogs spéculent d'ailleurs sur "ce qui se serait réellement passé" : même si ces explications peuvent paraître farfelues, elles ont le mérite de présenter une autre version possible de l'affaire.

Certes, DSK aura quand même envoyé le bâton pour se faire battre avec ses précédentes aventures, mais celles-ci restent du domaine de la sphère privée, et ce ne serait pas le premier homme politique  à aller batifoler à droite et à gauche.

Il en parlait déjà il y a quelques temps à un journaliste de Libération, évoquant la possibilité de l'atteindre par ce biais.

 

Par contre, et plus grave, les précédents dossiers dans lesquels il a trempé ont été effacés dans le temps, tel le Koweit-Gate, au cours duquel DSK a été assigné à comparaître devant le Tribunal de grande instance de Paris.

Cette fois encore, il s'en était sorti sans dommages, comme nombre de nos politiciens de tous bords, condamnés ou juste inquiétés dans diverses affaires troubles allant du déni du droit du travail (Ségolène Royal) aux injures racistes (Brice Hortefeux) en passant par le détournement d'argent public (Alain Juppé) et le clientélisme (Serge Dassault).

Pour les 4 exemples ci-dessus, combien d'autres mis sous le boisseau ou oubliés ?

Arrêtons de porter aux nues ces femmes et ces hommes qui ne sont que cela : des humains avec leurs qualités et leurs défauts, mais ceux-ci pouvant être incompatible avec l'exercice du plus haut pouvoir !

Pire, leur pouvoir leur assurant l'impunité !

 

 

 

En attendant, et quoi qu'il advienne de la suite des évènements, je pense que le doute subsistera toujours dans l'esprit des français... et des autres : notre pays n'est-il pas actuellement la risée du monde ?

Car comment imaginer un président ayant trempé dans des affaires louches : son nom restera sali, à tort ou à raison.

Seul l'avenir (et le travail de ses avocats) nous le dira...

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 15:02

3750809485_8d72430569.jpgPhotographie provenant de FlickR

 

 

Aujourd'hui, je n'ai pas le moral, et je déprime.

 

Eh oui, je suis une espèce atypique : contrairement à tous les fonctionnaires qui travaillent peu et aimeraient en faire encore moins (pas tous, heureusement, mais j'en connaîs une flopée dans certain corps de l'Education nationale), je me languis car je n'ai pas de travail.

 

J'en parlais déjà il y a quelques mois, et croyais m'y être faite, à tel point que penser à changer de job ne me plaisait guère, mon poste étant sur la sellette.

 

En fait, ma plus grande peur était de refaire des heures de trajet (non rémunéré) pour me retrouver avec un salaire net de misère, non d'avoir un job plus utile.

 

Et franchement, je ne comprends pas comment font mes collègues qui supportent cet état de fait depuis des années, voire des décennies, souvent en emmènant du travail "personnel" à faire.

Certes, je l'ai fait (et le fait encore)-heureusement pour ma santé mentale-, mais je dois avouer que je me sens mal dans mes baskets, cette conception du travail ne correspondant pas à mes valeurs personnelles de rigueur.

 

Mon job ? tenir une coquille vide la plupart du temps, être au service du public, absent, ou répondre au téléphone (1 ou 2 fois par jour).

Ah ! Et ouvrir quelques enveloppes de courrier qui finiront pour la plupart à la poubelle.

 

Certes, heureusement, il y a des pics d'activité, mai c'est tellement rare !

 

Et attendre, le plus souvent seule, ... un appel d'une collègue, le passage d'un voisin ou l'heure de la fermeture.

Le pire ? Ce sentiment de vacuité, et la fatigue mentale, omniprésente, qui me submerge.

A tel point qu'arrivée chez moi, je n'ai plus d'énergie pour entamer quelque travail que ce soit.

 

Car, et malgré ce que vous diront tous les envieux qui demandent de quoi vous vous plaignez, il n'y a rien de pire pour le moral (enfin le mien) que de ne RIEN avoir à faire.

Pire, de devoir le cacher devant mes collègues en bousinant.

Car elles ne le comprennent pas : après avoir lâché une fois devant l'une d'elles  "je m'ennuie", elle n'avait cessé de me lancer des petites piques du style "puisque tu n'as rien à faire, tu pourrais...".

Alors que je leur avais auparavant demandé si elles pouvaient me fournir des choses à faire. La plupart du temps, elles m'ignorent, plongées dans leur travail propre.

 

Je me suis inscrite au mouvement des mutations avec, en vue, un poste de responsabilités sur lequel je n'aurai pas de temps libre, au contraire... le bonheur !

Mais sera-t-il libre ? Et aurai-je le cas échéant suffisamment de points d'ancienneté pour l'avoir ? Réponse en juin.

Car, en camapgne, les places sont rares, surtout avec les fermetures de postes prévues les prochaînes années (certaines totalement justifiées, comme le mien, d'autres irréalistes, le travail devenant surcharge pour les personnels restant). Donc, je croise les doigts, en essayant de prendre de vitesse ma prochaîne mutation forcée.

 

Et en ce moment, en plus je suis "handicapée" .

Je le dis en plaisantant, par égard à ceux qui souffrent réellement d'un handicap, néanmoins ne pas pouvoir se servir de la main droite, emmaillotée dans une orthèse est vraiment génant : dès qque je la retire ou essaie de souleverquelque chose d'un peu lourd, ma tendinite me rappelle immédiatement à l'ordre. En plus, pour qu'elle guérisse, je ne devrais RIEN faire pour la réveiller (tiens, c'est vraiment la journée des riens aujourd'hui).

 

De plus, j'ai arrêté depuis quelques mois tout sport (après une première tendinite -de la cheville- en voie de guérison) et me retrouve souvent seule à la maison alors que cherettendre fait des tournois de billar et autre sport.

 

Donc, à la maison, entre ce que je ne peux pas faire et mon manque d'envie, je sombre.

 

A part ça, tous les soirs, je cours, entre la débauche et la rentre à la maison, entre courses, kiné (3 fois par semaine) et maintenant véto.

 

Notre vieille chienne est malade et nécessite des examens et soins : elle boit des seaux d'eau (évidemment, je la rationne, sinon elle boirait facilement ses 10 litres journaliers), refuse de manger (enfin, ses rations, pas celels des chats ou nos restes, le tout lui étant formellement interdit pour cause de troubles chroniques de la digestion).

De plus, elle nous réveille plusieurs fois par nuit, demandant à boire, puis à sortir, puis à boire...

Je dois avouer que ces petites nuits ne font rien pour amélioerer mon moral, celui-ci étant directement lié à mon état de fatigue : je pleurerait pour un rien en ce moment, signe d'épuisement moral et de fatigue.

 

Cerise sur le gâteau : le fiston est revenu à l'hôtel la maison, imposant une tension supplémentaire non négligeable : les disputes ont repris depuis son arrivée, alors que nous appréciions la tranquilité retrouvée.

Car priorité étant donnée à son ordinateur, il faut que je lui ressasse les corvées (pourtant bien visibles, telle la vaisselle -que là encore je ne peux manipuler) à faire.

 

Cherettendre revenant crevé après des journées de 10 à 11 heures ne demande que le calme, ce qu'il est loin d'avoir, de même que des nuits reposantes.

 

Bref, c'est la fête !

 

Bon, j'arrête là mon lamento désespérant.

mais je vous assure que je souffe.

 

Et que je ne puis en parler autour de moi, la réponse étant invariablement "de quoi tu te plains ? Beaucoup aimeraient être à ta place !"

 

Alors que je demande juste d'avoir un travail en rapport avec mon expérience et qu'au moins JE SERVE A QUELQUE CHOSE !

 

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:26

2769721194_33a1584cce.jpgPhotographie trouvée sur FlickR

 

Comme je vous le racontais dernièrement, je dois m'attendre à repartir pour un nouveau poste dans un an.

Quelque part, c'est normal, mon travail consistant la plupart du temps à ne rien faire...

 

En 2009, j'en parlais d'ailleurs ici, me plaignant de ma tâche réduite à garder un lieu vide la plupart du temps, sans rien avoir à faire, ni aucun droit à m'investir plus profondément, voire à proposer des innovations.

Tout avait changé en ce début d'année scolaire, avec une nouvelle direction, engagée, dynamique, qui m'avait motivée en me donnant des projets à concevoir et à gérer.

Las ! Ceux-ci risquent de ne pas voir le jour en raison de la donne qui change : est-ce que les établissements scolaires se risqueront dans un projet voué à ne vivre qu'une année ? Je ne le pense pas.

 

Je ne conteste pas cette mutation, logique, quoi que puissent dire certains collègues,  mais plutôt les conditions dans lesquelles elle se fait : la direction académique a juste laissé entendre qu'elle fermerait "certainement" l'an prochain pour causes d'économie, sans pouvoir (vouloir ?) donner plus de détails, si ce n'est que "les postes des conseillers d'orientation ne seraient pas touchés".

 

Il a d'ailleurs fallu que je demande précisement au grand directeur lors d'une réunion ce qu'il allait en être de notre devenir, pour le voir bafouiller, noyer le poisson pour enfin m'entendre dire que tous les administratifs retrouveraient un poste... mais où ?

 

Certes, j'aurai, comme toujours en pareil cas, une bonification pour mesure de carte scolaire (entendez par là mutation d'office), mais le souci est que les postes ferment les uns après les autres, et que peu de collègues risquent de demander leur mutation.

 

Si tel est le cas, il y a de grandes chances (ou plutôt risques) que je me retrouve à travailler à plus de 50 kilomètres, dans la grande ville la plus proche.

Certes, je ne serai pas la seule dans ce cas, mais avec 300 € de gazole (sans parler des autres frais d'entretien inhérents à mon véhicule) à retirer d'une paye de 1200 €, il ne me restera que 900 €, soit moins que le seuil de pauvreté (calculé à 60%) en France.

 

Evidemment, je sais que je n'aurai pas à me plaindre, en comparaison avec toutes les personnes touchant bien moins que cela, acculées par le chômage ou le handicap.

 

Mais la pilule n'en est pas moins amère à avaler, surtout en y rajoutant 2 heures de trajet journalier (au minimum), et certainement l'impossibilité de me garer en centre ville, car  si je me retrouve au rectorat, les places de parking sont maintenant rationnées, voire payantes afin de favoriser co-voiturage et stationnement hors ville (rajouter 1/2 heure de bus !).

 

 

Des collègues sont déjà mis devant le fait accompli, des CIO devant fermer à la rentrée dans différentes académies :

Au fur et à mesure des commissions académiques, les couperets tombent (à ce jour, 47 fermetures de CIO, et ce n'est pas terminé !) et les personnels sont avertis juste au moment de faire leurs demandes de mutation.

 

 

Vive dialogue et concertation dans l'Education nationale !

 

Et vive l'égoisme des différents corps de métiers, les administratifs étant considérés comme les personnels les plus polyvalents et les moins intéressants de la Maison, au contraire des professeurs et assimilés (conseillers d'orientation...) plus nombreux, donc de plus de poids.

Ici encore, les différents syndicats n'ont pas pu ou voulu communiquer en amont sur la situation, pour nous permettre de nous y préparer.

 

IL FAUT DIRE QUE LES RECTEURS RECEVRONT UNE PRIME AU MERITE DE 22.000 € S'ILS REMPLISSENT LEURS OBLIGATION DE DEGRAISSAGE !

 

Assez dur à avaler, lorsque l'on vous parle de "faire des économies " !

 

 

Certes, la structure dans laquelle je travaille n'est pas "rentable" et recevaiT un public restreint dans l'année, mais par contre nombreux  au moment des choix d'orientation des élèves.

 

Dans certaines académies (Metz), ne restera plus qu'un lieu de consultation de la documentation ONISEP (le "kiosque"), tandis que dans d'autres (Limoges, Grenoble), les CIO épargnés ne seront ouverts que les jours de permanence effectués par les conseillers.

Ceux-ci devant alors cumuler les emplois de secrétaire, documentaliste et conseillers.

 

Il est vrai que c'est un moindre mal, car s'il y a effectivement fermeture,  le service public ne s'y retrouvera pas : en notre région, la population très rurale n'a pas toujours des moyens de locomotion, sans parler d'accès à internet.

Car c'est régulièrement que je reçois des personnes me demandant d'imprimer des CV pour des jeunes ou de faire des recherches pour un établissement ou un job d'été.

 

Ainsi, les usagers peuvent continuer à avoir un lieu de rendez-vous et de consultation de documentation.

 

Mais cela impliquerait plus de travail pour les conseillers... qui ne travaillent pas 35 heures hebdomadaires, mais 27 heures, étant calqués sur les régimes des professeurs,  avec presque toutes les vacances scolaires (hormis une dizaine de jours de permanence) !

 

Par contre, qui osera toucher à ce bastion des heures travaillées réellement ou pas par les professeurs ?

Car cette différence d'heures (sans parler des journées de vacances, soit 16 à 17 semaines au lieu des 5  du privé !) correspond théoriquement aux heures de travail effectives réalisées chez eux pour préparation des cours ou correction des devoirs.

Qu'elles soient effectivement faites en établissement et tout serait transparent, les heures non utilisées servant à l'aide aux élèves en difficulté - ou à l'orientation !

 

Lorsque l'on sait que, en plus,  les professeurs recoivent des primes pour tout travail supplémentaire (proposition ou correction d'épreuves d'examens, poste de professeur principal etc...), là, il y aurait de vraies économies à réaliser, tout en améliorant réellement le service public.

 

Je sais que je vais faire réagir la gent enseignante, qui devrait confronter ses conditions de travail avec celles des employés du privé... ainsi, au lieu de continuellement se plaindre, ils pourraient mesurer leur chance et leurs privilèges.

Mais pour combien de temps encore ?

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 19:05

Un ami vient de m'envoyer cette vidéo et même si je ne cautionne pas les écarts de Georges Frech, ici, je ne peux qu'être tout à fait d'accord avec lui.

 

Je vous conseille de regarder jusqu'au bout cette vidéo, qui est un exemple de ce que la République et ses habitant devraient dire, faire, être...  le tout sans racisme,  ni xénophobie.

 

 

 

Ici, l'orateur nous donne une leçon de religions comparées, d'histoire, remet les traditions à leur juste place, et dit ce que je pense de l'intégrisme, de TOUS les intégrismes religieux :

 

"le monde sera heureux quand on pendra le dernier intégriste juif et le dernier intégriste musulman avec les tripes des deux derniers intégristes catholique et protestant"

(partant du postulat que tous les autres intégristes auront été éradiqués auparavant).

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:59

5323060450_25747c9642.jpgPhotographie tprovenant de Flickr

 


Je sens que je vais me faire rouspéter par Domamido, qui préfère me voir écrire des articles légers, plutôt que réalistes dénoncant le monde absurde dans lequel nous vivons.

 

Un scandale (encore un !) de médicaments dangereux tient actuellement les media en haleine : celui du Mediator, médicament coupe faim destiné aux diabétiques commercialisé par les laboratoires Servier en 1976.

 

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, voici l'historique  écrit par Catherine Gouëset dans l'Express le 14/12/2010, lisible dans sa totalité ici :

" ...

1996 : un article du Pr Lucien Abenhaim dans le New England Journal of Medicine met en cause l'Isoméride.  

1997 : l'Isoméride est retiré du marché français après la découverte de complications à type d'hypertension artérielle pulmonaire dès 1995 et d'anomalies des valvules cardiaques en Juillet 1997.  

1998 : les autorités sanitaires suisses, qui ont noté que le Benfluorex est "chimiquement apparenté" aux anorexigènes de type fenfluramine (Isoméride), posent des questions au laboratoire concernant les risques potentiels de son produit. 

Premier doutes sur le Mediator

1999 : un médecin, le Dr Chiche, fait une première déclaration d'insuffisance aortique chez un patient ayant reçu du Médiator. Une fois ingéré dans l'organisme, le Benfluorex produit le même composé toxique que l'Isoméride. 

2001 : Le Mediator, remboursé à 65%, est proposé au déremboursement. Déjà en 1999, le médicament était jugé inefficace par la commission chargée d'évaluer l'intérêt médical des traitements: "Le niveau de service médical rendu [du Mediator] est insuffisant au regard des autres médicaments ou thérapies disponibles pour justifier sa prise en charge", notaient les experts (médecins, pharmaciens et spécialistes de santé) dans un avis du 19 novembre 1999. Le même verdict sera réitéré par la commission en mai 2006. Il sera pourtant été remboursé au taux plein par la sécurité sociale jusqu'à son retrait en 2009. 

2003 : premier cas de valvulopathie liés à la prise de Mediator signalé en Espagne. Il conduira, en 2005, au retrait du produit dans ce pays mais aussi en Italie.  

2005 : dans une proposition de résolution, des sénateurs s'interrogent sur les agences chargées d'évaluer les médicaments; "Les experts de l'Afssaps [Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé] exercent bénévolement leur activité d'évaluation; ils sont rémunérés de fait par les laboratoires pour lesquels ils effectuent des prestations", note les sénateurs.  

2006 : au CHU de Toulouse, le professeur Jean-Louis Montastruc identifie une atteinte de valve cardiaque chez une personne traitée.
Avril : un document de trois pages, révélé par le Canard enchainé, est remis à la Commission de la transparence de la Haute Autorité de la santé. Il indique que le Benfluorex est "responsable de sévères effets secondaires, notamment cardiaques".
Mai : la Commission rend son avis officiel: sans évoquer la dangerosité du médicament, elle conclut qu'il "ne présente pas de d'intérêt en terme de santé publique". Mediator continue pourtant d'être remboursé à 65%.
Juin : un article de Prescrire, journal médical indépendant, déplore que le Mediator demeure en circulation. Le journal signale 17 observations d'hypertension artérielle pulmonaire liées à la prise du médicament.  

2007 : l'indication du Mediator est restreinte aux seuls diabétiques. Une étude réalisée en 1998 indiquait que 35 % des prescriptions s'adressaient majoritairement à des femmes non diabétiques.  

Octobre 2008 : un nouvel article de la revue Prescrire rapporte le cas d'une patiente présentant une atteinte de plusieurs de ses valves cardiaques, ayant conduit à une chirurgie cardiaque, sans qu'aucune autre cause soit connue, y compris médicamenteuse.  

Le retrait du marché

Novembre 2009 : 33 ans après sa commercialisation et dix ans après la première alerte de déclaration de pharmacovigilance, l'Afssaps suspend l'autorisation de mise sur le marché du Benfluorex, Mediator et deux génériques. Au moment du retrait, 300 000 personnes sont sous traitement en France, et 2 millions en ont pris.  

2010, le scandale éclate

12 mai : une patiente opérée d'une valvulopathie attaque les laboratoires Servier devant une chambre civile du tribunal de Nanterre. Cette femme a été traitée au Mediator pendant presque sept ans.  

3 juin : Irène Frachon publie le livre Mediator 150 mg. Combien de morts ? retitré quelques jours plus tard en Mediator 150 mg : sous titre censuré. Les laboratoires Servier ont obtenu, le 7 juin la censure du titre par le tribunal des référés de Brest.  

12 juin : plusieurs dizaines de personnes reçoivent un courriel du président de l'Afssaps. Ce message, dont L'Express a eu copie, accable l'auteure de l'ouvrage: "Elle fait vivre son narcissisme à travers son livre qui est l'oeuvre de sa vie".  

23 juin : le député Gérard Bapt (PS), membre du groupe d'évaluation des politiques de santé et par ailleurs cardiologue, soulève le problème du Mediator à l'Assemblée et met en cause des conflits d'intérêts dans les comités d'experts de l'Afssaps. Vois sa chronique "Mediator, combien de morts?"  

25 juin : le tribunal de grande instance de Nanterre examine la plainte d'une patiente de 60 ans contre Servier. Pour perdre dix kilos, cette femme a pris pendant onze ans de l'Isomeride et du Mediator.  

13 octobre : une étude confidentielle de la Caisse nationale d'assurance maladie révélée par Le Figaro estime que le Mediator serait responsable de 500 à 1000 décès en France.  

16 novembre : le ministre de la Santé Xavier Bertrand et l'Afssaps recommandent à "tous ceux" qui ont pris du Mediator de consulter un médecin, "tout particulièrement" ceux qui en ont pris pendant 3 mois au cours des 4 dernières années. 

18 novembre : une plainte au pénal est déposée par deux victimes auprès du parquet de Nanterre. Les plaignants fondent leur action sur la "tromperie aggravée sur la nature, la qualité substantielle et la composition du produit" et la "mise en danger de la vie d'autrui". 

2 décembre : l'Afssaps met en ligne sur son site Internet une lettre invitant les anciens utilisateurs du Mediator à consulter leur médecin afin qu'il recherche "tout symptôme ou signe évocateur d'une atteinte d'une valve cardiaque". 

7 décembre : le groupe PS à l'Assemblée nationale réclame officiellement la création d'une mission d'information parlementaire sur le Mediator. 

14 décembre : une mission d'information est créée à l'Assemblée. 

17 décembre: D'après Le Figaro, l'Agence française du médicament aurait été alertée dès 1998 de la dangerosité du Mediator. 

20 décembre: Les responsables de la Santé qui se sont succédé depuis 1998 se réfugient derrière leur ignorance: ils n'avaient pas connaissance de la dangerosité du Mediator. "

 

Encore un médicament dont les autres pays (et certains de nos médecins) avaient dénoncé les risques mais qui avait continué à être vendu.

Le profit n'a pas de limites, et il semblerait que les pouvoirs publics (en cheville avec les laboratoires ? notre ministre de la santé de l'époque avait travaillé pour eux pendant un temps...) préfèrent couvrir leurs amis industriels, plutôt que de retirer du marché un médicament nuisible.

 

De plus, tout le circuit des médicaments est verrouillé par le lobby de cette industrie profitable.

 

Maintenant, les utilisateurs sont montrés du doigt, presque considérés comme coupables (quelle idée de prendre des médicaments coupe-faim !).

OK, le propos se tient, mais il n'en reste qu'un laboratoire a vendu avec l'autorisation des autorités sanitaires du pays un "médicament" aux effets potentiellement mortels, déjà montrés du doigt par la communauté médicale !

 

Ce n'est malheureusement certes pas la première fois... rappellez-vous des affaires du distilbène dans les années 70.

Aux Etats-unis, il avait fallu quelques mois pour retirer de la vente le distilbène, contrairement à la France qui avait attendu 13 ans, condamnant de nombreuses jeunes filles.

La leçon n'avait pas été retenue, puisque ce cas de figure s'était représenté de nouveau avec le scandale du sang contaminé.

 

 

Il n'en reste que, le 15 décembre dernier,  l'Express a publié une liste de 10 médicaments eux aussi sur la sellette et présentant des risques importants de mortalité pour leurs utilisateurs.

Les textes ci-dessous, auxquels j'ai rajouté des hyperliens, sont tirés de l'article de l'Express :

 

Actos

Molécule : pioglitazone

Indication: traitement du diabète de type 2, dit "gras"

Risques : oedèmes maculaires, fractures osseuses chez les femmes, insuffisances cardiaques.

Laboratoire Takeda Europe Rd Centre

 

 

Adartrel

Molécule : ropinirole

Indication : syndrome des jambes sans repos

Risques : effets indésirables pénibles (nausées, comportements impulsifs, libido exacerbée, hallucinations ou paranoïa) ou plus graves (syncopes), alors qu'il s'agit au départ de résoudre un problème bénin de sommeil perturbé.

Laboratoire Glaxosmithkline

 

 

Di-Antalvic

Molécules : dextropropoxyphène + paracétamol

Indication: antidouleur

Risques : les risques de surdosage, fréquents en cas de douleurs aiguës ou chroniques, peuvent être lourds, allant du trouble psychiatrique et cardiovasculaire... à l'arrêt cardiaque. Alertées par plusieurs centaines d'overdoses mortelles (volontaires ou accidentelles) survenues dans leur pays, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse ont interdit tous les médicaments de ce type il y a plusieurs années.

Laboratoire Sanofi-Aventis France

 

 

Hexaquine

Molécule :  benzoate de quinine, thiamine

Indication : crampes musculaires

Risques : troubles du rythme cardiaque, baisse du nombre de plaquettes, réactions allergiques sévères. Près d'une centaine de morts ont été attribuées à la quinine aux Etats-Unis, où elle n'est plus prescrite contre les crampes depuis 1995.

Laboratoire Gomenol

 

 

Intrinsa

Molécule : patch à la testostérone

Indication : baisse du désir chez les femmes après ablation des ovaires et de l'utérus

Risques : virilisation (pilosité aggravée, voix rauque), acné, troubles hépatiques et cardiovasculaires, prise de poid.

Laboratoire Procter Gamble Ph Uk Ltd

 

 

Ketek

Molécule : télythromycine

Indication : infections respiratoires

Risques : risque d'aggravation d'une myasthénie (faiblesse musculaire), de pertes de connaissance, de troubles visuels, de troubles du rythme cardiaque et d'atteintes hépatique.

Laboratoire Sanofi-Aventis France

 

 

Nexen

Molécule : nimésulide

Indications : arthrose et règles douloureuses

Risques : troubles du foie parfois mortels, connus depuis de nombreuses années. La Finlande et l'Espagne l'ont retiré du marché dès 2002 à la suite de cas d'hépatites fulminantes.

Laboratoire Therabel Lucien


 

 Vastarel

Molécule : trimetazidine

Indications : vertiges, acouphènes, angines de poitrine, troubles du champ visuel

Risques : tremblements, troubles de la marche et des jambes sans repos, syndromes parkinsonien.

Laboratoire Servier


 

Zyprexa

Molécule : olanzapine

Indications : schizophrénie et troubles bipolaires

Risques : obésité sévère, hyperglycémie ou diabèt.

Laboratoire Eli Lilly Nederland

 

 

Zyban

Molécule : Bupropion

Indication : sevrage tabagique

Risques : hypertension artérielle

Laboratoire Glaxosmithkline

 

 

Il est à noter que toutes ces molécules sont aussi commercialisées sous d'autres noms (suivre les hyper-liens) : ces autres médicaments sont-ils aussi nocifs ?

 

Par ailleurs, à part un cas, ils proviennet de laboratoires différents, basés dans divers pays : le protectionnisme "patriotique" est donc moins en cause que la pression du lobby pharmaceutique...

Et comment cela se fait-il que la France, pourtant un pays de pointe dans la recherche, soit le mauvais élève de la classe, prenant des années de retard dans le retrait de ces spécialités ?

 

En attendant, il est conseillé de faire circuler cette liste : mon mari et une amie prenaient couramment du di-antalvic ou son générique : mieux vaut un médicament moins puissant, mais ayant fait la preuve de son innocuité !

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 08:15

Statue-de-la-liberte.jpg

 

Nous pouvons en avoir un premier aperçu en lisant ce texte paru dans le Grand soir, traduction d'un article du New York Times paru le août dernier et décrivant la déliquescence du service public américain.

 

Jugez vous-même ces exemples :

- Etat d'Hawaï : fermeture des écoles plusieurs vendredis (17)

- Comté de Clayton, Géorgie : fermeture du réseau de bus (8 400 usagers quotidiens)

- Coloradio Springs, Colorado : extinction du tiers des 24.000 lampadaires de la ville, réduction du nombre de policiers...

- Camden, New Jersey : fermeture programmée des bilbiothèques publiques (gratuites)

- Utah : fermeture programmée de la classe scolaire (obligatoire) des 17-18 ans...

et dans toute l'Amérique le remplacement de routes goudronnées par des routes de gravier. Dur retour en arrière dans le pays de l'automobile.

 

Tout cela à cause de la fonte des subventions nationales ou fédérales allouées aux villes et états.

 

Cela ne vous rappelle rien ?

 

Mais si, la baisse des subventions allouées par l'Etat aux collectivités territoriales (régions départements, collectivités de communes, mairies), suite au transfert des compétences.

 

Sans parler de l'obligation de faire des économies... enfin plutôt que NOUS fassions des économies, parce que le train de l'Etat français et de ses hauts fonctionnaires ne souffre guère, lui.

 

Vous en avez d'ailleurs un exemple tout frais, sur vos feuilles d'imposition de taxes foncières et de taxes d'habitation : aucune n'a été épargnée par la montée en puissance de ces taxes...

Si au moins notre fiche de paye augmentait au même rythme !

 

Et encore d'autres sont à venir : eau, gaz,  ordures, la pire étant sans conteste celle programmée par les pouvoirs publics afin d'aider les concurrents d'EDF : un comble !

C'est donc à l'opérateur public d'augmenter ses prix afin que ses concurrents ne soient pas pénalisés et puissent vendre -plus cher- leur électricité !

 

Actuellement, un mouvement se dessine, qui fait payer aux citoyens taxes et frais afin d'enrichir certains gros industriels à leurs dépends.

j'aimerais être petite souris pour connaître les tenants et les aboutissants de toutes ces affaires : qui commissionne qui, en fin de compte (ou plutôt qui est payé par qui ?) : je pense que nous en avons tous une petite idée.

 

Et le pire est que nous payons, encore et toujours, de plus en plus...

 

Où est donc ici la notion de service public ?

 

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:11

systeme-kirby-reconditionne.jpg

A la suite des différents commentaires sur mon précédent article concernant le "merveilleux" (suivant les vendeurs) mais ô combien cher aspirateur Kirby, je me suis renseignée plus avant sur les conditions qui sont tues pendant la démonstration.

 

Il semblerait d'ailleurs qu'il y ait actuellement une forte offensive de vente de ces aspirateurs, au vu du nombre de recherches qui sont faites sur la toile.

 

C'est pourquoi je vous livre ma moisson, que les acheteurs potentiels puissent acheter en ayant toutes les données en main (car fondamentalement, j'ai horreur des arnaqueurs de tout poil).

 

 

Cet aspi est garanti à vie... mais à deux conditions

 

  faire régulièrement une révision 

coût : 70 € aux dernières nouvelles,

ce qui fait cher l'entretien, vous en conviendrez !

 

 

  acheter les sacs obligatoirement chez Kirby

Sur internet, j'ai trouvé leur prix :   

- 16 € les 3 sacs

- 35 ou 40 € les 9 sacs (suivant la filtration)

- 72 € les 18 sacs.


 

Je confirme donc ce que je pensais et disais précédemment,  le mode de vente de cet aspirateur frôle l'arnaque car JAMAIS aucun aspirateur ne pourra débarrasser une maison de sa poussière toralement, celle-ci, véhiculée par l'air se déposant sans cesse.

 

Et ce qui me gêne également est la méthode de vente, axée sur la saleté de son domicile, par exemple celle des matelas.

Mais combien de personnes aspirent régulièrement leur literie ?

Je suis persuadée que si vous le faisiez déjà avec un bon aspirateur, le résultat serait le même.


 

 

En ce qui me concerne, je passe un sac pour une ou deux aspirations, poils de chien obligent.

Donc, en partant d'un sac par semaine, je devrais payer par an en plus de mon achat initial (près de 3.000 €, je vous rappelle) :

 

3 paquets de 18 sacs = 216 €   soit un peu moins que le prix payé pour mon aspirateur Dyson (300 €).

 

et je ne compte pas la révision, ne sachant exactement quelle doit être sa fréquence, ni son prix exact.

 

 


Et quoi qu'en disent mes précédents détracteurs, mon calcul est vite fait !

 

Sans compter que ce splendide aspirateur, tout "évolué" soit-il, ne dispense pas de laver par terre, car question hygiène, rien ne vaut un bon lavage (il suffit de regarder la couleur de l'eau...).

 

Sinon, êtes-vous prêts à dépenser autant ?

Moi, il n'en est pas question !

 

 

 

Pour info, je vous précise que sur le même site, celui de Veltec, importateur hollandais spécialisé dans la vente de la marque KIRBY, le Kerby Sentria neuf est en vente à 1.800 € (au lieu de 3.400 €, dixit leur pub), en importation directe d'Angleterre, et livraison gratuite.

Reste à voir la garantie proposée.

Evidemment, quelques accessoires plus ou moins utiles sont vendus séparément (dont la fameuse Turbo accessoires dont je parlais précédemment et qui est censée "masser" le dos ), mais cela fait quand même une différence de 1.600 € - une paille !).

Par contre, je ne pense pas que là , il s'agisse de contrefaçon ou de matériel volé, comme le clament si fort les pro-Kirby intégristes !


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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 15:15

5123304052_d9a879aa2f.jpgIllustration provenant de Filckr

 

Voici le texte d'un mail reçu dernièrement :

 

..."Ubuesque. Les cheminots et les agents de la RATP mènent le mouvement de grève contre le recul de l'âge de la retraite à 62 ans. Or, pas un seul des 160 000 salariés de la SNCF n'est "menacé" de partir à 62, ni même à 60 ans ! Et 90 % des 44 000 agents de la RATP pourraient en dire autant. Tous partent soit à 55 ans, soit même à 50 ans, pour les conducteurs des locomotives de la SNCF et ceux des rames de la RATP.


Un avantage qu'il leur serait bien difficile de justifier par la "pénibilité" de leur emploi : voilà beau temps que les locomotives ne fonctionnent plus au charbon ; et un conducteur de RER, sur la ligne A, ne roule pas plus de 2 h 50 par jour !


La réforme n'y touche pourtant pas : loin de les aligner sur le régime général, elle prévoit qu'ils prendront leur retraite à 57 ou à 52 ans, soit toujours entre cinq et dix ans avant le commun des Français... et cela partir de 2023 seulement, alors que le report à 62 ans s'appliquera aux salariés du privé dès 2018.


Rappelons en outre que le départ précoce à la retraite n'est que l'un des multiples avantages parmi tous ceux que procurent à ces personnels des transports publics deux des régimes spéciaux les plus favorables qui existent en France – et même sur la planète "...

 

Suivait un beau tableau..

 

Vous me connaissez : je n'aime guère relayer des informations sans preuves.

Aussi, suis-je allée sur le site du Sénat et y ai trouvé les informations résumées ci-dessous :

 

- l'âge normal de liquidation de retraite est de 55 ans et de 50 ans pour les agents de conduite ou de maintenance (60 ans pour fonctionnaires et employés du privé...)

- le taux de liquidation à taux plein (montant de la retraite) est de 50% pour le régime général, 75 % pour SNCF et RATP, sachant que la rémunération moyenne d'un agent SNCF en fin de carrière est de 2.000 à 2.500 € net !

 

L'argument opposable, comme il est dit sur ce même site, est qu' il y aurait une somme énorme à trouver si leur régime était aligné : il leur faudrait payer un salaire plein au lieu d'une retraite...

Pourtant, le coût d'un retraité (75%x 2.000 € = 1.500 €) + d'un employé (1.200 €) embauché à la place du jeune retraité coute plus cher que de continuer à payer le même employé : 2.000 € au lieu de 2.700 € dans le pire des cas !

 

Sans parler qu'il continue à cotiser sur la base de 2.000 € pour les futurs retraités.

 

Je ne dois pas savoir compter comme les grands dirigeants de ces entreprises...

 

 

Et, évidemment, mes propos vont soulever un tollé général de la part de ces employés obligés de voir leurs espérances de partir à la retraite s'éloigner.

 

Certes, ils ont un travail fatiguant ou usant, mais celui d'un conducteur de train l'est-il plus que celui d'un routier qui conduit 10 heures par jour (ou nuit) sur une route non sécurisée ?

Celui d'un cheminot l'est-il plus que celui d'un employé de DDE ou d'autoroute ?

 

Alors, pourquoi tant de disparités ?

 

La réponse tient en un seul mot : lobbying !

Ou plus simplement poids des syndicats, forts de leurs milliers d'adhérents.

 

La preuve en est donnée actuellement, puisqu'ils refusent que leurs retraites soient simplement diminuées pour arriver aux conditions de retraite que vivent actuellement tous les salariés du privé !

 

 

Et encore, il n'est pas question de toucher à leurs autres acquis, tels les voyages gratuits et illimités, pour ne parler que d'eux, et dont les abus ont été épinglés par la Cour des comptes (car qui paye en fin de compte ces "acquis" sinon les autres voyageurs ou contribuables, c'est-à dire nous ?) :

 

 

 

 

Là, je sens que je ne vais pas me faire que des copains, mais il faut que les choses soient dites clairement.


Et si vous connaissez d'autres régimes de retraite dorée, n'hésitez pas à m'en faire part : je les relaierai ici.

 

La râleuse de service.

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:07

 

 

3945896784_2bb3c0dd9d.jpgIllustration trouvée sur Flickr

 

 

Pour rebondir sur mon précédent mail concernant la retraite des parlementaires :

 

Il semblerait que les députés aient accepté de calquer leur retraite sur celle des fonctionnaires, au lieu de garder leurs privilèges (je l'ai entendu avant-hier aux informations de 20h) : le poids des citoyens (et des mails envoyés tous azimuts) auraient-ils fait fléchir ces indicidualistes forcénés ?

 

L'article du Point du 27 octobre 2010 relate que :

"Ces dernières semaines ont fleuri sur les blogs et les sites internet articles ou pamphlets fustigeant "les privilèges" des députés, accusés de vouloir "s'exonérer" de la réforme globale.

"Les députés sont tout à fait conscients des difficultés de nos compatriotes et il est nécessaire de corriger ce qui paraissait excessif", a déclaré à la presse le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP)."

 

Je vous laisse apprécier la remarque du député UMP, alors que quelques jours auparavant, ces mêmes députés avaient voté contre l'amendement voulant réformer leur retraite...

 

Volte face élégante... ou hypocrite !

 

Donc, il semblerait que l'opinion publique ait encore quelque poids dans les décisions gouvernementales... ou ne sont-ce que quelques gouttes d'huile pour faire passer le reste de la loi ?

 

Quoiqu'il en soit, un privilège en moins pour ceux qui se croient en marge des lois !

Ceci dit, je suis tout à fait consciente qu'e si nous épluchions tous les articles de cette loi, nous trouverions d'autres "exceptions" !

Par exemple, celle des employés de la SNCF et de la RATP, pour lesquels les conditions de départ en retraite ne risquent pas d'être alignées sur celles du public !

 

 

Et pourtant, je suis loin d'être une révolutionnaire, seulement une citoyenne attachée aux principes mêmes de notre pays :

Liberté, Egalité, Fraternité

 

même si quelques uns se croient plus "égaux" que d'autres !

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 07:50

Voici un mail que j'ai reçu ce matin et qui illustre bien la situation actuelle : nos dirigeants nous explique par A plus B pourquoi il faut que nous nous serrions la ceinture.... mais refusent le faire eux-même !

 

Alors qu'ils n'ont de cesse d'expliquer l'importance de réformer rapidement un régime de retraite en déficit, les parlementaires refusent donc d'être soumis au régime de retraite de la majorité des Français.

 

Et après, ils s'étonnent que les français descendent dans la rue pour manifester !

 

 

 


 

Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la quasi-unanimité l'amendement n°249 Rect. proposant d'aligner leur régime  spécifique de retraite (dont bénéficient également les membres du  gouvernement) sur le régime général des salariés.

 


Vous pouvez lire le texte officiel de cet amendement (refusé) ici  :

www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp


 

Et le voici :

 

RÉFORME DES RETRAITES - (n° 2770)

 

 

AMENDEMENT N° 249 Rect.

présenté par

M. de Rugy, M. Yves Cochet, M. Mamère et Mme Poursinoff

 

----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant :

 

Le Gouvernement présente au Parlement, avant le 31 décembre 2010, un rapport établissant la situation des régimes spécifiques de retraite des membres du Gouvernement et des parlementaires et définissant les conditions d'un alignement rapide et effectif de la situation de leurs régimes spécifiques sur le régime général, visant notamment à un encadrement strict des pensions reversées, tant dans leurs possibilités de cumuls que dans leurs montants.

 

EXPOSÉ SOMMAIRE


Nos concitoyens supportent de plus en plus difficilement l'idée selon laquelle leurs élus et représentants bénéficieraient, dans leurs rémunérations comme dans la gestion de leurs droits sociaux, de dispositions dérogatoires du droit commun. Les différents systèmes mis en place pour sécuriser l'exercice de responsabilités politiques demandent à être harmonisés, afin que l'ambition légitime de permettre à chacune et chacun de s'investir dans les affaires publiques ne soit plus perçue comme une tentative de créer ou laisser perdurer des privilèges indus.

 

 

 


 


 

Le vote a été effectué à main levée et non à scrutin individuel 


Mais ce rejet a fait (un peu) du bruit et il a été représenté :

Voici ici la vidéo de la deuxième séance de présentation de cet amendement (refusé là encore) le 9 septembre dernier, suivi de sa transcription : édifiant !

 

Les parlementaires bloquent la réforme... de leur régime !
envoyé par toff48. - L'info video en direct.

 

 

De même que la transcription de la totalité de la séance parlementaire (dont cet amendement) : si vous prenez le temps de la lire, vous riquez d'être horrifiés par la teneur des échanges entre députés...

 

 

 

 

Moi je dis BRAVO à ces 4 députés du parti vert, qui ont compris ce que les français voulaient :

 

Une égalité réelle pour tous les citoyens, et non pas un népotisme honteux !

 

Après le scandale des dépenses somptuaires du congrès des palementaires l'an dernier, augmenté des remarques désobligeantes du président du Sénat à ce propos, voici celui des retraites dorées des parlementaires, présidents de collectivités territoriales et autres ministres (sans parler du Président de la République...).

 

Et là, je dis STOP !

 

Arrêtez de nous considérer comme du bétail aveugle et de vous croire au-dessus de votre peuple !


Certes, nous vous avons élus, mais ce n'est pas pour autant que cela doit vous faire croire que vous avez le droit de nous mentir, de nous pressurer et de ne pas vous sentir concernés par les lois même que vous faites voter !

 

Et cela vaut pour les représentants de TOUS LES PARTIS, qu'ils soient de droite ou de gauche, puisque tous ces députés n'ont pensé qu'à leurs seuls privilèges !

 

Je dirais même que c'est pire venant de ceux revendiquant une étiquette socialiste ou communiste puisqu'ils clament haut et fort leur attachement à la  notion d'égalité pour tous !

 

 

Ce n'est pas avec ce genre de propos qu'ils calmeront le feu social qui est en passe de dévaster la France en ce moment !

 

Voici d'ailleurs une analyse étrangère de la situation politique et économique actuelle : notre gouvernement est considéré ici comme au service d'une oligarchie financière.

Veneant d'un professeur d'économie chinois, cela ne manque pas de saveur...

(surtout, lisez bien les sous-titres !)

 

 

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