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Jeudi 26 juin 2008
Je me rends compte que j'ai tendance à m'auto-apitoyer, à faire de la victimisation.

Je ne vous cache pas qu'en ce moment il existe une certaine... tension à la maison dûe, entre autres, à la fête gachée de lundi dernier.

Et sur ce, mon mari (qui certes, fait de grandes journées au travail) qui me redonne un travail supplémentaire à faire (faut que tu ranges telle pièce... depuis le temps) !

Hier soir, j'étais contrariée par cette remarque, convaincue que mon mari ne voyait pas le travail effectué par moi dans l'après-midi (routinier certes, mais mangeur de temps), me faisait le reproche de n'avoir fait "que ça" et m'en redonnais davantage "puisque j'avais le temps".

Cette nuit, ayant (encore) mal dormi (la faute à un vilain moustique qui vrombissait dans mes oreilles et me chatouillait la joue), je me suis réveillée (tôt : un peu plus de 5h, comme tous les matins) contrariée.

Chemin faisant, cette impression d'oppression ne me quittait pas, et je remâchais sans cesse ma rancune à l'encontre de mon mari.

Jusqu'à ce ce je fasse part de cette fatigue (et de ses causes) à mon guide.
Qui m'a forcée à reconsidérer la situation.

Il m'a dit que cette fatigue était un alibi, saisi à bras-le-corps par ma personnalité pour me cacher le reste.
Et en effet, dès que j'ai accueilli (et béni) cette situation, le coton qui m'embrumait les idées s'est dissipé.
Certes, je suis fatiguée, mais pas au point de me traîner tel que je l'avais fait jusqu'alors.

D'un coup, je me suis sentie... autre, libéré du  poids ECRASANT de cette fatigue qui m'empéchait, littéralement, d'avancer et qui me donnait envie de pleurer (d'épuisement).
Come si j'avais fait un pas de côté, dis "ça suffit !" en tapant du pied et remis cette fichue personnalité à sa place.

Mon mari était le miroir des reproches que je m'adressais, de mon manque de considération envers moi-même.
Et il est vrai que je me reproche de ne pas avoir un intérieur parfait, clean, bien rangé, beau...
De ne pas en faire assez, de ne pas être organisée (mais comment font donc les autres femmes pour avoir un bel intérieur ? je n'y arrive pas),  de ne pas avoir le temps de tout faire...

Et mon mari m'a adfressé les reproches que je m'adressais moi-même.
Il a "chargé la mule" : "tiens, encore du travail, tu vois, tu ne vas pas y arriver, encore..."
Il a fait preuve envers moi du même manque de considération (et de respect) que je m'octroie.

C'est dur à comprendre (et à vivre, et à reconnaître), mais c'est ainsi.

Peu importe le sujet du reproche, seul l'émotion ressentie en l'entendant prévaut.
Et là, j'ai compris.
Que je me prenais pour la bonne de la maison.
Que je m'en voulais de ne pas être parfaite.

Je pensais les avoir traité mardi (puisqu'ils étaient la cause de la dispute) mais semble-t-il pas suffisamment :  ces ombres sont des fondements de ma personnalité et donc ne se laissent pas éradiquer facilement.

J'ai bien peur qu'elles ne soit récurrentes encore quelque temps...

Je les libère de moi, et moi d'elles, et j'y croie.
par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 10 juin 2008
Le travail que j'effectue sur moi n'aurait jamais pu être réalisé toute seule, même avec l'aide de nombreux livres.
Car une part importante est effectuée par le biais de l'échange verbal.

En effet, le partage de la parole agit comme une thérapie.
Les expériences des uns et des autres rentrent en résonance, et nous nous relancons la balle mutuellement.
Par exemple, lorsque je parle avec GI, je n'ai plus, maintenant, aucune réticence, puisque nos paroles se font écho.
Ansi, dès que l'un d'entre nous parle d'un souvenir générateur d'emotion, d'ombre, aussitôt l'autre se rappelle une expérience elle aussi ressemblante et hop ! une nouvelle émotion jaillit, à nommer et à nettoyer.

Ainsi, je m'aperçois que nous avons tous  les mêmes expériences (globalement), les mêmes ressentis (nous sommes tous fabriqués sur le même moule), les mêmes ombres...

Et, contrairement à ce qui nous est inculqué, nous ne sommes pas seuls, murés dans notre tête, nous faisons tous partie de la grande famille humaine.
Seulement nous l'avons oublié.
Et nous nous enfermons dans la solitude de notre esprit.

A part, évidemment, les échanges avec nos proches, famille ou amis.
Echanges au demeurant limités, car qui irait dire à son vis-à-vis en toute confiance, innocence (pureté ?) qu'il est  jaloux, plein de rancoeur ou de haine, qu'il ne s'aime pas ou n'a pas confiance en lui...?

Il nous est  impensable de dévoiler à autrui toutes ces ombres qui nous paraissent démesurées, qui personnifient notre coté noir, nos défauts.
Certes, je ne suis pas fière des miennes, mais je sais maintenant que vous avez sensiblement les mêmes que moi, alors, pourquoi en avoir honte ?
Mieux vaut les dévoiler pour mieux les analyser puis les transformer en lumière.

Maintenant, je peux plus facilement parler de tout cela avec les personnes que je sens prêtes à entendre.
Et le contact passe, facilement.
Elles sont, je le pense, soulagées, comme je l'ai été, bien qu'un peu génées au début.
Puis ensuite, dévoiler ses pensées négatives devient un jeu, à tel point qu'il m'arrive maintenant d'en rire avec GI.

Ce qui aurait été impensable il y a quelque temps.

Quel plaisir de rire de ses propres défauts !
Cela les dédramatise, les remet à leur juste place : un caillou à éliminer de notre chaussure, et non plus une montagne qui nous écrase et nous empêche d'avancer sur le chemin de la vie.




par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : Etre pour les autres.
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Jeudi 5 juin 2008
Lundi matin, j'ai reçu un appel de la maison de retraite de mon père : il venait de partir en SAMU pour le CHU départemental (à 1 heure de route de notre ville), victime d'un début de coma diabétique et, certainement, d'un accident vasculaire cérébral (AVC).

Quoiqu'il en soit, il ne pouvait plus, ni bouger, ni parler.

Toute la matinée, outre la peine et l'angoisse de l'attente sont montés en moi une multitude de sentiments, pas du tout politiquement corrects :
- il trouvait ainsi encore le moyen de me faire chisuer.
- il l'avait toujours fait, et il allait le faire jusqu'au bout.
- il avait trouvé le moyen de me faire venir le voir plus souvent ; en effet, j'allais le voir environ 1 fois par semaine, ressortant le plus souvent  hébétée, vidée et/ou furieuse de mes visites (dans lesquelles la gentillesse que je voulais lui porter était coupé net par ses reproches et récriminations incessants... et agressifs).
- il ne me laisserait jamais en paix, me harcelant encore et encore, jusqu'au bout ...

ainsi que leur corollaire direct :
- ah ! s'il pouvait y rester, pour que je sois enfin tranquille !

Certes, je n'étais pas fière de ce que je ressentais, mais que je le sois ou non, je pensais ceci, au plus profond de moi.

Donc, j'étais tiraillée entre culpabilité et, aux antipodes, le sens du "devoir" imposé.

Et que l'on ne me parle pas d'amour filial, de devoir ou de respect : je n'étais plus qu'une boule de souffrance, d'autant plus que je connaissais la suite, l'ayant déjà vécue lors des derniers mois de vie de ma mère.

Puis j'en ai parlé avec GI, qui m'a aidée à faire ressortir toutes les émotions qui tournaient au fond de moi et m'étouffaient.

Ainsi, elle m'a conseillé d'écrire une lettre de pardon à mon père, dont je trainais le modèle (en ce but) depuis plusieurs semaines dans mon sac.
Mais que je ne n'arrivais pas à sortir, à utiliser, bien que j'y pense souvent : blocage par la personnalité ?

J'ai écris le lendemain la première lettre à l'âme de mon père, lui reprochant TOUT ce que j'avais sur le coeur, vrai ou imaginé, bref tout ce que je ressentais et avais jamais ressenti de négatif à son encontre.
Tout le mal qu'il m'avait fait.
Tout le mal que je m'étais fait à cause de lui.
Les échecs que je lui devais.
Les rêves brisés par lui.

J'ai effectué le rituel prescrit (lire à haute voix, avec mon coeur, puis détruire cette lettre).
Beaucoup d'émotions m'ont envahies.

Puis la paix.
Le calme.
La fin des émotions qui grouillaient en moi à ce propos.

Hier je suis allée le voir dans sa chambre : il était allongé, la tête en arrière, la bouche ouverte sur des filaments de mucus verdâtre qui reliaient son palais et sa langue.
Ses yeux ouverts étaient éteints, chassieux, ses mains inertes et glacées recroquevillées sur elles-mêmes.

Puis un semblant de lueur a habité ses yeux et sa respiration s'est acélérée.
Nous a-t-il reconnu, mes enfants et moi ? Je ne sais.
Il réagissait comme un bébé, avec un semblant de sourire quand ma fille lui a envoyé des baisers, puis quand je lui ai caressé les pieds.

Le pire est qu'il a  essayé de parler, sans résultat, puis a voulu me montrer quelque chose : l'arrivée d'oxygne dans son nez, sa bouche ou ses oreilles ?
Je ne sais, mais ai eu de la peine de le voir enfermé dans son corps, juste capable de lever l'avant-bras gauche, avec peine et faiblesse.

Je ne ressentais plus que la peine.
Sans toutes ces émotions, cette acrimonie que je ressentais auparavant.

Il n'empêche que ce fut dur.





par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : De la Vie
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Jeudi 29 mai 2008
Avez-vous remarqué comme certaines personnes "attirent" toujours les mêmes ennuis?

Ainsi j'avais une amie qui vivait systématiquement des histoires d'amour qui finissaient mal (pour elle, évidemment).
De même certains sont toujours justes au niveau finances, ou ne trouvent jamais un travail satisfaisant.... la liste est longue.

Ce qu'ils vivent, ou plutôt se font vivre, est le reflet exact de ce qu'ils pensent d'eux-même (je ne peux être aimé(e), je ne vaux rien, je ne suis bon(ne) à rien...).

Certes, me direz-vous, ces problèmes ne sont pas de leur fait, puisqu'ils viennent de causes extérieures (ami volage, travail peu payé, dureté du marché du travail, pour rester sur mes exemples).

En un sens, oui.
Mais en réalité, et je conçois que ce postulat soit dur à accepter, non.

Mais il est frappant que les gens arrivés au stade du renoncement total, au bout du rouleau et qui sont (enfin) capables de dire "pourquoi ça n'arrive qu'à moi ?", l'acceptent pourtant sans (trop de) problèmes.

Je le sais, je l'ai vécu.

Et cela m'a enfin donné la réponse à cette question "pourquoi ça m'arrive toujours ?".
Parce que je le veux.
Parce que je le crée.

Parce que la vie m'envoie en pleine face, et sans trop de ménagements ce que je lui demande.
Ainsi, si je décide que je ne vaux rien, que je ne mérite rien, et surtout pas de gagner de l'argent, il me manquera toujours, suivant la formule consacrée (et dépassée)  "six sous pour faire un franc".

Donc, à moi de prendre en mains mon destin.
Si je le veux, je le peux.
Le pouvoir de l'esprit est sans limites.
Il me faut seulement savoir qui je suis, d'abord, puis ce dont je veux me libérer, me nettoyer.

Et la magie opérera autour de moi.

Nous vivons tous dans notre propre monde-univers en interaction avec celui des autres aux points de contact.
Ainsi, nous pouvons interagir avec la réalité, le monde qui nous entoure.

Evidemment, cela casse toutes nos croyances, dans lesquelles nous avons été élevées,  tous les mythes que nous avons été dressés à croire, qu'ils soient cartésiens (nous ne pouvons agir sur les éléments que nous n'appréhendons pas matériellement), déterministes (tout est écrit à l'avance), religieux (nous sommes condamnés par le péché originel...) ou autres.

Malgré tout, cela fonctionne.
Il suffit d'y croire vraiment et d'effectuer ce travail.
Qui est le travail de toute une vie.
De plus en plus facile.
Sereine.
En paix.

Et pour finir, j'aurais envie de paraphraser Galilée :
 "Et pourtant, ça marche...".

par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 28 mai 2008

Le premier pas vers la conscience de soi, est d'accepter TOUT ce qui nous arrive, bien ou mauvais (surtout le mauvais, d'ailleurs), en se disant que :

- d'une part, c'est le fruit de notre création (comme je l'ai dit précédemment, quelqu'un qui a une crainte attirera invariablement la cause de cette crainte, jusqu'à ce qu'il l'identifie et s'en libère)

- d'autre part, ce qui nous arrive, dès l'instant où il génère une émotion, nous aide, justement en nous dévoilant cette ombre, eet nous permet de grandir -si nous le désirons-.


Car il ne faut pas se leurrer, nous sommes tous pétris d'ombres, plus ou moins noires, issues de notre enfance, de notre éducation, et qui nous ont permis d'édifier un sysstème de survie face aux agressions que nous ressentions.

Non, nous ne sommes pas des monstres, seulement des humains qui avons plus ou moins refoulés au fond de nous ces ombres avec le temps.

Mais chacun pense être le seul à être lâche, menteur, manipulateur, soumis, orgueilleux, autoritaire...
C'est faux :  nous avons tous ces défauts, plus ou moins prononcés, certes, en nous, malgré tout ce que nous pouvons en penser, voire afficher.

Et lorsque nous pouvons (enfin) parler de ce ressenti avec d'autres personnes faisant le même travail sur elles, tout paraît simple : nous ne sommes pas seuls dans notre mal-être, contrairement à ce que nous pensons.
Seulement nous n'avons plus honte de ce que nous sommes, ou plutôt étions, puisque chaque ombre ainsi révélée peut être chassée de soi, et ne plus nous faire souffrir.

Mais elles ressurgissent à l'occasion de chaque "agression", justement, comme un écho venant de notre passé.

Il nous faut donc les accueillir avec bonté (ainsi que ce qui les a générées, ce qui est, je vous l'accorde, plus dur à digérer), et en quelque sorte se mettre en retrait pour les scruter, les dépiauter .
Pourquoi suis-je agacée (ou en colère, ou chagrinée, ou ...),  à telle occasion ?
A moi de retrouver l'émotion ou les émotions réellement ressentie(s), les nommer, les verbaliser et m'en libérer.

Mais avant toute chose, il faut accepter les leçons que la vie nous donne, bonnes ou mauvaises, les accueillir, voire les bénir.

Car, contrairement à ce que l'on croit le plus souvent, bénir n'a pas uniquement un sens religieux :
C'est aussi  "Louer, glorifier, remercier avec des sentiments de vénération et de reconnaissance" (wikipedia) .

Ainsi, il faut accepter pour ensuite comprendre, se faire humble, se pencher vers notre être le plus profond pour retrouver le petit garçon ou la petite fille qui se sent delaissé(e), trahi(e), mal aimé(e), jaloux(se)... bref se chercher, pour mieux se connaître.

Et ce n'est pas en se lamentant ni en se rebellant que ce travail est possible.

Donc, avant toute chose, acceptons ce qui nous arrive.

Et si nous ne trouvons pas ce que nous ressentons, remettons nous en à la vie (ou dieu, ou l'être suprème... suivant les croyances de chacun) et demandons-lui de nous aider à trouver la solution.

Elle nous sera apportée, e vous l'assure.

Je n'y croyais guère, au début et pourtant...

C'est magique !

par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 9 mai 2008
Quelquefois (c’est rare, mais malgré tout cela arrive quand même trop souvent à mon goût), je fais ce que l’on appelle vulgairement « péter les plombs ».

Souvent cela arrive après une contrariété due à une parole ou un acte de mon mari (ou de mon fils, ou de quelqu’un qui m’est proche, sinon je n’y attacherais pas autant d’importance) qui me choque et qui me braque illico.
Le pire, c’est que plupart du temps, c’est totalement involontaire de sa part, et au contraire procède d’un bon sentiment.

Seulement, cet acte appuie précisément à un endroit douloureux, me fait mal, et me voilà (par défense ? ou par réflexe, peut-être) générant une illusion d’avoir été agressée.
Et à ce moment, cette illusion enfle et gonfle, et me voici partie dans des suppositions (toujours négatives, évidemment) qui n’ont plus aucun rapport avec la réalité.

Et j ‘en fais une montagne qui m’oppresse, m’écrase et que je ne sais comment escalader.
Et plus je me renfrogne, plus je me sens agressée, plus j’envoie un message d’agression, sans parler de mes paroles, tout sauf agréables envoyée dans le visage de mon vis-à-vis qui n’y comprends rien, si ce n’est que je l’agresse sans raison.

Dans ce cas, sagement, cherettendre se renferme dans ce que j’appelle « faire la gueule » et que lui nomme « ne rien dire pour ne pas envenimer les choses, et laisser l’orage passer ».
Moi, ne voulant rester sur cette impasse (pour moi), surenchérit de plus belle dans l’agression, car je me sens agressée, niée même par cette neutralité, par ce que je considère comme un manque de reconnaissance de ma souffrance, qui est réelle à ce moment.

De fil en aiguille, cela peut prendre des proportions gigantesques, sans aucun rapport avec la « faute » réellement commise (si tant est qu’il y en ai réellement eu une).

 Et tout cela est de la faute de ma personnalité, de mes ombres qui m’enserrent et m’étouffent, me font agir contre ma volonté.
Parce que pendant tout ce temps, une petite voix au fond de moi me dit « mais arrête ! tu te rends compte de ce que tu fais ? c’est de la folie de faire tout ce tintouin pour si peu » tandis qu’une vague irrépressible me force à agir.
Mal.
Et je suis tellement bornée que je peux rien entendre, même si cherettendre me dit des paroles de réconfort, de sagesse et de calme.

Je ne peux pas.
Il faut que ça sorte.
Quitte à tout dévaster sur son passage.

Et quand la vague reflue, alors, là, je me rends compte de la force de ce tsunami issu des profondeurs de mon être, de sa démesure, et de ma folie.

Maintenant j’essaie (car je ne suis pas encore au top sur ce coup-là) de tout stopper, dès le début. De me poser, prendre du recul.
Et de me demander ce qui me fait agir ainsi.

Quel trauma (car c’est le plus souvent ce dont il s’agit) ressurgit des limbes de ma personnalité et me force à agir ainsi ?
J’essaie donc de retrouver une situation analogue (même cause, même effet), de laisser monter cette émotion en m’en tenant éloignée, de la scruter, de la disséquer pour comprendre d’où elle me vient.

Une fois ceci effectué (et l’on peut remonter loin dans différentes émotions, peur, insécurité, sentiment d’agression, d’abandon, peur de ne pas être à la hauteur d’une prétendue perfection…), je me libère de cette émotion, et cette fois-ci, je n’ai rien cassé.

 Le bonheur…
par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 7 mai 2008
Ma personnalité est "moi" et pourtant elle est indépendante de moi, de ma lumière, du centre de mon être.

Elle est le fruit de mes expériences, aggrégat d'émotions et de réactions réflexes érigées -en leur temps- pour "me" sauvegarder.

Un exemple : à force de me faire attraper par mes parents parce que j'avais quelques minutes de retard (et qu'ils avaient eu peur pour moi) dues à une chose futile (bavardage, flanerie ou quelque chose d'aussi grave), j'ai érigé en réflexe une réaction de mensonge (j'ai été retardée par.... quelque chose que je ne pouvais en aucun cas contrôler).

Et même maintenant que je suis adulte et responsable de mes actes (dans la mesure où je les assume pleinement) il m'arrive encore d'avoir ce sentiment de panique parce que j'ai bavardé quelques dizaines de minutes avec mes collègues ou fait autre chose d'aussi inconsidéré et qui retarde mon retour d'autant.

Et inconsciemment, sur la figure de mon mari (qui s'en fiche royalement) vient se superposer celle du Père, autoritaire et reprochant (tel un Zeus me menaçant de sa foudre), et me monte une angoisse irrépressible, proche de la peur panique : JE SUIS EN RETARD !
Quelle idiotie, n'est-ce pas ?
Pourtant je transpire et angoisse.
Et mon premier réflexe (vite refoulé) est de me trouver une excuse, ou de cacher ce retard honteux.
Le résultat : si mon mari me voit, il me fera automatiquement une remarque sur mon retard, puisque je la craignais et  l'attendais.
Je l'ai donc créée...

Et toutes nos émotions procédent du même phénomène.

Je sais, je sais, c'est un concept assez difficile à appréhender, sauf si vous êtes prêt à l'entendre, comme je l'étais.
Ainsi, si vous en avez assez des répétitions des mêmes schémas dans votre vie et commencez à vous posere la question "pourquoi est-ce que [ça] m'arrive toujours ?"; vous serez (peut-être) prêts à l'entendre.

Dit comme ça, cel principe semble relever de la secte, du lessivage de pensée, mais je l'ai quelque part "reconnu" comme juste au fond de moi, accueilli et accepté.

Par contre, par moments, je me demande si je ne nage pas en totale irréalité.
Je suis incapable d'en parler à mes proches par... pudeur ? honte ? peur de passer pour une folle ?
Tout cela à la fois : ça va trop vite...

Quand je ressors d'une conversation avec GI, maintenant, c'est le blanc.
Total.
Impossible de me rappeler quoi que ce soit.
Sur le coup, je comprends et accepte ses dires, les trouve justes.
Mais les oublie aussitôt.
Et cela me fait a posteriori peur, ou plutôt me déstabilise totalement, de ne plus avoir ce contrôle sur ma mémoire, ma pensée et ma vie.

C'est pourtant une réaction normale,  ma personnalité a peur.
Peur de se séparer de ces éléments constituants, peur du vide ...
Donc, elle fait disparaître par un tour de passe-passe ces éléments menaçants pour elle.
Mais mon corps a cependant reconnu, absorbé et bu ses paroles, et sait quoi en faire, lui.

Donc maintenant je prends des notes.
Des pages de notes.

Et je rassure ma personnalité : non, je ne te laisserai pas tomber, je continuerai à te chérir.
Je te libère de quelques traits qui me font souffrir mais les remplace par la lumière.
Je te -me-nettoye de toutes ces scories accumulées au fil des ans, des expériences.

Tu ne crains rien.

N'aie plus peur.

Je t'aime.
Puisque je m'aime.

Moi, le début et la fin de mon univers.
De tout l'Univers.


par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 6 mai 2008



LES DECRETS

Nous vivons tous suivant des décrets que nous avons pris depuis plus ou moins longtemps : nous avons décidé (inconsciemment le plus souvent) que nous étions… la plupart du temps ce que nos parents voulaient ou décidaient que nous soyons.
 

Attention ! Je ne dis pas que ceux-ci nous ont modelés, mais plutôt que, ayant entendu une sentence ou une remarque, nous nous la sommes appropriée et avons décrété que nous la faisons nôtre et  y collerions au plus près.

Ainsi, un enfant ayant entendu son père lui hurler « tu n’arriveras jamais à rien dans ta vie » peut très bien décréter que ce sera désormais vrai et agir ou faire agir, intervenir les choses en conséquence.

Ce n’est plus de la manipulation directe, de l’autodestruction, mais de la création négative.

Dans ce cas précis, si c'est moi qui prend ce décret (contre moi) je crois que rien ne m’arrivera de bien dans mon travail… et, oh ! coïncidence ! quand quelque chose semble bien aller dans mon travail, un élément extérieur (donc indépendant de ma volonté) intervient à chaque fois pour tout faire capoter.

Ainsi, ne vous êtes-vous jamais demandé « comment cela se fait-il que …. » les mêmes choses se répètent indéfiniment, quel que soit le champ concerné (amour, travail, relations, que sais-je…).

Demandez-vous plutôt ce qui vous pousserait à vouloir (inconsciemment, bien sûr) que cela arrive, et vous remonterez certainement à un décret que vous aurez posé contre vous-même.

LES NORMES

De même, nous faisons nôtre certains aspects du mode de vie de nos parents, même si nous les haïssons.
Ainsi (et mon mari me le dit souvent), je suis autoritaire… comme mon père.

Et pourtant, Dieu sait que j’ai souffert de ce trait de caractère, regimbant sans cesse conter cette force qui m'oppressait.

Pourtant je le reproduis inconsciemment (jusque là, puisque je m’en suis rendue -enfin- compte et m’en suis libérée) et je ne comprenais pas ce que mon mari me disait, moi qui me voyait comme un modèle de douceur, de prévenance et de gentillesse (du style  « si je te dis de mettre ta veste, c’est pour ton bien »).

Maintenant je le reconnais quand il montre son nez, l’accueille et le remercie, mais le libère et le rend à mon père à qui il appartient.

Voilà quelques unes des choses qui font ma personnalité et m’entravent.

Que cela fait du bien de s’en libérer !
par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 6 mai 2008
La base du travail que j'effectue sur moi-même consiste en séparer les sentiments des émotions.

En effet, nous éprouvons tous - et c'est normal- des sentiments différents suivant les circonstances.
Ce sont des réactions naturelles, inconscientes.
Les principaux ? Joie, amour, tristesse, bonheur, peur, colère...

Par contre les émotions sont le fruit de notre pensée, consciente ou inconsciente, et souvent le reflet de l'illusion grandiose que nous générons et dans laquelle nous baignons.

Elles nous font monter très haut  (passion, enthousiasme...) ou descendre très bas (angoisse, haine, jalousie, envie, sentiments d'injustice,  de persécution, d'incompréhension...).
Il est d'ailleurs à remarquer que la liste des émotions négatives est beaucoup plus longue que celle des émotions positives car le fruit des ombres que nous portons tous en nous, accrétées depuis l'enfance.

Ces émotions gaspillent une énergie énorme pour vivre et, pire, se nourrissent d'elles-mêmes.
De plus, elles nous entraînent dans des délires qui peuvent être catastrophiques.

Ce sont elles qui nous prennent aux tripes, nous soulèvent et nous "obligent" à ... pleurer, crier, râler, vitupérer, sauter de joie... voire acheter compulsivement, agir en dépit du bon sens.
N'avez-vous jamais cédé à ce genre d'impulsion tout en sachant pertinamment au fond de vous que c'était idiot, stupide, et que vous faisiez du mal autour de vous (à vous ou à vos proches) ?

Elles appuient sur des boutons et nous mettent en marche suivant des programmes engrammés dès l'enfance, outils très utile -à l'époque- pour nous permettre de survivre face aux tout-puissants parents.

Nous avons tous eu ces comportements (mensonge, dissimulation, fuite...)  puisque nous avons eu le même type "d'agression".
Nos ombres sont toutes les mêmes.

Malheureusement  (non, ce n'est pas malheureux, c'est ainsi, elles ont répondu à un besoin réel) , elles ont forgé notre personnalité et réagissent dès que le stimulus correpondant apparaît.

Je me suis aperçue que, pour moi, ils s'agit toujours des mêmes émotions qui me font réagir : peur du manque d'amour,  de l'autorité paternelle, besoin de me faire reconnaître,de me faire "voir", peur de disparaîter ou ne pas/plus exister...

Elles se mèlent et s'enchevètrent à chaque fois, agissent à ma place.

A moi de les reconnaître et de m'en délivrer.
Définitivement.
par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 2 mai 2008
S’éveiller est loin d’être le phénomène agréable que l’on imagine.
Au contraire, il relève de la destruction de notre mode de pensée le plus profond et de son remplacement par un mode de pensée (et d’être) volontaire, dans la mesure où l’on choisit d’être pleinement dans ses actes, et.. différent.

Il s’agit en effet de moins s’investir émotionnellement et de prendre du recul, de se détacher.

Ainsi, à chaque événement, petit ou grand, qui fait tressaillir une corde sensible, appuie où ça fait mal ou me donne envie de régir telle un cocotte minute, j’arrête tout, me pose et me demande ce qui me fait ainsi souffrir, ou réagir. J’essaie de retrouver quand j’ai ressenti ce même sentiment, et à quelle occasion.

Puis le pourquoi de cette réaction, ce qui me la provoque.
Alors, en recherchant bien, de plus en plus loin (sans forcément aller à l’origine ultime, cela n’est pas mon but), je retrouve l’origine du traumatisme.
Et il s’agit souvent d’un souvenir d’enfance, d’une phrase (affirmation ou encore plus souvent négation) assenée par l’un ou l’autre de mes parents, décidant de ce que je suis, serai ou ferai dans la vie.
Cette affirmation péremptoire et assassine, je l’ai fait mienne, la nourrissant de mon manque de confiance en moi et de toutes mes ombres.
Et quand aujourd’hui elle refait surface, mon être le plus profond la reconnaît, elle me fait mal et me pousse à réagir.

 Ainsi, l’ayant reconnue, je peux la guérir, me guérir (lapsus révélateur, cela fait 2 « guérie » que j’écris au lieu de « guérir », et je viens effectivement de me guérir il y a quelques instants d’une grosse ombre…).

Et c’est là où cette méthode, cet outil trouve toute sa force : elle donne le moyen de se libérer de toutes nos ombres, pour peu qu’on les ai reconnues et nommées.

Pour celà, il existe plusieurs moyens adaptés à la situation, entres autres l’affirmation et le pardon.

Avec ces moyens, l’on reconnaît ce que l’on est vraiment, et l’on se détache ainsi des illusions, des ombres que nous écoutons au plus profond de nous et qui nous contraignent à ne pas être ce que nous sommes vraiment et l’on pardonne à ceux qui nous ont blessé(e), parfois bien involontairement.

C'est un travail de chaque jour, de chaque moment.
Et, pour la première fois, je me sens (le plus souvent (;o)) ) en paix.
Avec moi-même et avec l'univers.

J'ignorais que cette sensation existai; je me sentais bien... avant.
Mais pas comme maintenant.
Aussi, comment reconnaître un sentiment que l'on n'a jamais ressenti auparavant ?
par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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