Je ne vous cache pas qu'en ce moment il existe une certaine... tension à la maison dûe, entre autres, à la fête gachée de lundi dernier.
Et sur ce, mon mari (qui certes, fait de grandes journées au travail) qui me redonne un travail supplémentaire à faire (faut que tu ranges telle pièce... depuis le temps) !
Hier soir, j'étais contrariée par cette remarque, convaincue que mon mari ne voyait pas le travail effectué par moi dans l'après-midi (routinier certes, mais mangeur de temps), me faisait le reproche de n'avoir fait "que ça" et m'en redonnais davantage "puisque j'avais le temps".
Cette nuit, ayant (encore) mal dormi (la faute à un vilain moustique qui vrombissait dans mes oreilles et me chatouillait la joue), je me suis réveillée (tôt : un peu plus de 5h, comme tous les matins) contrariée.
Chemin faisant, cette impression d'oppression ne me quittait pas, et je remâchais sans cesse ma rancune à l'encontre de mon mari.
Jusqu'à ce ce je fasse part de cette fatigue (et de ses causes) à mon guide.
Qui m'a forcée à reconsidérer la situation.
Il m'a dit que cette fatigue était un alibi, saisi à bras-le-corps par ma personnalité pour me cacher le reste.
Et en effet, dès que j'ai accueilli (et béni) cette situation, le coton qui m'embrumait les idées s'est dissipé.
Certes, je suis fatiguée, mais pas au point de me traîner tel que je l'avais fait jusqu'alors.
D'un coup, je me suis sentie... autre, libéré du poids ECRASANT de cette fatigue qui m'empéchait, littéralement, d'avancer et qui me donnait envie de pleurer (d'épuisement).
Come si j'avais fait un pas de côté, dis "ça suffit !" en tapant du pied et remis cette fichue personnalité à sa place.
Mon mari était le miroir des reproches que je m'adressais, de mon manque de considération envers moi-même.
Et il est vrai que je me reproche de ne pas avoir un intérieur parfait, clean, bien rangé, beau...
De ne pas en faire assez, de ne pas être organisée (mais comment font donc les autres femmes pour avoir un bel intérieur ? je n'y arrive pas), de ne pas avoir le temps de tout faire...
Et mon mari m'a adfressé les reproches que je m'adressais moi-même.
Il a "chargé la mule" : "tiens, encore du travail, tu vois, tu ne vas pas y arriver, encore..."
Il a fait preuve envers moi du même manque de considération (et de respect) que je m'octroie.
C'est dur à comprendre (et à vivre, et à reconnaître), mais c'est ainsi.
Peu importe le sujet du reproche, seul l'émotion ressentie en l'entendant prévaut.
Et là, j'ai compris.
Que je me prenais pour la bonne de la maison.
Que je m'en voulais de ne pas être parfaite.
Je pensais les avoir traité mardi (puisqu'ils étaient la cause de la dispute) mais semble-t-il pas suffisamment : ces ombres sont des fondements de ma personnalité et donc ne se laissent pas éradiquer facilement.
J'ai bien peur qu'elles ne soit récurrentes encore quelque temps...
Je les libère de moi, et moi d'elles, et j'y croie.
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