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Vendredi 15 février 2008

Il y a peu, mon regard fut attiré un matin par de multiples scintillements dans l'herbe : des araignées avaient tissé leurs toiles dans l'herbe haute, et elles ondoyaient, pleines de rosée, dans la lumière matinale.

Elles étaient tellement nombreuses qu'elles faisaient comme un filet de lumière immatériel.


Réseau scintillant

Filet ondoyant dans l'herbe

Toiles d'araignées

par Cybione publié dans : Haïkus et autres poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 17 décembre 2007
J'aime l'hiver, quand le froid est sec... 
Et froid, comme en ce moment.
La bise me pique le nez,
Et j'ai les doigts gelés et gourds,
Mais peut me chaud, 
Il fait beau !


Foin de ces temps où la pluie mariée à une température froide (quoique plus clémente qu'aujourd'hui) nous congèle sur place, l'humidité s'insinuant partout dans notre corps et notre moral.



Le soleil d'hiver brille, pâle et glacé,
I I peine à nous réchauffer.
Mais il m'éclaire le coeur, 
Et c'est bien le plus important.

Dehors, les merles sautillent 
A la recherche du moindre vermisseau 
Ou de la graine abandonnée.

Les chats se lovent au coin du feu, 
Et ne sortent plus que par nécessité.

Quant à mon grand chien, 
Il se roule en boule sur le tapis
Et utilise sa queue pour se réchauffer
Le bout du nez !
par Cybione publié dans : Haïkus et autres poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 9 décembre 2007

Un de mes chats m'apporte souvent un "cadeau" que je découvre le matin sur le pas de ma porte, quand j'ouvre les volets.



Cadeau du matin 
Elle ne courra plus
La petite musaraigne




Vodka, mon joli chat tigré écaille de tortue, a une particularité : assis dans la pénombre il vous fixe et son faciès acquiert alors une autre dimension, presque angoissante.
Ses iris élargis deviennent gris foncé cerclés de noir et ressemblent à des puits sans fond, tandis que son visage devient presque noir.
La première fois que je l'ai vu ainsi, j'ai eu peur, me trouvant face à un personnage inconnu et inquiétant, et me demandant comme dans un rêve qui était là à l'affût et si je n'étais pas sa proie qu'il traquait.
Sentiment bien étrange lorsque l'on ne reconnait pas sa petite bête adorée.

Yeux de titane sur masque de velours noir
Il me fixe
Vodka

par Cybione publié dans : Haïkus et autres poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 25 novembre 2007
Syllabes décomptées
Instant figé pour l'éternité
Le haïku.






Pour Flo, dont je viens de visiter le site :

Un homme seul avec sa souffrance
Les vitrines fêtent Noêl
Notre monde.
nti_bug_fck
par Cybione publié dans : Haïkus et autres poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 22 novembre 2007

Le ciel est de plomb et d’étain

Dans une mer d’argent en fusion.

La filigrane des arbres désolés

Me donne froid.

 

Il va pleuvoir.

par Cybione publié dans : Haïkus et autres poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 22 novembre 2007

Et voici le haïku que j’ai tiré du poème précédent, écrits tous deux hier après-midi :

 

 

Ciel d’étain parsemé d’argent

Un merle court ; où ?

Il va pleuvoir.

 

 

Et ses précédentes versions.

Vous pourrez ainsi assister à sa genèse.

 

Petit rappel : un haïku est un court poème japonais très sobre en 3 vers et17 syllabes, d’où l’importance du nombre de syllabes, noté entre parenthèses.

Il est écrit pour « figer » un moment, et doit laisser transparaître son atmosphère et l'état d'esprit, les émotions du poète.

 

De ma fenêtre, je vois un ciel gris parsemé de gros nuages plus foncés aux bords très clairs, lumineux.

Sur la pelouse désolée, des oiseaux picorent et un beau merle court le long de la haie.

 

Mer de plomb et d’étain (6)

Un oiseau passe (5)

Il pleut (2)

 

Mais  il ne pleut pas encore ; peut-être ne pleuvra-t-il même pas du tout.

Cette formulation ne me convient pas et je la remplace par :

 

Mer de plomb et d’étain (6)

Un oiseau passe (5)

Je suis lasse (4)

 

Car il est vrai que je ressens une certaine lassitude, une pesanteur diffuse.

Mais toujours pas assez de syllabes.

De plus, le ciel n’est pas lisse, comme une mer, mais présente de gros nuages.

Et je vois toujours ce gros merle dodu qui cherche des vers dans le jardin.

 

Ciel d’étain et de plomb (6)

Un merle sautille (6)

Il va pleuvoir. (4)

 

Pas encore assez de syllabes  (16 au lieu de 17) !

Etain et plomb me semble trop foncés comme comparaison : ce n’est pas un orage qui se prépare mais une ondée automnale.

Et, revenu de nouveau,  je revois le merle qui, cette fois, longe d’un air décidé la haie, comme s’il courait.

 

Ciel d’étain parsemé d’argent (8)

Un merle court ; où ? (5)

Il va pleuvoir. (4)

 

Et voilà mon haïku terminé.

Il présente aussi cette « brisure » caractéristique : les 3 vers sont dissociés (ils peuvent même ne rien avoir en commun).

Seule, leur juxtaposition créera le résultat recherché, émotionnel plus que descriptif.

par Cybione publié dans : Haïkus et autres poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 20 novembre 2007

Mes yeux sont lourds,

De sommeil ils me sembleraient gourds

Si je ne savais

Qu’hier, de trop près le feu regarder

N’était la cause de mes yeux irrités.

 

Cependant me suis amplement remboursée,

En dégustant l’odeur

De ce bon feu de cheminée.

 

Les dernières étincelles

De ce beau chêne

Peut-être centenaire,

M’auront réchauffé le corps

De froid et d’humidité engourdi,

Charmé l’odorat par leurs effluves épicées,

Et bordé les yeux de rouge pour les avoir admirées.

par Cybione publié dans : Haïkus et autres poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 14 novembre 2007

Devant moi un ciel bleu azur, tirant vers le gris en bas de l'horizon, 
Et strié de quelques nuages qui s'étirent paresseusement.

La qualité de la lumière est plus froide, présage de moindre chaleur 
Et de vent d'est, froid.

Un arbre dépouillé de ses feuilles dessine sa dentelle devant ma fenêtre.

Qu'il fait bon au coin du feu.

par Cybione publié dans : Haïkus et autres poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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