Telle est la conclusion de dernier livre de Michael Chrichton : Etat d'urgence, que je viens de dévorer.
Agréable thriller, il est dérangeant dans la mesure où il nous pose une question : dans quelle mesure nos peurs viscérales sont-elles créées et manipulées pour nous contrôler ?
L'histoire est intéressante, bien qu'un peu "bateau" avec son cortège de super-héros ordinaires, dépassés -et obligés de se dépasser - pour survivre et anéantir un complot fomenté par
des méchants (très méchants) qui se veulent en réalité gentils.
Ouf !
Là où il va beaucoup plus loin, et où ce livre trouve tout son intérêt à mes yeux, c'est qu'il traite d'écologie, de réchauffement climatique, et présente des données brutes
(vérifiables sur le web) réfutant les allégations qui nous sont assénées à longueur de Kyoto ou de Grenelle...
Attention ! Il ne dit pas qu'il n'y a pas un problème de réchauffement, mais que la manière dont les faits nous sont présentés, altérés, leur fait dire... ce que "l'on" veut que nous
comprenions.
Par contre, il fait une disgression intéressante sur la manipulation des foules (nous...) par mass-media interposés, relevant que cette grande peur initiée par les écologistes fait précisément
suite à celle précédemment instaurée par la guerre froide.
Quel rapport, me direz-vous ?
Juste que cette peur prend la place de la précédente, disparue pour cause de chute du mur de Berlin, parce qu'il est plus facile de contrôler une société harnachée par ses peurs.
Surtout que la vie en occident n'a jamais été plus riche, plus sûre (quoi que l'on dise), plus sécurisante.
Et nous sommes pourtant harcelés par de messages de catastrophe, de menaces plus ou moins diffuses et invalidantes, et vivons malgré notre opulence réelle (plus de famines,
d'épidémies, eau courante, médecine ...) dans une crainte perpétuelle, qui nous paralyse.
Et en réfléchissant bien, quid de ces craintes ?
Quid de l'état réel de la planète et de son devenir ?
La question est trop sérieuse pour la confier aux politiques !
Une étude citée en référence du livre démontre que la recherche scientifique dépend actuellement du mécénat (gouvernemental ou privé), et que pour garder (ou obtenir) ses subsides, il
lui faut caresser dans le sens du poil ses mécènes.
Et Crichton présente l'application pratique de cette théorie, avec l'expansion de l'eugénisme, théorie pseudi-scientifique ayant eu pignon sur rue et notoriété internationale dans les milieux
intellectuels, politiques et scientifiques, avant son explosion à l'époque du nazisme.
Plus de détails sur le réchauffement :
Le réchauffement serait certes imputable à la colonisation des sols par les villes (et indirectement, à l'émission de CO2 par l'activité humaine : là, c'est moi qui le dit), mais
surtout au réchauffement climatique faisant suite à la petite période glaciaire (1874-1970) attestée par les relevés climatiques historiques.
Par ailleurs, le réchauffement ne serait que de 0.13 ° au lieu des 0.3 ° annoncés ces dernières années.
De plus, la fonte des glaces ne serait pas aussi catastrophique que prévu : au groënland, celles-ci se reformeraient au lieu de fondre, ainsi que dans d'autres régions du globe, et la terre
ne serait pas aussi menacée que celà.
Et il rapporte de propos officiels de scientifiques attestant qu'il est actuellement impossible de créer un modèle climatique reflétant la complexité des paramètres en jeu dans la climatologie.
Donc, qu'en est-il réellement de l'état de la Terre ?
Malgré tout, je pense que l'homme a fait et fait encore beaucoup de mal, entre déforestations sauvages, cultures intensives et pollutions diverses.
Notre belle Terre arrivera-t-elle, comme le démontre l'auteru, a s'en remettre toute seule ?
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