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Mardi 1 juillet 2008


Je viens de découvrir ce livre, chronique légère du Sud profond des années 30 dans une petite bourgade de sud des Etats-Unis.

Léger, plein d'humour, ce livre est un pur enchantement.

La narratrice, petite fille délurée, nous narre la fin son enfance pendant la grande dépression et les bouleversements social (l'émergence de la reconnaissance des noirs) et économique de cette époque.

Après l'avoir lu, j'ai appris qu'il s'agissait du livre le plus lu aux Etats-Unis (30 millions d'exemplaires vendus) après la bible, étudié dans les écoles, refusé par certains (on y voit un blanc défendre un noir en Alabama) bref, un livre culte là-bas où il a obtenu le prix Pulitzer en 1960.

L'auteure n'écrivit qu'un seul livre.

Dans la lignée de Tom Sawyer (par le ton et l'humour), il me rappelle les romans de Faulkner, ainsi que "Beignets de tomates vertes" ou "La couleur pourpre".

Bref, un bon livre, peu connu en France, qui mérite votre attention et que je vous conseille pour l'été. 

par Cybione publié dans : Les livres et moi communauté : SOIF DE LIRE...
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Mardi 24 juin 2008
sont des livres écrits par Candace Bushnell et que je viens de relire.

Et je ne change pas d'idée : autant la série éponyme est spirituelle, enlevée, impertinente, autant le livre est mal écrit.

II en est de même du suivant : 4 blondes qui, comme son nom l'indique, raconte les "péripéties" de 4 blondes, jeunes, belles, appartenant à la jet-set dans leur chasse au mari, et le moyen de le garder.

Pathétique !
Seul centre d'intérêt avoué de ces femmes : elles-mêmes, leur boulot, leur argent, leur notoriété, leur beauté, leur jeunesse, leur pouvoir...

Et tout cela dans un monde de faux-semblants, artificiel en diable.

Je plains les new-yorkaises si ce monde est réellement le leur.
Je n'ai rien de tout cela (hormis un mari), mais jeme sens mille fois plus heureuse, plus vivante, surtout.

Et de voir encenser le sstyle de cette auteure sur la quatrième de couverture  me fait grincer des dents.
En effet, il est totalement inexistant, les phrases se juxtaposant les unes aux autres.

Je félicite le scénariste qui a du tout réécrire pour Sex and the city !
Seul la trame (4 trentenaires new-yorkaises obsédées par leur travail  en chasse de mari) est restée.
Heureusement !
par Cybione publié dans : Les livres et moi communauté : SOIF DE LIRE...
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Mardi 5 février 2008
Telle est  la conclusion de dernier livre de Michael Chrichton : Etat d'urgence, que je viens de dévorer.


Agréable thriller,  il est dérangeant dans la mesure où il nous pose une question : dans quelle mesure nos peurs viscérales  sont-elles créées et manipulées pour nous contrôler ?


L'histoire est intéressante, bien qu'un peu  "bateau" avec son cortège de super-héros ordinaires, dépassés -et obligés de se dépasser -  pour survivre et anéantir un complot fomenté par des méchants (très méchants) qui se veulent en réalité gentils.
Ouf !

Là où il va beaucoup plus loin, et où ce livre trouve tout son intérêt à mes yeux,  c'est qu'il traite d'écologie, de réchauffement climatique, et présente des données brutes  (vérifiables sur le web)  réfutant les allégations qui nous sont assénées à longueur  de Kyoto ou de Grenelle...

Attention ! Il ne dit pas qu'il n'y a pas un problème de réchauffement,  mais que la manière dont les faits nous sont présentés, altérés, leur fait dire... ce que "l'on" veut que nous comprenions.

Par contre, il fait une disgression intéressante sur la manipulation des foules (nous...) par mass-media interposés, relevant que cette grande peur initiée par les écologistes fait précisément suite à celle précédemment instaurée par la guerre froide.

Quel rapport, me direz-vous ?
Juste que cette peur prend la place de la précédente, disparue pour cause de chute du mur de Berlin, parce qu'il est plus facile de contrôler une société harnachée par ses peurs.

Surtout que la vie en occident n'a jamais été plus riche, plus sûre (quoi que l'on dise), plus sécurisante.
Et nous sommes pourtant harcelés par de messages de catastrophe, de menaces  plus ou moins diffuses et invalidantes, et vivons malgré notre opulence réelle (plus de famines, d'épidémies, eau courante, médecine ...) dans une crainte perpétuelle, qui nous paralyse.

Et en réfléchissant bien, quid de ces craintes ?
Quid de l'état réel de la planète et de son devenir ?
La question est trop sérieuse pour la  confier aux politiques !



Une étude citée en référence du livre démontre que  la recherche  scientifique dépend actuellement du mécénat (gouvernemental ou privé), et que pour garder (ou obtenir) ses subsides, il lui faut caresser dans le sens du poil ses mécènes.

Et Crichton présente l'application pratique de cette théorie, avec l'expansion de l'eugénisme, théorie pseudi-scientifique ayant eu pignon sur rue et notoriété internationale dans les milieux intellectuels, politiques et scientifiques, avant  son explosion à l'époque du nazisme.

Plus de détails sur le réchauffement :
Le réchauffement serait certes imputable  à la colonisation  des sols par les villes (et indirectement, à l'émission de CO2 par l'activité humaine : là, c'est moi qui le dit), mais surtout au réchauffement climatique faisant suite à la petite période glaciaire (1874-1970) attestée par les relevés climatiques historiques.

Par ailleurs, le réchauffement ne serait que de 0.13 ° au lieu des 0.3 ° annoncés ces dernières années.

De plus,  la fonte des glaces ne serait pas aussi catastrophique que prévu : au groënland, celles-ci se reformeraient au lieu de fondre, ainsi que dans d'autres régions du globe, et la terre ne serait pas aussi menacée que celà.

Et il rapporte de propos officiels de scientifiques attestant qu'il est actuellement impossible de créer un modèle climatique reflétant la complexité des paramètres en jeu dans la climatologie.

Donc, qu'en est-il réellement de l'état de la Terre ?

Malgré tout, je pense que l'homme a fait et fait encore beaucoup de mal, entre déforestations sauvages, cultures intensives et pollutions diverses.

Notre belle Terre arrivera-t-elle, comme le démontre l'auteru, a s'en remettre toute seule ?
par Cybione publié dans : Les livres et moi communauté : Vive le désordre !
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Lundi 3 décembre 2007
En ce moment, en autres livres, je me replonge dans le cycle de Terry Goodkind, l'épée de vérité , grande saga de fantasy, sword and sorcery, exactement.

A chaque fois qu'une tome sort, je me replonge avec délice dans l'histoire, la relisant depuis le début.

L'histoire est un peu plus dense que dans les livre de fantasy "traditionnels", et elle renouvèle, amha, le genre.

Très différente de son ancêtre inégalée à ce jour, Le seigneur des anneaux (texte le plus connu, mais qui fût précédé de Bilbo le hobbit et accompagné de La saga de tom Bombadil et d'autres textes connexes considérés comme mineurs, dont des poèmes et une grammaire), elle raconte la rencontre, puis les tribulations d'un couple, dont le destin est de tomber de Charybde en Scylla d'un livre à l'autre.

Le style est fluide, l'histoire captivante, et elle s'offre le luxe de mettre en scène de personnages qui réapparaîtront plusieurs tomes plus loin.

Gros pavés, ces livres sont aussi bien lisibles par des jeunes (mon fils adore) que par des adultes.

Roman(s) d'initiation, en plus de roman(s) d'aventure et d'amour, chacun y trouvera son compte et personne ne boudera son plaisir.

On y trouve tout : des bons et des méchants, des sorciers, des guerriers, des monstres...
Et c'est le premier livre où je vois décrites des méthodes de domination SM !
L'humanité  des personnages est toujours présente, et nuancée.
Ici, pas de manichéisme primaire (voir Conan de Smith).
Bref, que du bonheur...

Et toi, Sylvaine, tu connais ?
par Cybione publié dans : Les livres et moi communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 24 novembre 2007
J'ai enfin  terminé ce livre dont je vous parlais dans un précédent article (je suis en train de lire...).

Enfin, car je n'ai guère l'habitude de mettre autant de temps pour lire un bouquin*.
Mais celui-ci est du genre résistant, non parce qu'il se refuse à vous, aucontraire.
Il vous apporte tellement d'informations croisées que vous ne pouvez (enfin moi) que le déguster à petites doses.

Et son dénouement, s'il  ressemble à un coup de tonnerre, n'a en fin de compte que peu d'importance ; on s'en rend compte en le lisant, et la narratrice le dit elle-même.

Bref, je reste sur ma première impression : à lire absolument.

* En temps norma, je mets au maximum une semaine à lire un livre de cette importance.

Il faut dire que j'ai une méthode de lecture assez particulière : je lis d'une traite le livre pour me l'approprier (avec une moyenne horaire  de100 pages environ pour un texte "intéressant")  puis le relis dans la foulée en m'attachant aux détails qui avaient pu m'échapper, en le dégustant à petites bouchées.

Par ailleurs, j'ai toujours plusieurs livresen chantier en même temps.
En ce moment, sous ma table de nuit :
- Mars et Venus au régime, bouquin intéressant sur les cycles hormonaux (on n ele croirait pas, au vu du titre)
- La nuit du verseau - Laurent Botti (prété par ma fille)
- Histoire de Lisey - Stephen King (emprunté à une copine)
- La neige et la cendre, le dernier paru de la série  Le cercle de pierre (ou Le chardon et le tartan) de Diana Gabaldon, que je dois commencer (j'ai déjà toute la série)
- Dune - Frank Herbert (mon livre fétiche, relu régulièrement) que je veux relire
et certainement encore 1 ou 2 que j'ai oubliés.

N'ayez craint, je vous en reparlerai.



par Cybione publié dans : Les livres et moi communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 11 novembre 2007
... un livre indescriptible, non par son intrigue, mais par la richesse de son style, ses constantes références biliographiques, bref un véritable olni (objet littéraire non identifié).

Il me ravit, et moi, la boulimique, je n'en suis qu'à la 342 ème page (sur 610) au bout d'unse semaine (en temps normal, il eût déjà été terminé).

Comment le présenter sans le déflorer ?

Une analyse de scène de suicide, présentée par une adolescente sur-douée élevée par un père veuf et universitaire, plus à l'aise dans le monde livresque que dans le monde des adolescents.

Mais ceci n'est qu'une infime partie de ce qui fait l'originalité de cet ouvrage.

Peut-être le fait que l'auteure, Marisha Pessl soit âgée de 27 ans, donc encore proche de ces moments qu'elle décrit si bien : celui où la vie bascule du possible au réel, celui où le monde se referme sur vous et celui ou la réalité vous attrape dans ses filets, faisant se déliter  vos rêves d'adolescente dans la réalité de la vie adulte...

Tout cela raconté avec un humour d'autant plus décapant qu'il est décalé et une fraîcheur bien loin de l'innocence présumée des jeunes.

Ce livre est lent, il ne se laisse pas lire rapidement, truffé qu'il est de références théoriques (et hilarantes) citées en contrepoint de ce que vit notre héroine qui n'en est pas une...

Bref, une grande réussite, et un des rares livres que je recommanderai sans restriction.

La physique des catastrophes
Marisha Pessl
Gallimars colelction NRF
24.50 € (un investissement mérité).

J'ai lu (après avoir commencé sa lecture) sur la quatième de couverture que M Pessl avait reçu de nombreux prix litteraires pour ce premier roman.

Prix littéraires qu"en général je fuis comme la peste, car souvent synonymes de nombrilisme et d'auto analyse, comme quoi les idées préconcues sont faites pour être démolies.


par Cybione publié dans : Les livres et moi communauté : L'écriture dans tous ses états
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