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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 14:44

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Je viens d'avoir le plaisir de retrouver un cousin dont je n'avais plus eu de nouvelles depuis ... plusieurs dizaines d'années.

 

Il faut dire que mes parents n'ont jamais eu la fibre familiale, ou plutôt mon père certainement plus que ma mère qui a, je m'en rends compte maintenant beaucoup souffert d'avoir du vivre, avec sa mère d'abord, puis ensuite avec son beau-père vieillissants.

 

Quoiqu'il en soit, j'ai été élevée dans une ambiance "on choisit ses amis (ils n'en avaient d'ailleurs pas) mais pas sa famille".

 

Dans la bouche de ma mère, seuls leurs travers, dont notamment leur JALOUSIE et leur ENVIE parce que mes parents avaient REUSSI, étaient mentionnés (et décriés), ainsi que leurs défauts "rhédibitoires" (paresseux, bons à rien, profiteurs...).

 

Je crois qu'avec le recul, c'était plutôt ma mère qui transposait ses sentiments et son refus, voire sa peine, d'avoir passé tout son temps à travailler, sans jamais prendre de temps pour elle.

 

 

Je la comprends mieux qu'arrivée à un tournant de ma vie, je me rends compte que le métier de commerçant (qui était le leur) est vraiment "marche ou crève" : poussés dans le tourbillon des prêts et autrs échéances à régler, il n'était pas question de s'arrêter plus que quelques jours.

 

Et par le fait, nous n'avons jamais (ou si peu) pris de vacances ensemble, quoique voulant profiter quand meme de notre vie -ce que mes parents avaient violemment décriés, tout en l'acceptant d'un autre côté-.

 

Mais vivre pour travailler sans jamais sortir, quasi-emprisonnés n'est pas pour moi le symbole d'une vie réussie.

Par contre, pour ces enfants ayant connu la guerre et ses privations, je comprends que celà ait pu être le but de leur vie : ne plus jamais manquer de rien, avoir une maison "à eux" et moderne, plutôt que ces appartements exigüs et sans conforts dans lesquels ils avaient vécu.

 

Comme vous le voyez, je n'ai toujours pas réglé tous mes comptes avec mon enfance -qui peut d'ailleurs dire qu'il l'a fait complétement ? - mais je me rends compte de beaucoup plus de choses, et deviens plus tolérante, ou plutôt compréhensive maintenant.

 

Quoiqu'il en soit, j'espère des retrouvailles familiales : cela va me faire drôle de retrouver un presque sexagénaire père de 5 grands enfants, alors que je me souviens de mon jeune cousin âgé d'un vingtaine d'années...

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