Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Me Contacter

  • : The Cybione
  • The Cybione
  • : Le vie est belle ! Chroniques de la vie qui passe...
  • Contact

Fréquentation

Il y a actuellement    personne(s) sur ce blog 

Locations of visitors to this page


  Il y a eu visiteurs depuis sa création.

 



Rechercher

Texte Libre

Archives

25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 18:34

133077164_cc8633d26e.jpg

 

Car force est de constater la déliquescence de notre système de santé, et surtout celui du fonctionnement des urgences : nous en avons malheureusement eu un exemple flagrant la semaine dernière, avec la mésaventure arrivée à une amie.

 

Son mari, obèse, a fait une mauvaise chute : ses jambes se sont dérobées sous lui alors qu'il montait dans un escalier, et il est parti à la renverse, dévalant une dizaine de marches sur le dos avant que sa tête ne heurte le carrelage, occasionnant une déchirure de son cuir chevelu d'une quinzaine de centimètres (bonjour le choc !).

En prime, son épaule semblait endommagée.

Notre amie, présente dans la pièce adjacente s'est bien évidemment précipitée pour le trouver conscient, mais incapable de se relever, et a aussitôt appelé les pompiers, qui se sont déplacés dans les minutes suivantes, avant de l'évacuer vers le CHU de Poitiers.

Il était environ 15 heures 30.

Vers 18 heures, elle a appelé les urgences, pour apprendre que son mari était toujours en attente, sans aucune prise en charge.

 

Certes, son cas peut ne pas sembler extrèmement urgent, mais il faut préciser qu'il a un très lourd passé médical (il risque de graves complications), raison de son transfert dans ce CHU qui gère par ailleurs son dossier.

 

Vers 22h, l'hôpital l'a enfin appelée pour lui dire qu'il fallait qu'elle vienne chercher son mari, que les urgences ne pouvaient pas garder pour la nuit. Ne pouvant se déplacer (elle gardait ses petits enfants), son interlocuteur lui a répondu que dans ce cas, ils "mettraient son mari dans une ambulance" et que le transport serait entièrement à sa charge (elle habite à une heure de route de Poitiers).

 

Elle a donc du déranger son fils (car elle était incapable de conduire au vu des évènements), organiser le rapatriement de ses petits, et est partie récupérer son mari QUI L'ATTENDAIT SEUL DANS LE HALL DU CHU !!!

Elle n'a donc vu personne, ni signé aucun papier...

 

Mais cela ne s'arrête malheureusement pas là !

Le pauvre n'avait eu qu'une radio de l'épaule, sa tête ayant juste été auscultée et une dizaine d'agrafes posées, l'interne lui disant qu'il lui fallait des soins infirmiers pour sa tête, sans pout autant lui donner d'ordonnance.

 

Le lendemain, l'infirmier appelé disait à la famille que c'était à eux de nettoyer quotidiennement la plaie ; or sa fille, qui s'zn était chargé, s'apercevait qu'une agrafe était en train de sauter...

 

Alors je le dis : où allons-nous dans ce monde où maintenant les urgences manquent de personnel et sont restreintes au point de lâcher les patients comme des chiens, seuls en pleine nuit, sans parler du fait que seul le minimum vital d'examens était effectué et son état de santé non pris en compte ? 

A son départ, les pompiers avaient dit qu'une radio de la tête allait être faite...

Dernière précision : l'un de leurs voisins était décédé suite à une chute identique quelques jours après son retour des urgences, d'un traumatisme crânien non décelé...      

 

Il me semble que nous prenons le chemin d'un système où les plus fortunés auront droit à une meilleure prise en charge, sans parler des personnes "rentables" pour la société, personnes âgées ou malades étant laissées pour le compte (j'en ai eu plusieurs fois l'exemple dans ma famille ou celle de mes amis).

Et nous, quel sera notre futur médical ?

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Cybione - dans Coups de gueule
commenter cet article

commentaires

cybione 31/08/2011 09:37



Dernier rebondissement : son docteur, consulté, vient de lui diagnostiquer la rupture de l'un des tendons d'un muscle de l'épaule.


Il ne pourra plus jamais se servir de son bras correctement.


 


Le pire est la réaction du docteur suite à l'incompréhension de la famille (les urgences auraient dû le voir !) : "de toutes manières, ils ne pouvaient pas l'opérer en raison de ses autres soucis
de santé..."


Ou comment absoudre une grave erreur médicale.


Ecoeurant !



Cybione 01/09/2011 14:20







fée des agrumes 30/07/2011 15:14



Malheureusement habituel.



Cybione 23/08/2011 10:24



Mais de pire en pire !