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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 09:06

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Pendant mon adolescence, l'achat d'une paire d'espadrille inaugurait pour moi le début de l'été, et c'est avec beaucoup de sérieux que je lancais chaque année dans l'achat de celles qui allaient m'accompagner pendant quelques mois.

 

Et là, je vous parle de vraies espadrilles, à la semelle en corde surmontée d'un voile de coton  point de ces mutantes venus d'extrème-orient et souvent enrobées de plastique.

 

Le choix de couleur était un choix cornélien : il fallait qu'elle s'adapte à ma garde-robe (principalement composée de bikinis, de serviettes de plage et de short), que je pense pas m'en lasser au fil des jours, qu'elle se patine joliment et mette mon bronzage en valeur !

 

La première approche concrète de la chose était difficile : entre l'absence de talon et la raideur certaine de la semelle, sans parler de l'accoutumance à la toile un peu rèche, cela faisait beaucoup pour mes petons plus habitués aux lanières et aux talons hauts de mes sandales.

 

Mais une fois désaccoutumée, quel plaisir que celui de chausser le confort de ces espadrilles, mi-chaussons, mi-chaussures. C'est bien simple, elles m'accompagnaient partout et tout le temps,  hormis lorsque je préférais l'absence de tout chaussant - ou que je voulais me la jouer glamour le temps d'une soirée.

 

Par contre, je ne supportais pas le négligé du rabat écrasé sous le talon : pour moi, il me la fallait bien nette, englobant mon talon sans faire aucun pli !

 

Seul inconvénient : il était inenvisageable de les laver, ou de les mouiller pareillement, sous peine de les voir se transformer en d'innommables objets puants, reconnaissables de loin à leur odeur, même aussitôt séchées au fort soleil de la Côte d'Azur.

 

Et le dernier geste des vacances était de prendre cette paire chérie qui m'avait fidèlement accompagnée jusqu'au bout des vacances, devenue souvent usée et déchirée au fil des kilomètres avalés, et de la poser précautionneusement dans la grande poubelle pour son dernier voyage.

 

Cela fait des années -que dis-je, des décennies- que je n'ai plus rechaussé d'espadrilles, mais la nostalgie m'est venue d'elles, en lisant un billet qui leur est consacré, et dans lequel j'ai appris avec effarement qu'elles étaient devenues "hype", objets de mode vendus plusieurs dizaines d'euros dans des boutiques branchées, maquillées d'imprimés improbles (et importables ?).

 

Peut-être, d'ailleurs, vais-je en racheter, mais des toutes simples, fabriquées en France, souvenir de mes années d'adolescence...

 

Illustration trouvée sur FlickR

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commentaires

Marie 05/09/2011 21:38



Merci pour ce joli article! Il y a tant de choses à dire sur l'espadrille



Cybione 14/09/2011 14:49



Eh oui : c'est une vieille dame intemporelle et qui ne se démode pas !


Au contraire, elle s'offre des liftings réguliers (et pas toujours réussis , d'ailleurs).