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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 16:34

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En ce moment, je ne trouve ni courage ni envie de vous écrire car, à quoi bon me plaindre tout le temps ?

 

J'ai même honte de cette situation, de ce mal-être qui s'empare de moi aux moments les plus inattendus. Je devrais être pourtant contente : je viens en effet d'apprendre que je resterai dans ma ville jusqu'au mois d'août, en attendant le mouvement des mutations (et  en espérant qu'un poste se libère à proximité).

 

Le pire n'est pas que j'aie cette envie de me plaindre, de voir le verre à moitié vide plutôt que plein. C'est surtout cette lassitude infinie qui m'emporte et me noie la plupart du temps, à moins que je ne m'évade de mon quotidien pour aller "ailleurs", en week-end avec cherettendre ou en sortie avec les copines : là, je me sens bien, délivrée pour un temps du fardeau qui pèse sur mes épaules.

Certes, mon traitement me fait beaucoup de bien, mais à la moindre pression supplémentaire, je replonge dans les affres de l'angoisse.

 

Sans parler de cette démotivation totale que je ressens quant à mon travail. Qui rejaillit même (et surtout) dans ma vie privée et mon intérieur.

 

Facilité aussi, de me dire qu'avec deux hommes désoeuvrés à la maison, c'est à eux de prendre en charge le quotidien de celle-ci, au lieu de (encore !) s'appuyer sur moi pour ce faire (et me reprocher lorsque je ne fais rien : quelle injustice !).

Certes, cherettendre, s'occupe de tout, mais à son rythme.

Et j'ai l'impression que les hommes ne voient même pas ce qui cloche : sol sale, poussières non faites, lessive à faire... Habitude ou myopie congénitale ?

 

Reste que je n'ai aucune envie de m'y coller, et encore moins celle de me fâcher en faisant remarquer la saleté ambiante (quoique toute relative, quand même).

 

En prime, notre frigo américain nous a lâché mercredi dernier, et il a fallu composer avec congélateur au sous-sol (heureusement que nous avons un !) et réfrigérateur prété par Domamido.

 

En attendant, nos charmants félins perturbés par ce remue-ménage n'ont pas trouvé mieux que "d'arroser" des lieux improbables tels la pompe à bière et la trancheuse électrique sortie en ce moment.

 

Résultat : une super mauvaise humeur de cherettendre qui peste contre le bordel ambiant...  surtout celui des autres !!!

 

Sans parler de tiloup qui passe ses soirées (voire nuits) devant l'ordi, se levant à midi et jouant (sur notre ordi !) ou comatant le reste du temps, enfermé dans sa chambre à la moindre réflexion.

 

Seule lueur d'espoir qui m'a fait enfin réagir et comprendre, ces phrases, que j'ai dernièrement entendu pendant une émission :

 

La dépression est une maladie, honteuse pour celui qui en est atteint, car incompréhensible par son entourage.


En effet, elle n'est décelable par aucun examen qui pourrait la prouver, ni par aucun symptôme physique, ce qui la rend totalement invisible contrairement, par exemple, à un cancer et bien qu'elle soit aussi grave et fasse autant de ravages !

 

Ceux qui en sont atteints ont, en plus de leur affection, à supporter le regard négatif des autres qui ne comprennent pas le plus souvent pourquoi ces gens "qui ont tout pour être heureux" vont aussi mal.

 

 

Non, ils ne souffrent pas d'une faiblesse de caractère ou de problèmes psychologiques, mais bien d'une longue maladie reconnue par le corps médical et soignable par des médicaments.

 

Et cet oppobre qui y est attaché fait que beaucoup de malades refusent de reconnaître leur état, de se soigner par des traitements spécifiques et surtout d'en parler autour d'eux.

 

Pensez-y la prochaîne fois que l'une de vos connaissances parlera de sa dépression.

Si elle l'ose.

Analysez bien votre réaction immédiate à cette annonce.

Et évitez ces remarques destinées à leur remonter le moral : ce n'est pas celui-ci qui va mal, mais plutôt leurs neuro-transmetteurs !

 

illustration trouvée sur FlickR

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Published by Cybione
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