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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:33

Samedi soir, j'ai bien avancé dans mon travail sur moi, avec l'aide de cherettendre qui m'a poussée dans mes derniers retranchements pour me faire avouer à moi-même la cause du mal-être, que je traîne depuis quelques mois.

Je le savais, mais n'avais pas conscience de la force avec laquelle ce désarroi me déstabilisait et me minait jusqu'au plus profond de mon être : j'ai honte de mon travail.

J'ai l'impression d'être une fonctionnaire planquée, qui n'a rien à foutre pendant ses journées.

Ouf ! Je l'ai dit !

Autant cette situation (non désirée) me mine, autant j'ai, en plus, honte de l'avouer et le dire autour de moi, face à des personnes ramant pour joindre les deux bouts, ou rêvant tout simplement de trouver un travail.

Je comprends tout à fait qu'elles n'acceptent pas cet état de fait, voire me conspuent pour mes présumées incompétence ou fainéantise.

Pourtant, Dieu sait que je désirerais avoir réellement un travail gratifiant à faire !

Ma fiche de poste détaille que je dois accueillir le public, répondre au téléphone, faire du secrétariat et ranger les publications et autres documentations à l'attention du public et des personnels.

En réalité, il m'arrive de passer des journées entières sans que je ne voie le moindre monde, ne doive répondre au  téléhone ni ne reçoive de courrier.

Je m'emmmmmmmmmmmeeerrrde !

J'en suis arrivée au point que, lorsque je reçois des documentations pour les collègues, je n'ai même plus envie de les ranger, sachant qu'elles ne serviront jamais à rien, et attendront sagement dans leur berceau d'être remplacées l'année suivante : internet est plus rapide, et tous les formateurs ont maintenant leur site, mis régulièrement à jour.
Sans parler que les écoles de Lille, Nice ou les universités canadiennes ne sont guère demandées dans notre région.
Ou plutôt, ceux qu'elles intéressent éventuellement sont suffisamment motivés (et équipés) pour entreprendre leurs recherches eux-mêmes.


Le pire est que je m'aperçois que, dans le domaine de l'orientation (dont j'ignorais tout), existent plusieurs structures parallèles qui se partagent le même public qui, lui-même, va de plus en plus pêcher ses informations sur la toile et par conséquent n'imagine même pas que nous puissions avoir un intêret quelconque :

 

- les Missions locales, dépendant des collectivités territoriales et destinées aux jeunes de 16 à 25 ans uniquement, et qui les orientent vers des formations et des emplois.

 

- les CIO (centres d'information et d'orientation), dépendant de l'Education nationale, qui (ré)orientent le public (principalement des scolaires, mais il est ouvert à tous) vers les formations qui lui conviennent.


- le Pôle emploi (anciennement ANPE), dépendant du ministère du travail, destinées aux demandeurs d'emploi et chargé de leur trouver là aussi emploi ou formations.

 

- sans parler des structures privées,quelquefois mandatées par les organismes ci-dessus pour faire leur travai en sous-traitance (bilans de compétences, dossiers de VAE-validation des acquis de l'expérience...).


Je conçois tout à fait (et suis totalement d'accord) que le gouvernement veuille réunir ces différentes instances qui, pour le même but, emploient 3 fois plus de personnel, ont pratiquement le même fonds documentaire et surtout, se renvoient les unes les autres le public, qui n'en demande pas tant.


Pour en revenir à mon poste, je suis arrivée là à la suite de la fermeture  de mon poste précédent, distribuant par là-même le travail que je faisais (à temps plein, et sans avoir le temps de m'ennuyer) entre mes deux collègues restants, tout en leur adjoignant en plus un travail supplémentaire.
Un comble !

Alors que la structure dans laquelle je travaille survit, avec de moins en moins de fréquentation...
J'ai appris par la suite que plusieurs de mes collègues d'autres villes étaient dans le même cas, certain(e)s n'hésitant pas à emmener du repassage (du repassage !) à faire pendant leurs heures de travail.
Celui que je remplace, parti en retraite, emmenait quant à lui des magazines ou des livres.
Je me contente, avec mauvaise conscience, de surfer sur le net ou de jouer, pendant de longues heures, au solitaire.

Je sais que c'est un scandale, que je suis payée à ne (presque) rien faire !
Et pour moi, qui fut élevée dans le culte du travail et qui a été, avec mon mari, à la tête d'entreprises, c'est d'autant plus difficile à vivre.

Les amis auxquels j'ose en parler me disent qu'au contraire je dois en profiter, en me disant que je n'ai pas demandé (mais qu'on me l'a imposé), et que je peux bien me reposer maintenant à mon tour.


Car il est vrai qu'ici je suis passée d'un extrème (par exemple : 2 temps complets réunis en un seul, sans aucune formation, ni aide, sur un précédent poste) à un autre.

Mais lequel est vraiment le plus fatiguant, usant, stressant ?
Je ne saurais, en toute conscience, départager ces deux situations.


Je le fais, mais avec une très mauvaise conscience, et je m'aperçois que j'ai de moins en moins d'estime de moi-même : je n'ai plus d'énergie ni de volonté, même à la maison, comme si je me renfermais sur moi-même et ma pseudo-fainéantise.
Je me sens comme engluée dans un vide abyssal : où vais-je errant ainsi ? Quel est l'intérêt de mon travail ?

J'ai fait une requète il y a quelques jours, pour enfin sortir de cette torpeur anesthésiante...
Peut-être est-ce le début d'une réponse, cet aveu public enfin consenti ?

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commentaires

rere 24/08/2010 21:20



Bonsoir,


J'ai lu votre récit, et je peux vous dre que je me retrouve tt à fait dans la même situation que la vôtre, l'ennui au travail et oui ça existe, je travaille dans une mairie et je vis au
quotidien ce que vous vivez... cela s"appelle le bore-out et le le burn-out... Ca détruit insidieusement et fait remonter à la surface de nombreuses questions... Vous pouvez me joindre pour en
discuter si vous le souhaitez...


Bon courage



Cybione 25/08/2010 09:03



Eh oui, en effet...


Je ne connaissais pas le bore-out, mais par contre je croyais que le burn out était carrément l'opposé : trop d'impications au travail et..; trop de travail, ce qui n'est malheureusement pas
notre cas.


Merci de votre témoignage, je me sens moins seule.



Domamido 20/10/2009 09:25


Tu m'avais parlé, en effet, que tu te sentais inutile, mais pas au point d'avoir honte de ton travail !

Quoi qu'il en soit j'espère que tu vas rapidement trouver une solution à ton problème.

A commencer par traduire le texte écrit en portugais, en français (Lexilogos est un bon site, je te le recommande).

Trève de plaisanterie, au travail !


Cybione 20/10/2009 11:55


C'est fait ! (;o))

Je crois que j'ai surtout honte de ne pas être bien dans ce travail, de me plaindre de cette sinécure.
Honte également de gagner ainsi de l'argent, comme si mon travail ne méritait pas de salaire.
Comme si je ne connaissais pas ma chance, alors que pour moi, c'est plus un cul-de-sac qu'une chance... question de point de vue, de besoins.
Il est vrai que, maintenant, j'ai un travail sûr, et pourtant, je me permets de le juger, voire de le déprécier.
Alors que tout ce que je veux est d'être utile, ce que je ne ressens pas actuellement.

Ouh ! Quel sac de noeuds à déméler en moi !
Mais pourquoi faut-il aussi que je me pose autant de questions, au lieu d'en profiter simplement et de me laisser vivre sans tracas ?

Là encore, je suis au bon endroit, au bon moment et je recherche ce que je vis actuellement... pour mieux avancer dans mon cheminenment intérieur vers la lumière.


ana 19/10/2009 18:05


A tradução de françês para Português é mais ou menos ...mas pelo que li e entendi acho deverá começar a acordar e a agradecer pelo trabalho que tem, e não se culpe não se prive de saborear o seu
dia a dia que Deus lhe DEU, se existem comentários perdoe e que Deus os abençoe, quem me dera ter o seu trabalho, e ser paga por ele . Faça por ser feliz não olhe para o lado e deixará de sentir
observada.

Felicidades


Cybione 20/10/2009 11:52


traduction approximative réalisée à l'aide des traducteurs en ligne :

Je traduis plus ou moins du français au portugais … mais d’après ce que j’ai lu et compris, [chacun] devrait commencer à se réveiller et à remercier pour le travail qu’il a.
Ne vous blâmez pas et ne vous privez pas de profiter de votre journée chaque jour que Dieu vous a donné.
Désolé si il y a des commentaires et que Dieu [nous/vous] bénisse, [mais] je voudrais avoir votre travail et être payé pour cela.
Pour être heureux, ne cherchez pas sur le côté [ ne vous prenez pas la tête ?] et ne vous sentez pas non respectée/observée [ne vous dévalorisez pas ?] .

Merci, ana de votre commentaire et de votre compréhension.
Je vous souhaite bonne chance.


Domamido 19/10/2009 17:17


En effet, ce sentiment de honte de ton travail, je l'ai ressenti à maintes reprises, je pensais que tu en avais pris conscience depuis longtemps, or, tu réalises à peine cet état de fait ! Je
comprends ce sentiment. En effet, que fais-tu pendant que d'autres rament ? Tu enrichis ce blog entre autres choses (ce qui est, quelque part, utile, ne serait-ce qu'à nous, tes fidèles lectrices
et lecteurs). Et, si je poste ce commentaire, c'est que, moi aussi, je suis censée travailler, non ? Toi comme moi, en effet, avons fait et faisons notre cote-part de travail et méritons bien une
pause de temps à autres. Mais je comprends ton sentiment d'injustice à l'idée d'être payée à glander tandis que d'autres triment et sont payés une misère. Non, tu n'y es pour rien ! C'est le
système qui veut ça, malheureusement. Un système mal fichu et déséquilibré.
J'espère que la demande que tu as faite sera prise en considération. Quelle est-elle ?


Cybione 20/10/2009 09:18


Si, j'en avais pris conscience (et t'en avais parlé), mais je n'imaginais pas la dévalorisation et la perte d'estime de moi qu'il a entraîné.

Prenant (vraiment) conscience des dégats collatéraux, j'ai fait une demande d'aide pour sortir de cette léthargie, trouver les vraies raisons de ma réaction et m'en libérer.
Car je me rends compte que ce n'est pas tant le (manque de) travail qui est un problème en soi, mais tout ce qu'il fait remonter en moi.
Certains feraient n'importe quoi pour avoir mon job, j'en suis consciente, mais ce n'est pas mon idéal de travail (pourquoi ne suis-je fainéante et ne m'épanouis-je pas dans ce cocon doré ?).
Et le fait d'en parler au grand jour est un premier pas vers la guérison...