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Ca y est, le verdict est tombé...
Car essayer d'aider quelqu'un en dépression depuis plusieurs mois est usant.
Car je n'en peux plus.
Car je navigue entre état heureux (tout va bien aujourd'hui) et plongée abyssale dès qu'un mot ou une phrase un peu vive plonge l'autre dans les abimes du souvenir n'est plus envisageable.
Quand la relation de couple ne tient plus qu'au fil de l'amour, effiloché par la réaction épidermique de l'un ou l'autre, initiée tous les passifs dûs au passé...
Je jette l'éponge.
Je pensais être forte, mais moins que voilà quelques dizaines d'années.
Et je me rends compte que c'est, ou demander de l'aide à mon médecin, ou aller droit dans le mur.
Et je préfère encore une aide chimique à participer à détruire mon couple.
Je viens de me remettre à fumer.
Et j'attends avec impatience ma petite pilule du bonheur.
Pour recommencer à vivre.
Bon, le principal est de pouvoir mettre un nom sur ton malaise.
Il y a quelques mois de cela, Le médecin m'a prescrit également des anti-dépresseurs : résultat, j'étais devenue un zombie, libido à zéro et rien de changé côté humeur. Je n'ai donc pas persisté. mais nous sommes toutes différentes, ce qui ne convient pas à l'une peut convenir à l'autre. Il est probable, surtout, que mon état dépressif n'était pas suffisamment sérieux pour que j'aie recours à la médication, l'homéopathie me convient très bien et me suffit.
Alors, soigne-toi bien. Et dire que tu craignais que ce soit ton mari qui fasse une dépression... Ce que je pensais aussi, d'ailleurs, selon ce que tu m'en disais. En fait, tu calquais tes propres ressentis et les faisais siens.
Cela va mieux, et "mon" anti-dépresseur n'est pas une benzodiazepine, mais un régulateur de la recapture de la sérotonine. Résultat : je me sens bien, "normale", pas du tout trankée et me retrouve enfin : je suis plus sereine face aux sautes d'humeur de cheretendre.
Et que j'aie une dépression ne veux pas dire que lui n'en fasse pas une, ou tout au moins une déprime carabinée. Mais c'est maintenant son problème et celui de son médecin.
D'accord, je comprends mieux, en regardant sur la boîte de médicaments qui m'a été prescrit, il s'avère en effet qu'ils font partie de la famille des benzomachinchouette, donc je comprends mieux mon impression de planer en permanence. Qui plus est, le moindre calmant, même de l'homéopathie, me fait toujours un effet démultiplié alors, à plus forte raison, ce truc.
En tous les cas, je suis contente que ton médoc te soit bénéfique. Quant à ton zom, c'est comme certaines addictions, la dépression ou la déprime ne peut être traitée que si le malade admet être malade et ça...
Et oui !
Moi aussi je suis contente de voir la fin du tunnel.
J'ai bien connu ça moi aussi... Vivre avec la depression c'est vraiment comme vivre avec une jambe en moins...Paralysée Beaucoup de courage... Et mille bisous PS: un truc que je fais c'est que je m'ecoute davantage
C'est tout à fait ça, être paralysée !
Et quand ça va mieux, c'est là que l'on se rend compte du poids qui nous étouffait.
Merci
Bises à toi aussi : j'espère que tu t'en es sortie...