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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 23:55
Je rebondis sur l'article  : Avoir mal au travail, écrit aujourd'hui par Domamido et dans lequel elle dénonçait les pressions croissantes exercées par les entreprises, notamment La Poste  et les suicides qui en résultent actuellement.


Il est vrai que nous passons, grossièrement,  près d'un tiers de notre temps au travail ou dans son environnement immédiat (cantine...), soit autant que dans notre lit.
Le reste de ce temps étant  partagé entre les transports, le travail ménager, les repas et les loisirs...

On peut donc raisonnablement dire que c'est l'environnement que nous cotoyons le plus pendant notre période de vie active, et qu'il est plus important que le temps (actif) passé avec notre famille.

Comment s'étonner, dans ce cas, que tout trouble dans ce cadre soit immédiatement ressenti violemmment au plus profond de l'individu ?

Sans oublier que notre société ultralibéraliste broye de plus en plus les salariés, relégués au rang de robots décérébrés et amenés à augmenter sans cesse leur productivisme.

Et tout cela pour quoi ?
Au nom des sacro-saints bénéfices engrangés par les actionnaires des sociétés employeuses.

Il n'est pas étonnant que dans ce contexte de crise, dans lequel les messages de peur et d'angoisse nous sont assenés sans cesse par les media, beaucoup perdent tout espoir...

Ils ne sont tout simplement pas armés pour faire face, réagir et rebondir face aux difficultés qui les engloutissent.



Ainsi dans La Poste, dernièrement privatisée.

Il faut avouer que beaucoup de fonctionnaires (j'en suis maintenant une, bien que dépendant d'un ministère différent) sont totalement déconnectés du monde du travail.

Ou plus exactement, la plupart ne se sont jamais frottés au monde réel, fait de luttes incessantes.

Car il faut bien avouer que le statut de fonctionnaire a été pendant longtemps une sinécure : le travail était garanti à vie, et les résultats n'étaient pas forcément nécessaires la pression, hormis de par certains petits chefs, pratiquement inexistante.

Malheureusement (et à juste titre, au vu du nombre d'éxagérations diverses), le courant a reflué vivement ces dernières années, et ces personnels se voient maintenant obligés de rattraper le temps perdu et sont jetés de force dans le bain glacé du travail et de la réalité.

Réalité d'autant plus dure à vivre, qu'ils n'ont jamais vécu que sous ce régime calme et tranquille et que c'est tout leur monde de privilèges qui bascule en les entraînant dans un enfer incompréhensible pour eux.


D'autant plus que la restructuration se fait souvent à tort et à travers, enlevant des postes nécessaires (tout en augmentant le travail des collègues restants) pour en ouvrir ou en garder d'autres, pratiquement inutiles  (il est vrai que ce genre de découpage est effectué en haut lieu, par des responsables ne travaillant que sur chiffres ou statistiques et n'ayant aucune idée du travail de terrain).

Vu de l'extérieur (ou du point de vue "des autres", il ya bien pire qu'une mutation à une centaine de kilomètres, ou une restructuration, mais ces gens , au contraire, voient tout leur univers détruits, toutes leurs croyances en une sécurité éternelle mises à bas  sans avoir aucune arme pour réagir sinon l'effacement, l'oubli dans la dépression ou le suicide.



Mais, pour 23 suicides à ce jour dans cette grande entreprise qui fait les grands titres actuellement, combien d'autres suicides en France (dont personne ne parle) sont actuellement dûs au chômage, à la délocalisation, au harcèlement et aux diverses pressions professionnelles ?

Sans parler des banques, qui empirent une situation déjà précaire ?

Pour y être passée (pas au suicide, mais à presque tout le reste), je sais qu'il est très facile de se sentir abandonné de tous et sans espoir, pour peu que le cercle proche ne suive pas.


Sans parler de la démesure et l'exhibition indécentes auxquelles se livrent les classes dirigeantes et fortunées, aux antipode de ce qu'elles font vivre aux plus démunis.

Sans compassion ni humanité.

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Published by Cybione - dans Coups de gueule
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commentaires

A MOA 16/09/2009 17:35

Kikou Cybione ;-)

Intéressant ton article sur le monde du travail et la société.
Je te le dis, l'être humain n'est pas fait pour travailler. La preuve?
Et bien ça le fatigue! Lol

Je plaisante, mais rares sont les gens qui ne s'apanouissant pas dans le travail, et subissant de surcroit les brimades de "petits chefs", sont des victimes aux conséquences multiples.

Agréable fin de journée, à bientôt.
Bisous :-)))

Cybione 19/09/2009 10:40


Kikou, tôa,

Je suis d'accord avec toi : beaucoup de gens "font avec" et seules des conditions extrèmes ou parallèles (problèmes familiaux, médicaux ou autres) mènent "au bout" tous ces gens.

Il faut dire qu'auparavant, le travail était un moyen de gagner de l'argent et n'était pas autant valorisé en tant que moyen d'épanouissement. Ou l'on n'en parlait pas.

Je me méfie aussi de "l'effet de mode" (et le terme est mal choisi, j'en suis consciente : efft "boule de neige" ?) qui génère ces appels au secours sous forme de suicides (ou tentatives de),
notamment à La Poste.
Peut-être, pour ces personnes, le seul moyenà leur disposition pour se faire écouter, ouplutôt pour hurler leur sntiment d'êter déshumanisées, abandonnées par l'Etat providence, comme au Japon
?

Bon we.
Bises