Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Me Contacter

  • : The Cybione
  • The Cybione
  • : Le vie est belle ! Chroniques de la vie qui passe...
  • Contact

Fréquentation

Il y a actuellement    personne(s) sur ce blog 

Locations of visitors to this page


  Il y a eu visiteurs depuis sa création.

 



Rechercher

Texte Libre

Archives

16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 12:28
C'est ce que pourrait penser un étranger découvrant nos grandes villes.
Jugez-en plutôt :

Pourquoi travaillons-nous loin, plus, pour gagner plus d'argent et en fin de compte ne pas pouvoir le dépenser, faute de temps ou alors en choses futiles, achats "de prestige" condamnés à montrer  justement ... que leurs possesseurs gagnent beaucoup d'argent ?

Dans le même esprit, pourquoi travaillons-nous loin, etc... et n'avons-nous plus avoir le temps de s'occuper
- de nos enfants : nous  payons (à prix d'or) quelqu'un d'autre pour les garder ?
- de notre couple, ce qui risque de se terminer en divorce au cours duquel... les biens matériels acquis précédemment sont perdus ?

Idem, pourquoi travaillons-nous.... , et sommes-nous si fatigués que l'on achètera des plats tout faits, à prix d'or et mauvais pour la santé, alors qu'avec un peu de temps, nous pouvons acheter de saison et cuisiner ?

Pourquoi passons-nous des heures à chatter sur internet et ne connaîssons-nouspas notre voisin ou, pire, nous en défions-nous, parce qu'il est "différent" ?
Alors qu'il suffirait de sortir, sourire et parler pour se connaître mieux, s'apprécier et s'enrichir mutuellement.

La problèmatique est identique avec les rencontres amoureuses : les sites de rencontre fleurissent où les recherches de "coup d'un soir" sont légion, mais  chacun rentre seul chez soi le soir, et n'a que son chat à caresser et à qui parler.

Nous sommes dans une ère où nous n'avons jamais autant communiqué, et n'avons jamais été autant seuls.
Certes, nous avons des amis au bout de monde, mais ne prenons plus le temps de vivre "pour de vrai", de parler face à face.

Bientôt -comme dans Matrix-, nous serons encapsulés dans des cellules sans autre moyen de communications que le réseau qui nous reliera tous, et dont internet, la télévision satellitaire et les téléphones portables sont des préfigurations.
Jean-Michel Truong (que j'ai eu le plaisir de cotoyer plusieurs fois dans des salons), dans Le successeur de Pierre, nous en  fait une description qui fait froid dans le dos.

Heureusement, une (grande) partie d'entre nous réagit, qui retourne à une qualité de vie, à une consommation maîtrisée.
Sans parler de la majorité de la population mondiale pour qui le comble du confort est d'avoir de l'eau potable à disposition, et de quoi manger journellement.

A force de nous replier sur nous-même, nos "acquis" et notre confort (même si nous n'arrétons pas de geindre et de nous plaindre), nous risquonss fort de nous réveiller un jour brutalement pour nous rendre compte que la vie a  continué sans nous, que nous sommes devenus prisonniers des machines que nous aurons créées, mais que l'humanité a poursuivi son chemin de vie loin de cette impasse technologique.




Partager cet article

Repost 0

commentaires