Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Me Contacter

  • : The Cybione
  • The Cybione
  • : Le vie est belle ! Chroniques de la vie qui passe...
  • Contact

Fréquentation

Il y a actuellement    personne(s) sur ce blog 

Locations of visitors to this page


  Il y a eu visiteurs depuis sa création.

 



Rechercher

Texte Libre

Archives

28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 09:24
Mon meilleur ami, ma maison, mon refuge, et la seule chose au monde qui m'appartienne vraiment, maintenant et à jamais, même si parfois je n'en ai pas l'impression.

Quand il était habité par un petit occupant qui s'y développait, je l'ai partagé, découvrant avec émerveillement le miracle qu'il générait: créer la vie, la protéger et la nourrir jusqu'à que cette nouvelle petite vie puisse afrronter (presque) seule le vaste monde extérieur.
A chaque accouchement, je me suis trouvée émerveillée, fatiguée, dolente, évidemment, mais aussi libérée de cette présence qui me ravissait .
J'étais heureuse de retrouver mon corps à moi toute seule, en moins bon état peut-être (ventre distendu et relaché, seins énormes gonflés de lait), mais prêt à poursuivre vaillamment sa route avec moi.

Ce corps m'a été emprunté par les médecins : à la suite d'une maladie potentiellement mortelle, j'en ai été séparé, par un coma médicalement provoqué, puis brièvement quand je suis passée "de l'autre côté".

Cette expérience m'a recentré sur mon corps, ma vie, sur la brièveté de l'existence et de la necessité de ne pas la laisser perdre.
Mais; après quelques années, je suis retombée dans mon ornière habituelle, ma nonchalance, comme dirait domamido, ma flemmadise, dirais-je plutôt.

Et ce corps, je le déteste quelquefois, car il me jette à la figure mes torts, mes erreurs : s'il est ainsi, plus gros, n'est-ce pas parce que je le délaisse, l'oublie, lui et ses besoins ?

Et évidemment il vieillit, me monter les signes du temps qui passe (les rides, les cheveux blancs, les traits qui s'affaissent et la peau qui se fane), mais à moins que de courir inutilement après ses 20 ans, pourquoi ne pas l'accepter, ainsi que la maturité si chèrement acquise avec le expériences de la vie.

Ceci dit, je refuse de me laisser (trop) aller : je le bichonne, lui offre crèmes, gommages, masques et autres parfums.

Car ne faut-il pas vénérer sa maison, et l'entretenir au mieux ?

D'ailleurs, le voici, ce corps :

Mann-V-27.10.07.jpg
Il s'est un peu empaté, surtout depuis ces derniers mois, mais je ne désespère pas de revenir à de plus jolies mensurations (ici, on ne voit pas mon petit bedon, ni mes avant bras, beaucoup plus gros..).



Partager cet article

Repost 0

commentaires