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Samedi 29 mars 2008
J'essaye depuis quelques mois de maigrir.
Ou plutôt, je décide  dans ma tête, que je DOIS maigrir.
Il est vrai que ces kilos superfétatoires m'alourdissent et le corps et la tête.
Je me sens grosse, lourde, moche et vieille, enfin, pas toujours, je vous rassure : surtout quand je me regarde le matin dans ma glace (en pied, elle ne m'épargne aucun de mes bourrelets), le pire restant mon ventre, qui se ballonne et gonfle à la moindre contrariété (et même sans contrariété, d'ailleurs).

Donc, régulièrement, je me mets au régime, pour recraquer de plus belle quelques jours après.
Et je me lamente, me fustige d'être aussi faible, incapable de tenir mes résolutions.

Donc, avec le nouvel éclairage que j'apporte à la vie, je me suis regardée et qu'ai-je vu ?
Une petite fille, malheureuse et chamboulée en ce moment  et qui, en plus, veut plier son corps (qui n'en demande pas tant) à sa volonté.

D'abord, pourquoi ai-je ainsi grossi ?
Parce que rien n'est innocent : si je grossis, c'est que je le veux, consciemment ou pas.
Parce que je ne grossis pas toute seule : augmentation ou changement de nourriture, troubles de l'assimilation de celle-ci, arrêt de toute activité physique... les causes sont multiples.

Il est tellement facile de se plaindre d'une cause extérieure à soi (les hormones, ma chère dame) alors que nous somatisons ce que nous ressentons.

Si je grossis, est-ce pour me protéger, en m'enrobant de graisse, pare-chocs interposé entre moi et le monde extérieur ou est-ce pour m'imposer (je prends plus de place, ainsi "gonflée"), montrer que je suis là ?
Ce peut être aussi parce que la petite fille ne se trouve pas belle et veut le prouver au monde extérieur : "regardez, je suis moche, donc j'ai raison de me trouver moche", en témoigner à la vue de tous.
Sans parler du "vous voyez, je suis faible, je n'y arrive pas", qui déplaît fortement à nos conjoints qui ne comprennent pas, et notre volonté de maigrir, et notre appétit pour le saucisson (ou les gâteaux, ou... tout ce qui fait grossir).
Toutes deux sont des témoignages d'auto-dénigrement, d'auto-destruction.

Il est d'ailleurs symptômatique que tout ce gras soit focalisé sur mon ventre, siège traditionnel de la sérénité et de l'équilibre par la médecine asiatique (siège du hara) et possédant une importante colonie de neurones (à tel point que ce système nerveux entérique est considéré maintenant comme un second cerveau par les scientifiques)
Cela témoigne donc que mon équilibre intérieur est donc compromis, ce que je ressentais d'ailleurs depuis longtemps.

Donc maintenant,  j'ai décidé je fais des affirmations positives que je verbalise à haute voix  (quand je suis seule, je vous rassure) : je suis belle, mince, même si je ne le crois pas.
Car ainsi, je remonte dans mon estime, car il est vrai que penser "positif" vous élève.
Et le "même si je ne  le crois pas" me permet de parler vrai : en ce moment, je ne me sens pas belle, même si je le suis certainement quand même.
Ainsi, je bannis toute formulation négative du style "je ne ... plus", l'esprit ne retenant pas la négation mais le sujet (le "je ne mange plus des cochonneries" est enregistré comme "je mange des cochonneries").

De  même, je ne me projette plus dans le futur (je vais...)  : ce que j'affirme , je le fais dans le présent, dans l'instant,

Je ne doute plus non plus de moi : exit les je vais essayer , témoins inconscients d'un échec programmé (je sais que je ne suis pas capable d'y arriver, donc je me contente d'essayer).

Et je reste à l'écoute de mon corps et n'essaye plus de le contraindre par la  force de mon esprit (ah ! les redoutables je dois, je veux, il faut ...).
Corps et esprit ne font qu'un et ils doivent "marcher" ensemble, sans que l'un prédomine sur l'autre.

C'est d'ailleurs ce que disent toutes les méthodes un tant soit peu sérieuses pour maigrir : attendez d'être prêt (mais je le suis toujours... et jamais).
J'ai juste trouvé (pas toute seule, je vous rassure) une autre formulation : aidez-moi à maigrir, si c'est juste.
(ce pourrait être aussi "si c'est bon pour moi") adressée comme une prière à, quoi au juste ? la vie ? le monde ? l'univers ? je ne sais au juste, mais certainement pas à une déité quelconque.
Simplement, je m'en remets à mon corps pour savoir ce qui est bon pour lui, sans vouloir cette fois le contraindre ou le forcer.
Car telle est la force première de la prière, reprise d'ailleurs par toutes les religions.

En attendant, je viens de courir/marcher une demi-heure ce matin, en profitant du soleil eet du beau temps, l'esprit vide, en communion avec la nature.
Car je me mets au jogging, tout doucement, à mon rythme de débutante.
Je ne dis plus ce que je vais faire, je le fais, tout simplement.

Bonne journée...

par Cybione publié dans : Régime, vous avez dit régime ? communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 28 mars 2008
J'ai continué cette semaine mon éveil spirituel.

C'est fou !
Tout se télescope à vitesse grand V, tourbillonne dans ma tête et dans mon corps, mélange de coïncidences (voir mon précédent article) et d'expériences plus ou moins subies faisant office d'exemples.

J'étais dans un tel état de chamboulement intérieur qu'il m'étais impossible, tant que je n'avais pas réajusté pa pensée, d'écrire quoi que ce fût.

D'un seul coup, tout s'ordonne autour de moi, s'agence, prend un sens.
Ma conscience s'ouvre et je prends conscience (réellement  conscience) de ce que mes proches me disaient depuis toujours.
Tout cela apres un long cheminement de toute une vie, il est vrai, mais surtout apres quelques discussions.

Vous allez me dire "ça y est, elle est timbrée..." et je reconnais que, même à moi, cela paraît très bizarre, cette évolution presque instantanée.
C'est comme si j'avais attendu ce coup de pouce depuis toujours, que je "reconnaissais" dans mon corps même la justesse de ces [préceptes ?], [conseils ?], [pistes de vie ?] je ne sais quoi, faute de terme approprié.

Car il ne s'agit pas de choses qui me sont imposées cette fois, que ce soit par la société, la famille, la religion et que sais-je encore, mais que je reconnais comme faisant partie intrinsèquement de moi.

C'est une sorte de réajustement de mon mode de pensée, dont les bases sont d'ailleurs celles de toutes les religions, hors de tout dogme ou tentative de contrôle politique.


Un exemple :  je mets en ce moment en application quelques préceptes de base (ce que je faisais auparavant, mais de manière brouillonne et incomplète) :

- que ta parole soit impeccable
Tu dois parler vrai, autant envers toi, qu'envers les autres; pense réellement ce que tu dis, et évite toutes médisance, envie ou autre influence négative.

- ne réagis à rien de façon personnelle
Oh ! c'est le fondement même de toutes mes réactions... et de mes maux et cette simple constataion a fait beaucoup pour moi;
En effet, je prenais "pour moi" toutes les remarques de cher et tendre (vous savez, celles du style "on ne trouve jamais rien ici", "c'est le b...." et autres "gentillesses" qui en fait ne m'étaient pas destinées mais concrétisaient sa frustration de ne pas trouver ce qu'il cherchait).

- ne fais aucune supposition
Il faut vivre dans l'instant, et non dans un futur hypothétique.
Sinon, les suppositions génèrent de l'angoisse (tous les "et si..." ) et pompent votre énergie...  laplupart du temps pour rien.

- tu fais toujours de ton mieux.
Cette dernière maxime est à mes yeux la plus importante ; elle ne veut pas dire qu'il faut que tu fasses de ton mieux, mais que quoique tu fasses à un instant I, tu le fais du mieux qu'il t'est possible à ce moment.
Tu ne dois donc pas culpabiliser si tu ne fais pas parfaitement quelque chose, contrairement à ce qui nous a été inculqué depuis l'enfance (du style "ce qui doit être fait doit être bien fait").

Personnellement je souffre d'un perfectionnisme qui me pourrit la vie (et celle de mes proches) : je veux tout controler, les autres et moi-même, afin qu'aucune faute ouerreur n'intervienne, et n'y arrivant pas (évidemment !), je me fais souffrir.

Ainsi, depuis l'annonce de ma prochaine mutation, j'avais l'impression qu'un ressort s'était cassé en moi.
Moi qui aime mon travail n'arrivait plus à m'y mettre, ni à le faire convenablement : je passais deux fois plus de temps pour un même résultat.
Simplement, j'avais été ébranlée par cette annonce et avais besoin de récupérer.
Le simple fait de le verbaliser, de me dire que j'étais malheureuse et que c'était normal m'a suffit à me "guérir".
Mon entrain revient aujourd'hui, ma motivation, surtout, et je me rends compte que j'avais accumulé les erreurs (qui me sautent littéralement aux yeux) pendant cette période.

J'ai beaucoup travaillé sur moi, de manières différentes, à tel point que je me sens autre, plus sereine.

Et ce n'est que le commencement !



par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 26 mars 2008
Cette recette de foie gras m'a été donnée par une collègue ; elle est inratable, rapide et facile.

Prendre un bon foie gras frais, le dénerver.
Pour cela,  il y a 3 façons :
- la puriste, avec le dos d'une petite cuiller pour suivre (et enlever) les filaments veineux,
- la mienne : prendre à pleines mains le foie, le "casser" et récupérer les déchets en tirant dessus -doucement- ,
- la plus facile (celle de ma collègue) : découper le foie frais avec une lyre (= un fil à couper le beurre) : la lyre coupe le foie mais pas les vaisseaux qui sont ainsi tirés hors des tranches.

Disposer le foie dans une terrine.
Si vous avez fait des tranches, vous pouvez les empiler en intercalant entre chaque tranche du poivre moulu , ou un mélange moulu  5 baies afin d'obtenir des motifs transversaux.

Salez, poivrez, et si vous le voulez, agrémentez le goût avec un peu d'alcool parfumé (cognac, armagnac, madère, loupiac...) mais sans en metter de trop : 2 ou 3 cuillers à soupe suffiront pour un alcool fort, 5 ou 6 pour du vin blanc.

Fermez la terrinne et mettez au four micro-ondes à puissance maximale ("normale", pas flash) 2 minutes, pas plus.
N'ouvrez pas la terrine, entreposez-la au frais 24 heures minimum et dégustez : vous aurez devant vous un somptueux foie gras mi-cuit, à servir avec un pain aux figues.

Vous m'en direz des nouvelles !

Et pour slim-data, cet aliment à un indice SD tout à fait correct.

par Cybione publié dans : Mes recettes communauté : Réquilibrage alimentaire
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Mercredi 26 mars 2008

Dimanche dernier, j'ai fait un repas de fête, vite fait bien fait :

- foie gras
- tatin fine de pores au parmesan
- émincé de bieuf aux oranges et au miel
- tarte tropézienne.

Tout était facile à faire et réussi (sauf ma tropézienne pour laquelle je n'ai pas encore trouvé la recette de brioche idéale.

Voici donc ma recette de tatin de poires au parmesan.

Pour une tarte (6 personnes), il faut :
- un rouleau de pâte feuilletée pur beurre
- 6 poires conférence
- 1 sachet de parmesan.

Epluchez et émincez les poires puis disposez-les en rosace dans un plat à tarte préalablement parsemé de quelques noix de beurre.
Saupoudrez de 4/5 cuillérées à soupe de sucre, puis mettez sur feu doux pendant 1/2 heure afin que les poires rendent leur jus et caramélisent légèrement (ne pas déranger l'agencement des fruits dans le moule).
Poivrez les poires et saupoudrez-les avec le parmesan et laissez attendre le temps que le four chauffe à 175° à chaleur tournante.
Quand le four est chaud, recouvrez la tatin avec la pêta feuilletée en rentrant le bord dans le moule et en découpant une petite cheminée au milieu.
Enfournez une 1/2 heure : le gâteau doit être doré et le fond caramélisé.

Servez chaud.

Bon appétit !

Ce plat salé sucré est déliceux et très fin.
La pâte feuilletée, non détrempée dans cette recette, reste très fine et croustillante.
Certes, il n'est guère diététique, mis est tellement bon, et simple !

par Cybione publié dans : Mes recettes communauté : Réquilibrage alimentaire
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Lundi 24 mars 2008

En ce moment, je vis dans un univers convergent qui me fait dire que les coïncidences n'existent pas.

Depuis quelque temps, je suis à la recherche de quelque chose que je ne saurais nommer.
Un besoin de grandir, m'élever, me comprendre peut-être.

Depuis l'an dernier, j'avais acheté des ouvrages divers et variés sur la psychologie apppliquée : ouvrages, pas vraiment de développement personnel, mais plutôt d'approche des autres et de moi-même.

Ces ouvrages étaient venus à moi : je ne les cherchais pas, mais en regardant les offices des librairies et en lisant les quatrièmes de couverture, certains m'avaient interpellée.

Le premier fut Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Venus, que, lors de sa sortie en librairie. j'avais scruté d'un regard un peu méprisant.
Et en le lisant, je me suis aperçue que ses conseils de bons sens et  qui semblent couler de source, eh bien ne l'étaient pas tant que ça.
Ils m'ont aidé (au bout de presque 30 ans de vie commune !) à mieux comprendre mon homme et ses mécanismes "de base"  (exemple : j'en étais encore à croire qu'il me faisait la tête alors qu'il n'avait simplement pas envie de parler. Manque flagrant de confiance en moi, certainement).

Je dois dire que je fuis les ouvrages de  psychologie théorique, ne me reconnaissant pas dans toutes ces théories plus ou moins... théoriques.
L'esprit humain est tel, que je ne pense pas que l'on puisse le quantifier ou expliquer son mécanisme de manière précise : les schèmes de pensée sont différents d'un  infdividu à un autre et obéissent à multidie de variantes.

De même, parallèlement, moi qui n'étais pas vraiment concernée par l'écologie et tutti quanti me suis mise à penser de manière plus "ouverte", moins égoïste. Sans tomber dans une obsession, j'essayais (et essaye) de vivre le mieux possible, pour moi et les autres.

Dernièrement, j'ai discuté avec une personne formidable, douce et charismatique qui, me voyant en plein désarroi (après l'annonce de la suppression de mon poste), m' a beaucoup apporté en me parlant.

Cette personne, de mon âge ou presque, a suivi sensiblement, il ya quelques années, le même éveil que moi.
Par contre, elle a lu maints livres et ouvrages divers, à en être obsédée (ce sont ses termes), et en a tiré une philosophie de vie basée sur la confiance en la vie (elle m'a d'ailleurs mise en garde contre ce type de recherche effrénée, où le pire cotoie le meilleur dans tous ces ouvrages de développement personnel).

Et en discutant avec elle de sa philosophie de vie, j'ai compris beaucoup de choses dont  son rayonnement, identique à celui de domamido, provenant de l'essence même de la personne qui l'émet et indiquant une confiance, une ouverture d'esprit, un manque de défiance envers son interlocuteur.

Elle m'a donné des clés et des moyens (enfin, ceux qu'elle utilise) pour combattre les idées négatives et rester dans la confiance.
Je les ai utilisés ce week-end et, miracle !
Baisse de mon stress et petits miracles au quotidien.

Par ailleurs, j'ai commencé à lire hier un livre du barefoot doctor que j'avais trouvé il y a quelques semaines, en  promo dans un supermarché en faisant mes courses : on y parle des mêmes techniques d'affirmation de positivité que celles qui m'avaient été conseillées...

Comme quoi le monde est petit, et les coïncidences me ramènent toutes au même endroit : faire confiance à la vie.. et à moi.

Et SURTOUT, arrêter de vouloir tout contrôler !

Ce que je demande au plus profond de moi.

par Cybione publié dans : Sur le chemin de l'éveil communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 21 mars 2008

Ma chère mamido m'ayant taguée, je me résouds donc à répondre.

Voic donc pour rappel les règles du jeu :

- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué.

domamido.m6blog.fr

- Mettre le règlement sur votre blog.

c'est fait

- Mentionnez six choses, habitudes, tics non importants sur vous-même.

Je me mordille souvent les peaux des lèvres, que j'ai sèches.

J'ai des cheveux épais et frisés, qui font mon désespoir.

Je me parfume (et me maquille) tous les jours.

Je suis une lectrice boulimique.

J'adore les bonnes choses de la table : manger, boire et donc cuisiner

 

- Taguez six personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien.

Je ne connais pas 6 blogs de copains/copines, donc ça va être dur.

 

- Avertir directement sur leur blog les personnes taguées...

Ca viendra un jour.

 

A ton tour ! Bon courage !

par Cybione publié dans : Les tests de Sylvaine... et des autres
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Jeudi 20 mars 2008
Mon poste sera supprimé à la rentrée prochaine.
Donc retour dans le mouvement  des mutations pour aller... où ?
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Les chapitres de ma vie
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Jeudi 20 mars 2008
Quand j'entend toutes les belles paroles distillées sur l'air de "tout va très bien, Madame la marquise", j'en arrive à être révoltée, voire révulsée par leur contenu.

Certes, un pays, comme toute strucuture économique a besoin d'un équilibre économique et financier (quoiqu'un résultat équilibré  ou bénéficaire ne soit pas le top, économiquement parlant), mais pourquoi faire autant de démagogie ?

Parlons de la baisse du nombre de fonctionnaires : savez-vous que l'impôt sur le revenu coûte plus cher en termes de personnels que les sommes qu'il engrange ?

Cependant, le supprimer serait du plus mauvais effet : il est considéré, à tort, comme l'impôt le plus équitable par les français, car touchant tout le monde.
Que nenni !

Certes, les revenus des salariés sont tous taxés (mais quid des stock options ? je me pose la question...), car vérifiables et quantifiés, mais savez-vous que les revenus de certains contrats de capitalisation (et là, je ne parle pas de vos "petits" livrets d'épargne, mais de contrats présentant des centaines de milliers, voire des millions d'euros) ne sont pas déclarables et donc taxables ?

 Les revenus non prélevés de ces contrats se capitalisent : ils intègrent le capital initial et génèrent des intérêts, donc ils ne sont plus considérés... comme des revenus.
Comme c'est pratique !
Ainsi les grosses fortunes ne pouvant dépenser tous leurs revenus.. ne sont pas taxées sur la part non dépensée.
Car évidemment, ce ne sera pas le français moyen, ramant pour boucler ses fins de mois, qui sera l'heureux possesseur de tels contrrats.

Et ceci n'est qu'un exemple parmi la foule des exceptions listées (voir le mode d'emploi de la déclaration d'impôts).

L'argent va à l'argent, et les plus riches - qui tiennent aussi les rênes du pouvoir, officiel ou occulte - "font" les lois qui les arrangent.
Et laissent les petits payer à leur place.

Alors quand j'entends notre président qui parle d'aller à la chasse des prix abusifs, qu'il commence par montrer l'exemple, ne serait-ce que sur les produits pétroliers.

Ceux-ci sont taxés par le gouvernement à 62 % 
Ainsi, un litre d'essence "coutant" 0.50 € (prix du baril + marge des intermédiaires et distributeur)  sera payé par vous 1.32 €., soit 0.82 € de taxes.
Si le prix du baril augmente de 10%, le litre coutera 0.55 € mais vous sera facturé 1.45 €, soit 0.90 € de taxes : celles-ci augmentent donc en même proportion que le prix de l'essence et 8 centimes d'euros d'augmentation n'est pas un montant négligeable (il correspond à plus de 50 centimes de notre franc défunt)

Dans ce cas, il serait plus logique de fixer une taxe fixe, moins pénalisante pour le consommateur, mais moins productive pour l'état.

Hélas, je ne suis qu'une ménagère de plus de 40 ans, ne connaissant rien à l'économie et n'ayant pas fait l'ENA ...
Qui m'écoutera ?




par Cybione publié dans : Coups de gueule communauté : Vive le désordre !
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Mercredi 19 mars 2008
... et je déprime.

Je fais partie de ces milliers d'invisibles de l'Education nationale, et cet après-midi avait lieu la commission devant décider de mon sort (ou plutôt de celui de mon poste).
Théoriquement, je devrais être nommée sur un poste dans un rayon de 35km, mais étant donné que plusieurs autres postes sont supprimés dans le coin, j'en doute fortement.

Après 7 ans de galères, à travailler à une heure de route de chez moi, pour un salaire bas (900 € nets, 200 € de frais de gazole déduits), j'avais enfin intégré à la rentrée dernière un poste près (17km) de chez moi : le rêve !

Hélas, notre bon président a décidé la réduction du nombre de fonctionnaires, réduction faite sur des bases pour le moins tordues : moins d'élèves = moins de personnels.

Certes, sur le papier, mais le travail reste le même : mes collègues agents d'entretien ont le même nombre de classes à nettoyer, mes collègues comptables, le même nombre de factures à traiter, mes collègues secrétaires les mêmes tâches à effectuer.

Evidemment, il y avait,  il y a quelques années (longtemps), pléthore de fonctionnaires qui, certes, ne travaillaient pas tous suffisamment.

Mais cette période est bien révolue, heureusement, d'ailleurs car c'était démesuré.
La structure dans laquelle je travaille aura été réduite de 50 % en 5 ans si cette suppression est confirmée.
Ne me dites pas que ces collègues ne travaillaient qu'à 50 % de leur capacité, sans parler de l'accroissement des diverses enquètes et autres tâches dont ils sont bombardés !

Un autre scandale : l'Education nationale, administration faite pour transmettre le savoir... n'est pas capable de former, voire simplement préparer ses personnels à leurs futurs postes.

Oh, je ne parle pas des professeurs, classe phare de cette administration et choyée par elle.
Eux sont en première ligne, visibles de tous, privilégiés aux niveaux salaire et horaires (17 heures par semaine, si l'on ne compte pas les heures de correction faites à la maison), et ne se privent pas d'utiliser leur influence -et leur nombre- pour transmettre leurs revendications.

Non, je parle de ces petites mains, souvent méprisées par les enseignants (nous sommes souvent considérés comme des inférieurs par eux, ne méritant pas de salut mais récipendaires de toutes leurs revendications), qui font tous les travaux administratifs.

Quand un secrétaire (adjoint administratif ou secrétaire administratif de grade plus haut) est nommé sur un poste, il ne découvre qu'à sa mutation si c"est un poste de secrétariat ou de comptabilité.
Je connais des collègues haïssant la comptabilité, n'y comprenant rien (car c'est un métier pointu) parachutés du jour au lendemain sur un poste comptable sans formation préalable pour avoir voulu se rapprocher de leur domicile

Car nous prenons notre poste avec, dans le meilleur des cas, un ou deux jours passés en compagnie de la personne que nous remplacerons.
Et comme les mutations se font le 1er septembre, c'est toujours dans l'urgence qu'il faut commencer.

Ainsi, j'ai remplacé une secrétaire de proviseur de lycée professionnel en arrivant comme une fleur sur un poste dont je ne connaissais rien, sans savoir officiellement ni ce qu'il ya avait à faire, ni ce qui avait déjà été fait pendant les vacances et découvrant un logiciel très compliqué de gestion d'élèves dont j'ignorais tout.
Heureusement, le réseau des collègues joue, à condition d'en avoir un : je plains les nouveaux arrivés !

Les formations aux logiciels existent, mais elles se font dans le meilleur des cas quelques mois après la rentrée.
Et je ne parle pas de formation ciblée sur un poste : ce serait rêver !
Alors que toutes les autres administrations forment leurs personnels avant la prise de fonction, ce qui est logique.

Voilà le quotidien des administratifs qui font tourner la machine, humbles mécaniciens non reconnus, et dont tout le monde se fout.
Les professeurs et élèves manifesteront pour la suppression de postes de professeurs, rarement pour celui d'un administratif : on ne les voit pas, on ne les entend pas.
Un professeur m'a même demandé "mais vous avez beaucoup de travail ?" sous-entendant que la suppression n'était peut-être pas catastrophique, et que je faisais rien de la journée.
Qu'il prenne ma place, pour voir !

Le public critique (et envie) également les vacances (tronquées, car nous effectuons de permanences) dont les fonctionnaires "E.N." bénéficient.

Mais ils ignorent que depuis la loi sur l'ARTT , nos heures sont annualisées : 35 heures par semaine X (52 semaines - 5 semaines de congés) - les jours fériés = le même nombre d'heures que dans le privé.

Et nous compensons avec des semaines de 40, 42 heures suivant le nombre de jours de vacances prévus.

J'ai travaillé dans une structure avec des collègues d'autres administrations qui faisaient le même travail que moi, avaient autant, voire plus de congés que moi et étaient payés beaucoup plus que moi (150 € en moyenne) à ancienneté et grade équivalents.

Car tous les fonctionnaires ont le même traitement de base, mais des primes supplémentaires - et différentes- sont allouées par chaque administration.
Et, lors de la mise en place initiale des primes, celles-ci furent inférieures, puisque compensées par des vacances suppémentaires.
Vacances qui n'existent plus puisque les heures des fonctionnaires administratifs ont été légalisées et sont devenues identiques pour tous, sans que rien ne change au niveau rémunérations.

Là, les syndicats n'ont pas joué : évidemment puisque les horaires des  professeurs n'étaient pas touchés.
Ils faut dire que nous ne représentons qu'une part infime des personnels EN.

Actuellement, les media relaient les mouvements de grève, mais parce que tous les corps sont touchés, et que donc les professeurs (qui ne vont pas se laisser faire) vont jeter toutes leurs forces dans la bataille.

Ceci dit, je ne sais pas ce soir ce que je deviendrai.
Peut-être aurai-je une bonne surprise demain... mais j'en doute.

Bonne nuit.
Je vais essayer de dormir.
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Les chapitres de ma vie
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Lundi 17 mars 2008

Samedi fut une de ces journées où l’on regrette le soir de s’être levé le matin.

Vous connaissez sûrement ce genre de journée caractérisée par une accumulation de déboires, tracasseries et autres contrariétés, culminant avec le lâchage de notre super-méga réfrigérateur (rempli, évidemment, sinon ce n’aurait pas été drôle).

Le réparateur, appelé en urgence, nous a confirmé que « le moteur avait lâché et que ce ne valait pas le coup de le réparer , la réparation coûtant aussi cher qu’un frigo neuf.

Quoi ! Un appareil électroménager, acheté cher car de marque, n’a plus que 10-15 ans d’espérance de vie, le reste (s’il y en a) étant du bonus.

Où sont nos appareils qui duraient 20-30 ans ?

Au bout de 13 ans, je dois m’estimer heureuse qu’il ait fait autant d’usage.

De quoi vous dégoûter d’acheter ce qui semble être de la qualité !

A moi, maintenant, les prix les moins chers : la durée de vie sera identique.


murphy.jpgBref, pour en revenir à mon propos, ce fut un jour où la loi de Murphy (autrement appelée « loi de l’emmerdement maximum » a joué à plein.


Vous connaissez certainement cette loi, qui dit que « tout ce qui peut aller mal ne peut qu’aller mal »,  et dont la démonstration classique est la tartine qui tombe toujours du côté beurré/confituré/miellé ?

 

En réalité, il s’agit d’un corollaire de la loi de Murphy « S'il y a plus d'une façon de faire quelque chose, et que l'une d'elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu'un pour le faire de cette façon »,

appelée la loi de Finagle « Si quelque chose de mal peut se produire, cela arrivera. »

dans son corollaire le plus pessimiste « S'il y a la moindre possibilité que ça rate, ça ratera ; s'il n'y en a aucune, ça ratera quand même ».

 

Quant à la loi de l’ememerdement maximum, il semblerait qu’elle soit bien antérieure à ces formulations et soit d’origine militaire « s'il y a une faille dans un plan de bataille, il y a de grandes chances pour que l'ennemi l'exploite ».

 

Le plus drôle est que toutes ces lois empiriques (et bien d’autres) ont été étudiées mathématiquement !
par Cybione publié dans : La vie quotidienne est un long fleuve pas toujours communauté : Vive le désordre !
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