En dehors de la polémique sur le nombre d'heures de travail (le même que dans le privé pour 35 h hebdo), les vacances fréquentes (prises en ARTT), je me suis demandée (avec l'aide de mon "guide") pourquoi ces remarques m'atteignaient autant.
Eh bien, simplement, parce qu'elles sont le reflet exact de celles que j'assénaient quand je travaillais en tant qu'indépendante (entre 8 et 14 heures par jour, 5 à 7 jours par semaine, sans vacances annuelles : vous voyez, je sais aussi ce que c'est).
Et comme tout nous revient dans la figure.... c'est mon tour.
Car, comme tout le monde, je suis bourrée de préjugés ; bien que j'essaie de ne pas en avoir, ceux inculqués pendant mon enfance par mon entourage, puis matraqués par amis, média ou proches ont fait également leur chemin dans la tête.
Et ils forment autour de chacun de nous un carcan qui nous empêche simplement de vivre, au même titre que toutes les régles inutiles dans lesquelles nous avons été élevé(e)s.
Carn à bien y réflechir, à quoi servent tous ces "il faut", "il ne faut pas", "on doit" dans la majorités des cas ?
A part ceux (extrèmement rares) relevant de la santé (se laver les mains) ou de la sécurité (ne pas se pencher à un balcon...), ils relèvent d'un savoir-vivre le plus souvent suranné et hypocrite, ou d'une habitude jamais remise en question.
Attention ! Je ne remets nullement en cause les règles minimales de la vie en société, mais de toutes ces règles désuètes que nous suivons et reproduisons sans en comprendre le sens, ou le but.
Qui est capable maintenant de dire pourquoi le pain ne doit pas être retourné sur une table ?
Et pourtant dans nombre de familles (dont la mienne : cherettendre le remet systématiquement à l'endroit), on continue de pratiquer cette règle dénuée de tout sens.
Tiens : je lance un concours : décrivez-moi la règle la plus "bête" à laquelle vous vous pliez dans votre vie quotidienne (pour moi, c'est fait !) et comparons nos habitudes...
Et pour en revenir à mon "éveil", maintenant quand quelque chose me dérange, m'insupporte voire me fait "criser", au lieu de démarrer comme une furie, j'essaie maintenant de comprendre ce qui me gène (d'où ma réflexion ci-dessus).
Parce que tout a une raison dans la vie; à nous de vouloir la trouver ou de continuer à vivre dans notre ornière avec nos oeillères.
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